Otages sud-coréens : Séoul dans l’embarras






Séoul-Agences


Le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Song Min-Soon a affirmé hier que Séoul n'avait pas eu d'autre choix que de négocier avec les talibans pour obtenir la libération des 19 otages sud-coréens retenus en Afghanistan, car leurs vies étaient en jeu.


L'accord passé entre Séoul et les islamistes, qui a conduit à la libération mercredi et jeudi des 19 otages sud-coréens retenus depuis six semaines, a suscité réserves et critiques de la part de Kaboul et de la communauté internationale.


"Le gouvernement s'est efforcé de trouver le juste milieu entre les normes et les coutumes internationales concernant ce type de problème et le devoir absolu que nous avions de sauver les vies des personnes", a expliqué Song devant la presse au retour d'un voyage au Moyen-Orient et en Russie.


"La communauté internationale comprendra bien cela", a-t-il estimé.


Song a par ailleurs démenti le versement de toute rançon: "Rien de cela n'est arrivé", a-t-il affirmé.


Des voix se sont élevées en Afghanistan, mais aussi à l'étranger, ou dans la presse, pour évoquer l'hypothèse d'une rançon. Le quotidien nippon Asahi Shimbun a ainsi affirmé que Séoul avait déboursé 2 millions de dollars.


Selon Séoul, l'accord a simplement consisté à réaffirmer un engagement que la Corée du Sud avait pris avant la prise d'otages: le retrait, avant la fin de l'année, de son contingent de 200 soldats au sein des forces internationales en Afghanistan. Elle a aussi promis d'interdire à ses ressortissants missionnaires chrétiens de se rendre en Afghanistan.


Au nombre de 23 au départ, ces évangélistes sud-coréens avaient été enlevés le 19 juillet, dans le sud de l'Afghanistan.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com