Les faux dévôts de l’opposition





Alors que quelques semaines nous séparent du 20ème anniversaire du Changement et au milieu des attentes et des aspirations du peuple tunisien de l’accomplissement de nouvelles étapes vers le progrès, certains s’évertuent à faire douter de la réalité des réformes qu’a connues la Tunisie tout au long des vingt derniers années. Des détracteurs dont les visions étroites sont dominées par des intérêts exclusivement personnels et partisans et qui ne cherchent qu’à propager des fausses rumeurs.


Faut-il rappeler à ces détracteurs que les attentes des Tunisiens sont liées aux promesses tenues par le Président de République depuis 1987. Des promesses qui expriment un choix stratégique qui a été adopté à l’unanimité par les Tunisiens et dont les réalistions dans tous les domaines ont jalonné ces vingt dernières années.


Lors de son discours à l’occasion du 19ème anniversaire changement, le Président Ben Ali a confirmé ce choix en indiquant que le 20ème anniversaire sera l’occasion de faire transiter la vie politique vers plus de participation de l’opposition dans le processus démocratique.


C’est donc une sorte de tromperie d’ignorer ce processus qui, rappelons-le, s’inscrit dans une démarche régionale et internationale.


Il y a aujourd’hui une multitude de défis  devant le peuple entier dont le nouveau colonialisme, tel que cela se passe en Irak, en Palestine où au Liban. Il y a aussi le défi des mouvement salafistes et des changements sur le marché du travail et la montée des prix du pétrole qui ont une répercussion sur le processus de développement.


Des défis concrets qu’on ne peut nier et pour lesquels il faut trouver la parade adéquate afin d’éviter à notre pays les dangers qui peuvent la guetter.


Mais qu’ont fait les partis politiques pour participer à la lutte pour relever les défis et comment ont-ils réagi aux appels du Président pour présenter des programmes pour l’avenir ?


Il est important dans ce chapitre que les visions et les propositions capables de trouver un consensus chez tous les Tunisiens sont claires et convergent toutes vers la consolidation du pluralisme et la promotion de l’aire médiatique.


Mais si l’on étudie de près les thèses des partis politiques tunisiens on s’aperçoit qu’il y a  deux discours distincts : le premier s’interroge sur les «voies de l’avenir» avec modération et a choisi de poser ses visions et ses revendications avec sagesse. Le deuxième a continué dans la politique de «doute» et de la tromperie insistant sur des revendications absurdes et loin des aspirations quotidiennes des citoyens tunisiens.


Les deux grévistes de la faim appartenant au Parti Démocratique Progressiste sont l’exemple concret de cette deuxième tranche des partis politiques puisque ils n’ont rien apporté de nouveau en terme de propositions et de revendications. Ils appellent à des réformes politiques qui existent déjà et qui ont été exprimées par d’autres avant eux.


Au fait, les vraies raisons de cette grève de la faim ne sont autres qu’un contentieux entre le propriétaire des locaux du journal «Al Maoukef» et son directeur.


Quel est donc le rapport entre une affaire foncière et le doute exprimé sur la situation politique du pays ? Aucun.


Ce n’est donc qu’une mise en scène théâtrale, voire de la supercherie… Et ce n’est pas la présence d’une représentante de l’ambassade américaine qui changera grand-chose : le directeur du journal «Al Maoukef» devra se plier à la loi!


Ces méthodes pernicieuses et cette tendance de certains faux dévôts ne peuvent avoir aucun effet d’autant plus qu’elles se basent sur une fausse réalité et des allégations selon lesquelles le propriétaire du local a subi des pressions du pouvoir, alors que ce dernier est connu pour être un homme raisonnable et loin de tout calcul politique.


D’ailleurs au sein même du PDP, il y a des gens qui récusent la politique suivie par ces trublions appelant à une position plus modérée capable de faire réintégrer leur parti dans le processus politique du pays.


 


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Le propriétaire de l’appartement loué par le PDP :


Le différend est d’ordre immobilier


 


Tunis - Le Quotidien


Le propriétaire de l’appartement qui abrite le siège «d’Al Mawkef», l’organe du Parti  Démocratique Progressiste (PDP) sis au 10  rue Nohal à Tunis a confié à notre consœur Echourouk que le différend qui l’oppose au directeur de cette revue est d’ordre immobilier et non point politique comme certains ont voulu le faire croire.


M. Abderrahmane Bouzaïane précise à ce propos qu’il a avisé par écrit, il y a quelques mois, le locataire pour lui rappeler la nécessité de respecter les clauses du contrat et notamment l’article 4 qui stipule que ledit appartement ne doit abriter que la revue et le comité de rédaction sans plus et ce en raison du caractère résidentiel et à usage d’habitat de l’immeuble où se trouve l’appartement. M. Bouzaïane ajoute à ce propos que de nombreuses doléances lui sont parvenues émanant des copropriétaires de cet immeuble qui se plaignent des activités diverses qui s’y déroulent et le recours parfois à des hauts-parleurs. Raison pour laquelle, et pour tenter de faire respecter les clauses du contrat, le propriétaire a dû intenter une action en justice sachant que le verdict sera prononcé le 1er octobre prochain.


M. Abderrahmane Bouzaïane déplore à cet effet le fait qu’il ait été pris pour cible par les membres du PDP et la revue en question où on n’a pas hésité à ternir son image en exerçant différentes sortes de pression.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com