A deux semaines de l’Aïd El Fitr : Les gâteaux volent la vedette





Décidément, le consommateur n’aura pas de répit jusqu’à l’Aïd. Et pour cause, il enchaîne les courses. Ces jours-ci, la plupart de nos concitoyens pensent certes au menu quotidien comme d’habitude mais songent aussi aux gâteaux de la fête de l’Aïd El Fitr.


 


Tunis- Le Quotidien


A plus de la moitié de Ramadan, les effluves de l’Aïd commencent à se faire sentir. Partout dans la ville, les Tunisiens attaquent les préparatifs pour la fête. A vrai dire, les courses ne finissent pas. Pour assurer le bon déroulement de cette situation, l’approvisionnement du marché se poursuit afin de répondre à la demande dans les meilleures conditions.


En prévision de l’Aïd, les feux sont désormais braqués sur les différents ingrédients nécessaires à la préparation des gâteaux de la fête dont notamment les fruits secs. Il va sans dire que rares sont les années où ce marché n’est pas perturbé à cause de plusieurs facteurs. Pour cette année, il semble que les choses iront nettement mieux qu’en 2006.


En effet, l’offre est satisfaisante et augure d’une stabilité des prix. Ceux qui ont fait un tour du côté des marchands des fruits secs, ont certainement constaté des réductions variant entre 7 et 10%. Ce qui incitera les adeptes du « hlou » fait maison à effectuer leurs achats.


D’ailleurs, dans la plupart des quartiers, sauf les cités huppées où les nouvelles habitudes font de l’ombre aux traditions, les ménagères songent déjà à l’Aïd. Certaines ont carrément démarré le marathon de la préparation des gâteaux. Au menu, les différentes spécialités tunisiennes qui marquent leur présence à chaque fête à savoir le « makroudh », la « baklawa» pour les bourses assez aisées, la « ghraïba » qui fait l’unanimité d’autant qu’elle ne coûte pas cher, les biscuits qui font plaisir aussi aux budgets moins importants et tant d’autres variétés selon les goûts et les moyens.


Par ailleurs, nombreuses sont les familles qui optent pour les gâteaux prêts-à-consommer. Avec les pâtisseries qui se multiplient et les spécialistes du «hlou» tunisien qui entrent chaque Ramadan en compétition, ce n’est pas le choix qui manque. Chacun selon sa bourse achètera les gâteaux qui lui conviennent. En tout cas, du côté d’El Menzah, El Manar et Ennasr, certaines mères de famille ont déjà passé leurs commandes. Certes, cette longueur d’avance leur évite la course de dernière minute. Mais c’est aussi à cause des exigences des pâtissières qui imposent un délai minimum pour préparer les commandes à temps. Quant aux prix, ils ne semblent poser aucun problème. C’est à prendre ou à laisser. Le produit n’est pas destiné au commun des mortels. Ces commerces ciblent une clientèle bien déterminée qui tantôt a les moyens de payer des factures salées et tantôt reste fidèle à la qualité quitte à débourser le budget conséquent.


Sur un autre plan, le Tunisien est préoccupé par les vêtements de l’Aïd. A partir de la 2ème quinzaine, ce souci devient plus sérieux. Et les journées commerciales qui ont démarré jeudi dernier annonçent ainsi une nouvelle étape du mois de Ramadan à l’approche de la fête.


 


M.K




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com