Al Hilal – E.S.S. (2 – 1) : Le péché mignon étoilé !





Qu’on se le dise franchement et sans se jeter des fleurs (ce n’est pas encore le printemps), l’Etoile à Om Dormane a laissé filer l’occasion de prendre option dès la demi-finale aller.


 


Le résultat du match a ceci de positif : l’Etoile a marqué au Soudan un but qui peut avoir son pesant d’or, mais au vu du jeu développé par l’équipe sahélienne, un sentiment de frustration ne peut qu’envahir tout le beau monde étoilé et les puristes en général.


On était quelque peu curieux d’apprécier le jeu de l’Etoile dès le coup d’envoi du match. Une Etoile décimée de quelques-uns de ses cadres tels que Saber B. Frej, Mejdi B. Mohamed et Mehdi Meriah auxquels on peut ajouter Mejdi Traoui et Sadate Bukari, suscite en effet crainte et appréhension surtout à un stade aussi avancé de la compétition et de surcroît devant une formation soudanaise réputée invincible at home. Il n’en fut rien, du moins lors des quarante-cinq premières minutes de jeu durant lesquelles l’Etoile a été tout simplement souveraine dans la manœuvre aussi bien défensive que dans la reconversion. Bien disposée sur le terrain en 4-4-2 c’est-à-dire sans régisseur désigné, quadrillant convenablement tous les coins et recoins de terrain et imposant une haute surveillance sur l’homme, l’équipe étoilée n’a certes pas surpris l’entraîneur d’Al Hilal Ricardo mais lui a posé plus d’une colle. Le métier et le réalisme des Etoilés conjugués à l’expérience de quelques-uns des éléments tels que Ghezal, Ogunbiy, Narry et autres Nafkha et Gharbi ont financement apporté le fruit attendu : un but de Radhouane Felhi qui reprend un balle de Ghezal renvoyée par le poteau droit. Le gardien soudanais a mis du temps pour se relever, mais c’était trop tard.


L’Etoile vient en effet de réaliser une partie de l’objectif de la réunion (38’). Elle a même pu terminer la première période de jeu sans fléchir même si l'étau soudanais commençait à se resserrer.


 


L’autre visage de l’Etoile


La grande assurance qu’affichaient les Etoilés au cours de la première mi-temps permettait à tous de continuer à faire confiance à cette équipe et surtout à ces jeunes jouant pour la première fois une aussi importante rencontre continentale : Hatem Béjaoui, le latéral gauche et Mahmoud Khemir, le latéral droit. Mais le recul auquel on ne trouve aucune explication et le comportement renonciateur ont donné des ailes aux Soudanais qui n’en demandaient pas tant. A un jeu fait de pressing assez haut et de duels à l’entrejeu, les coéquipiers de Godwin abordent la deuxième période du jeu dans d’autres circonstances autrement favorables. L’Etoile en effet vient de concéder un peu plus de sa moitié du terrain et ne laissant que Chermiti devant, sans aucune utilité puisque la relance ne s’est jamais faite correctement. Une aubaine pour les Soudanais d’Al Hilal qui ne se sont pas fait prier pour réaliser deux buts en six minutes. D’abord, par l’incontournable Nigérian Godwin qui fusille Mathlouthi des 20 mètres, profitant il est vrai d’un espace que lui a concédé Béjaoui. Ensuite, Kelatchi de la tête trompe le gardien étoilé. Sur cette action autant les défenseurs qui ont laissé le Soudanais libre de tout marquage que Mathlouthi assument l’entière responsabilité de ce but, le coup de tête du Hilalien n’a rien de spectaculaire et pouvait être arrêté par l’Etoilé Mathlouthi (61’ et 67’).


Dès lors, il restait un peu plus de 23 minutes, les Etoilés ne réagissent pas. Même l’entrée de Bassem B. Nasr à la place de A. Gharbi et celle de Hasnaoui en remplacement d’Ogunbiyi, n’ont rien ajouté de concret à l’évolution des Etoilés qui se contentent de repousser les assauts des Soudanais.


En somme, un résultat pouvant être considéré de positif mais qui demande confirmation par un but au moins le 5 octobre à Sousse.


 


Mounir EL GAÏED


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Un homme dans le match


Felhi, un cœur gros comme ça !


 


Le jeune étoilé (et il n’est pas le seul dans la formation étoilée) Radhouane Felhi a été le digne remplaçant de son aîné Mejdi B. Mohamed, blessé. Prompt sur l’homme avec une autorité certaine, Radhouane réussit tous les duels aériens avec les longilignes soudanais et à terre à la faveur de ses anticipations très efficaces. Ce n’est nullement une découverte, Radhouane Felhi confirme d’un match à l’autre et rappelle en quelque sorte les débuts de Karim Hagui. Nul doute que le jeune Radhouane peut encore progresser pour mieux servir son équipe.


 


M.E.G.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com