« Trente » : A la mémoire d’une époque marquante et tous ses symboles !





C’est à partir de ce mardi que toute l’équipe technique et artistique de « Thalathoun » sera au studio. L’événement est le démarrage du tournage de ce film qui tente de lever le voile sur le vécu de trois figures mythiques de la société tunisienne : Mohamed Ali Hammi, Tahar Haddad et Abou Al Kacem Chebbi. C’est lors d’une conférence de presse que Fadhel Jaziri a esquissé en détails ce projet.


 


Enfin, le rêve de Fadhel Jaziri verra le jour ! Un rêve qu’il a intitulé tout simplement « Thalathoun ». « La STEG est heureuse d’accueillir toute l’équipe de ce film et les représentants des médias dans son amphithéâtre. Comme vous le savez La STEG a choisi depuis quelques temps de participer à sa façon dans la promotion de la culture en organisant une exposition de peintures signée par ses agents et une séance de dédicaces d’un roman publié par l’un de ses cadres. Aujourd’hui, La STEG s’est associée à l’équipe du talentueux réalisateur Fadhel Jaziri dans ce film qui sera certainement L’événement cinématographique de l’année» a précisé M. Othmane Ben Arfa, le PDG de la STEG dans son allocution de bienvenue.


Pour sa part, Fadhel Jaziri n’a pas raté l’occasion pour remercier tout le monde en commençant par le ministère de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine, la direction de l’Etablissement de la Radio et de la Télévision Tunisienne ERTT, la STEG, Tarak Ben Ammar, les comédiens, les techniciens…et bien sûr l’écrivaine Aroussia Nalouti qui a partagé avec lui l’aventure de l’écriture de scénario et du dialogue. «Quand on a présenté le dossier de ce film pour le comité de subvention au sein du Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, on n’a pas cru que ce rêve pouvait si vite voir le jour…Mais voilà que plusieurs parties se sont impliquées avec nous dans cette belle aventure qu’on espère qu’elle s’achèvera en beauté. «Thalathoun» est un grand défi pour nous, une responsabilité qu’on va assumer en tant qu’équipe. D’ailleurs, je peux signaler que les préparatifs pour le tournage de ce film ont commencé depuis mars dernier et qu’on a lancé plusieurs ateliers pour que tout soit prêt et bien fignolé. Un atelier de scénographie, un deuxième de confection de costumes, des répétitions quotidiennes avec les comédiens, un story –board…ont accompagné les différentes étapes de la préparation de ce film, marquées aussi par le lifting de l’ancienne centrale de la STEG, du côté de la Goulette, où s’effectuera le tournage. » a noté le réalisateur de ce film, en commentant les extraits de Story- board, les photos des comédiens, des techniciens, des répétitions et même les ateliers de confection des décors et des costumes qui ont été projeté exclusivement lors de cette rencontre avec la presse.


L’écrivaine Aroussia Nalouti qui était présente lors de ce point de presse a signalé de son côté que ce long métrage constitue un vrai défi et qu’il exige plus d’efforts pour pouvoir bien esquisser l’univers de ces trois personnages clés dans l’histoire de la Tunisie.


« Nous voulons dans ce film rappeler aux Tunisiens l’importance de ces figures emblématiques…Malheureusement, les Tunisiens ne connaissent pas bien Tahar Haddad, Mohamed Ali El Hammi et Abou El Kacem Chebbi. Généralement, les Tunisiens essayent de trouver leurs repères culturels dans d’autres littératures et cultures parce qu’ils n’ont pas une idée profonde et détaillée sur ces personnages qui ont fait la mémoire de la Tunisie. Nous devons en être fiers car nous sommes les ascendants et les héritiers de ces hommes inoubliables. Et c’est ce que nous cherchons à démontrer dans cette grande production cinématographique. Nous avons beaucoup cherché dans les détails et les petites histoires qui ont fait l’univers de ces légendes. C’était vraiment un travail délicat en l’absence d’écrits traitant de la vie de ces personnages. Nous cherchons à rappeler à la mémoire de toutes les générations une époque précieuse dans l’histoire de notre pays où les intellectuels ont contribué au renouvellement de la pensée... ces personnages peuvent servir de modèle pour les jeunes en quête de repères» a précisé l’écrivaine.


Côté histoire, ce film relate le combat de trois jeunes amis qui ont réussi à devenir de véritables symboles et même des légendes dans la société tunisienne : Mohamed Ali El Hammi, le fondateur de la première organisation ouvrière, son cousin Tahar Haddad, un vrai militant et défendeur des droits de l’homme et le précurseur du Code du Statut Personnel qui a appelé à la réforme du statut de la femme et le poète Abou El Kacem Chebbi qui a insufflé une nouvelle âme à la poésie tunisienne. Dans cette production, Fadhel Jaziri et Aroussia Nalouti ont cherché à dessiner la société tunisienne, entre 1924 et 1934, avec tous ses paradoxes.


Cette production dont le tournage démarrera le 18 de ce mois pour être clôturé le 25 novembre réunit une pléiade de jeunes comédiens dont la majorité sont des étudiants et enseignants de l’Institut Supérieur des Arts Dramatiques. A l’affiche de ce film, on trouve Ali Jaziri dans le rôle de Tahar Haddad, Maher Hafidhi dans le rôle de Chebbi, Walid Nehdi dans le rôle de Ali Douaâgi, Rami Haffana dans le rôle du «Zaim» Habib Bourguiba…. Notons qu’un story- bord signé par Lotfi Mahfoudh a été réalisé pour réussir les différentes étapes de ce film et que la post- production s’effectuera dans les laboratoires du groupe de Tarak Ben Ammar.


 


 Imen ABDERRAHMANI


 


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Le film en chiffres


 


 Les séquences du film seront tournées dans l’ancienne centrale de la STEG qui a été aménagée en studios de tournages avec 4 plateaux en intérieur et 2 plateaux extérieurs.


 


19 séquences seront tournées en extérieur dans les lieux suivants : Le Belvédère, La Médina de Tunis, Haouaria, Ichkeul, Jbal Ressas, Dougga, Tozeur, Aïn Drahem…


 


4 architectes décorateurs ont travaillé durant six mois pour la construction des plans de 48 espaces.


 


2 chefs costumiers, 5 assistants et 10 habilleurs ont travaillé durant cette période pour confectionner 4300 costumes qui répondent aux canons sociaux de cette époque.


 


Pour les comédiens, Fadhel Jaziri a fait appel à 211 comédiens et 500 figurants




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com