Basket Affaire E.O.G.K. – Moslem Hadded : Le tribunal administratif tranchera





Pour la large opinion publique sportive, l’évocation de fraude formulée à la fin de l’exercice écoulé par l’EOGK à l’encontre de l’entraîneur radésien, Moslem Hadded, fait désormais partie du passé et constitue une affaire classée. Tel n’est pourtant  pas le cas.


 


Après avoir formulé cette évocation de fraude concernant l’utilisation d’une licence technique dans une catégorie autre que celle dans laquelle l’entraîneur incriminé était qualifié, l’EOGK a vu sa démarche rejetée par la FTBB pour «vice de forme». L’appel interjeté  a connu le même sort.  Les arguments de l’instance fédérale ayant paru trop légers aux yeux des responsables goulettois, ces derniers ont opté pour le recours auprès du Comité national d’arbitrage sportif dépendant du CNOT. Mais comme la FTBB n’était pas affiliée à cet organisme, cette démarche fut infructueuse. Il ne restait donc pour les dirigeants goulettois, toujours aussi convaincus de la légitimité et du bien-fondé de leur requête, qu’à s’adresser au tribunal administratif, par le truchement d’un avocat. Et d’après une source goulettoise digne de foi, les chances d’obtenir gain de cause sont très sérieuses. D’ailleurs, le verdict sera prononcé  incessamment.


 


Et la FTBB dans tout ce méli-mélo?


La question que se posent maintenant les Goulettois, toujours selon notre source dirigeante, est la suivante: le récent conseil fédéral extraordinaire, au cours duquel il y eut amendement de plusieurs articles des règlements généraux de la FTBB, est-il en rapport, de près ou de loin, avec cette affaire. La question se pose avec d’autant plus d’acuité que la FTBB a choisi ce moment précis pour harmoniser ses statuts avec ceux du CNOT et cristalliser enfin son affiliation à  cet organisme, aux décisions duquel elle doit totalement se soumettre, comme le stipulent les articles 56 et 57, nouveaux, adoptés lors de ce CFE, tenu vendredi 7 courant.


Par ailleurs, un autre article nouveau lui aussi, le 242, affirmant que «l’évocation est irrecevable si la rencontre objet du litige se dispute entre deux clubs autres que l’association plaignante» a été adopté. A ce propos, le SG permanent de la FTBB, chargé de lire les articles à discuter, a clairement fait allusion à l’évocation de fraude formulée par l’EOGK. Cet article 242 prouve, du reste, que ce n’était pas le cas auparavant, le SG de la FTBB ayant omis au passage (volontairement ou non) d’évoquer l’article 232 stipulant que «lorsqu’un organisme de la Fédération a connaissance d’une fraude, d’une qualification irrégulière d’un licencié et plus généralement de toute circonstance relative à l’application des règlements, il doit saisir l'instance compétente. Celle-ci doit toujours statuer, même si elle estime n’y avoir lieu à décision nouvelle».


Une dernière question posée par notre même source et qui taraude les esprits de tous les Goulettois:  cette hâtive mise à niveau des statuts trahit-elle une méconnaissance des règlements ou... une mauvaise foi destinée à se dérober à leur stricte application?


 


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com