C.A.: Une victoire, mais des incertitudes !






Les Clubistes n’ont finalement pas dérogé à la règle établie depuis la saison dernière. Ils ont effectivement peiné avant de glaner les trois points du succès. Un succès qui a mis du temps, beaucoup de temps avant de venir libérer responsables, staff technique, joueurs et public.


 


Surtout ce public venu comme à l’accoutumée soutenir ses favoris et les pousser à se surpasser afin de dompter un adversaire qui ne s’est pourtant pas présenté en victime expiatoire, encore moins venu chercher à limiter les dégâts. Tarek Thabet aurait en effet présenté une formation équilibrée, avec essentiellement  deux fers de lance, en l’occurrence Gammoudi et Bouchaâla, vifs et assez mobiles qui ont donné du tournis à l’arrière-garde des Rouge et Blanc, tout en fixant les deux excentrés, Souissi et Amri.


Une tactique qui a failli par ailleurs désarçonner un ensemble clubiste habité par cette crainte, naissante et de plus en plus oppressante, de gaspiller encore des points précieux devant un de ces adversaires de moindre envergure.


Les protégés de Ben Chikha ont pourtant abordé la rencontre en conquérants, dans la peau de favoris en puissance, essayant d’assiéger leurs vis-à-vis dans leur propre zone, ce qui explique leur précipitation au cours des minutes initiales et leur «entêtement» à en finir le plus tôt possible.


Résultante logique de cette obsession, ils ne sont parvenus qu’en de rares occasions à mettre en péril la défense des visiteurs, puisqu’on n’a noté au cours de cette période que deux tentatives, dont l’une sur balle arrêtée.


Enhardis par la «légèreté» de l’armada de Bab Jedid, les Gabésiens vont procéder par des contres, une arme qui peut souvent s’avérer payante, surtout lorsqu’on possède deux hommes de pointe de la trempe de Yassine Bouchaâla et Maher Gammoudi, lesquels allaient semer le doute dans certains esprits grâce à la vivacité du premier et l’opportunisme du second.


La meilleure opportunité qu’on a enregistrée fut, aussi paradoxal que cela puisse paraître, à l’apanage des Sudistes  lorsque Bouchaâla a brûlé la politesse à son ange-gardien pour venir titiller Adel Nefzi et parvenir même à le battre d’une pichenette, mais le but a été sauvé grâce au retour en catastrophe de Anis Amri renvoyant la balle juste sur la ligne.


Une chaude alerte qui aurait pu mettre la puce à l’oreille des défenseurs clubistes et les pousser à faire preuve de plus de vigilance, mais au contraire Hichri et Amri vont s’empêtrer au point de commettre l’irréparable.


Menés au score une première fois après le penalty de Rhouma, puis une  seconde fois à la suite de la splendide reprise de Bouchaâla, les Clubistes ont trouvé toutes les peines du monde afin de revenir dans le match grâce notamment à l'incorporation de Sellami dont l’entrée aurait permis à Wissem Yahia d’être libéré et d’avancer d’un cran pour créer le surnombre et peser sur la défense adverse.


Abdelhak Ben Chikha ne s’y est pas trompé lorsqu’il a estimé, à la fin des débats que «l’important était de glaner les trois points de la victoire, le meilleur moyen de continuer à travailler dans la sérénité et la quiétude. D’autant que les joueurs ont fait preuve d’une grande maîtrise de soi et d’une force de caractère louables. Certes , beaucoup de travail reste à faire, mais ça viendra avec le temps et l’adaptation des nouvelles recrues».


Pour conclure, disons qu’on est entièrement d’accord avec le technicien clubiste concernant l’importance du succès de samedi dernier, quant à la force de caractère, eh bien ça reste à prouver en d’autres circonstances...


 

Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com