Karim Hagui: «Réussir notre mission»






* On a beaucoup parlé de votre éventuel transfert dans un autre club et, finalement, vous êtes resté à Leverkusen. Que s’est-il passé au juste?


Il s’agit tout simplement de quelques contacts qui n’ont pas pris une tournure officielle. A l’inter-saison , il y a toujours des propositions plus ou moins intéressantes qui arrivent, mais il faut toujours opter pour le meilleur choix. C’est pour cette raison que j’ai décidé de continuer à Leverkusen, d’autant plus qu’avec le Bayer j’ai acquis de l’expérience et le club est régulièrement présent en coupes européennes. Ceci dit, je ne vais sûrement pas passer toute ma carrière ici et tout dépendra de mes prestations, des offres et de mes objectifs.


Sami Khedhira, un tuniso-allemand, a remporté le titre avec Stuttgart.


 


* Pensez-vous pouvoir faire de même avec Leverkusen?


Je ne connaissais pas notre compatriote Khedhira avant et je l’ai juste croisé sur les terrains avant de mieux le connaître. Je suis très content pour lui car il a été l’un des artisans de la consécration des siens et on le considère déjà comme un futur grand patron de l’E.N. allemande puisqu’il vient d’être retenu avec la Sélection. J’espère de tout mon cœur remporter un titre avec mon club actuel, mais une telle réussite dépendra de plusieurs facteurs dont essentiellement l’effectif car, pour battre tous les autres, dont le fameux Bayern de Munich, il faut disposer d’une armada de bons joueurs.


 


* Les Aigles de Carthage vont disputer aujourd’hui leur dernier match en éliminatoires face au Soudan. L’équipe est-elle prête pour ce rendez-vous et le considérez-vous comme étant important malgré le fait que seule la première place est en jeu ?


Tous les matches officiels sont importants, dont celui de ce soir contre le Soudan. Il est vrai qu’il n’y aura pas un enjeu décisif car la qualification pour la CAN 2008 est assurée pour les deux équipes, mais ce match ne manquera pas d’intérêt, surtout pour nous. Nous sommes les champions d’Afrique 2004 et l’un des traditionnels favoris à chaque édition et notre réputation exige de nous un comportement honorable aux éliminatoires. La première place du groupe nous intéresse beaucoup, aussi bien pour asseoir notre notoriété que pour confirmer notre suprématie par rapport au football soudanais.


 


* Justement, on parle beaucoup de ce football soudanais qui monte et qui est en train d’émerger également au niveau des clubs. Qu’en pensez-vous?


C’est une vérité et ça ne peut que faire du bien au football africain. Après le tirage au sort, on a estimé que la Tunisie n’aura affaire qu’à des adversaires de petit calibre.Or, on voit bien que le Soudan fait désormais partie des grands et sera présent à la prochaine CAN. Il est vrai que ce pays dispose de grands clubs redoutés en Afrique, mais un travail énorme a été fait avec leur sélection pour atteindre ce niveau.


 


* Cela veut dire que votre mission sera difficile tout à l’heure dans un stade disposant d’une ambiance bien particulière. Craignez-vous ces conditions qui favorisent votre adversaire?


Avec l’expérience dont nous disposons, nous n’avons pas à craindre de telles choses. Il s’agit, avant tout d’un match de football assez ordinaire à gagner et nous nous sommes préparés convenablement pour bien l’aborder en tenant compte de la valeur de l’adversaire. Nous sommes tenus à fournir un bon rendement et à faire preuve de maturité et de sang froid. Nous sommes habitués à jouer dans des conditions difficiles et ce ne sera pas un alibi pour ne pas se donner à fond. Nous avons une mission à accomplir, celle de garder notre première place et nous devons la réussir au Soudan.


 


Propos recueillis par Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com