En visite à Washington : Kouchner plaide pour le retour de l’amitié franco-américaine





Le Quotidien-Agences  


Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a appelé hier les Américains à accepter "la franchise" dans leurs relations avec la France, tout en saluant "le retour de l'amitié" entre les deux pays.


"C'est vous qui étiez isolés sur la scène internationale ! Nous, les Français, nous ne l'étions pas", a lancé Kouchner à une journaliste de la chaîne de télévision CNN qui suggérait que la France s'était retrouvée isolée après l'invasion américaine de l'Irak.


La France a pris la tête du front du refus à l'invasion en 2003, ce qui avait provoqué de graves tensions dans les relations franco-américaines.


"Nous devons oublier la façon dont vous vous y êtes pris en Irak", a dit le ministre. "C'est le retour de l'amitié", a-t-il ajouté. "Mais je ne suis pas obligé d'être d'accord avec toutes les positions américaines, sûrement pas".


Même approche au Congrès, à l'issue d'échanges animés avec des parlementaires sur les sanctions contre Téhéran. "Sur la moitié des sujets, nous n'étions pas d'accord, donc la tonalité c'est la franchise", a-t-il dit.


Au Pentagone, le ministre français a expliqué au secrétaire américain à la Défense Robert Gates le sens de sa récente visite à Bagdad fin août, la première d'un membre du gouvernement français depuis la chute de Saddam Hussein. Il lui a dit sa conviction que leur problème en Irak était aussi celui des Européens.


Kouchner a repris le même thème un peu plus tard dans un discours devant le Center for strategic and international studies (CSIS). "Que cela nous plaise ou pas (...) votre problème est aussi le nôtre", a-t-il dit.


Le ministre a été brièvement interrompu par des activistes anti-guerre.


"Non à la guerre en Iran !", ont crié deux femmes appartenant à l'association "Codepink : des femmes pour la paix", avant d'être rapidement expulsées de la salle. "Bush + Kouchner = va-t-en guerre sans frontières", pouvait-on lire sur une banderole.


"Il incite à la peur et nous n'avons pas besoin de voir la France suivre la politique étrangère de Bush", a déclaré l’un des manifestants.

"Dimanche, Kouchner a dépassé Bush".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com