Carlos Cabral : «Il n’y a pas de titulaires inamovibles»





Les prémices d’un renouveau : tel est le premier constat du dernier EST - JS. Mais le coach brésilien Carlos Cabral n’est pas encore assez convaincu du volume du jeu de son équipe et estime que bien du travail l’attend encore.


 


Face à JS, et malgré la victoire, l’EST n’a pas trop convaincu et n’a bien joué que par intermittence. Comment l’expliquez-vous ?


La volonté de bien faire ne suffit pas. Certains joueurs ont tendance à en rajouter. Il y a du déchet dans le jeu. Après la pause, la manœuvre s’est améliorée. On a opté pour les passes courtes, un meilleur placement et surtout une meilleure circulation de la balle. En football, posséder la balle c’est bien mais donner la passe juste c’est mieux.


 


Quelles sont les vertus de cette première victoire ?


Elle nous permet de travailler avec moins de pression et plus de sérénité. On avait tous besoin de ce succès car en football on se nourrit de victoires. Cela dit, il nous reste encore beaucoup de travail à faire.


 


A quels niveaux se situent les défaillances de l’équipe ?


On est encore au début de notre mission et croyez-moi l’Espérance va briller dans les prochains rendez-vous. On va profiter de la prochaine trêve pour corriger les insuffisances.


Etre bons physiquement, c’est très utile mais l’énergie, si elle n'est pas maîtrisée, elle n’est rien. Le jeu doit suivre sinon les efforts déployés sont doubles et inutiles. Le joueur doit apprendre qu’il est appelé à mettre sa technique individuelle au service de la collectivité. Pour tout dire, je ne suis pas encore convaincu du jeu de l’ensemble.


 


Face à JS, l’équipe a évolué sans plusieurs titulaires. Leur absence a-t-elle pesé lourd ?


Je vois les choses autrement. A l’Espérance, je travaille avec vingt-cinq joueurs et pas seulement onze. Ce qui m’intéresse le plus c’est le rendement de l’ensemble. Il n’y a pas de titulaires inamovibles. Les meilleurs joueront le dimanche.


 


Comment jugez-vous le rendement de Chaâbani qui retrouve la compétition après une longue absence ?


Le bon joueur n’oublie pas. Quand il est en possession de ses moyens physiques et mentaux, il retrouve vite son meilleur niveau.


 


Propos recueillis par

Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com