En marge de E.S.S. – U.S.M. (1-1) : Les errements de Marchand !





Quoi qu’on dise, la parité concédée par l’Etoile à son voisin l’USM n’est pas catastrophique. Ce qui intrigue le plus c’est la manière de gérer l’équipe.


La demi-finale retour de la Champions league est à quelque huit jours et l’on a encore droit à des tergiversations voire à des errements dangereux.

A l’occasion de la ligue des champions, côté Etoile on a bien fait de prévoir les palliatifs en cas de défaillances de quelques-uns des titulaires. Des jeunes sont inscrits sur la liste de la CAF et lancés carrément dans le grand bain. Et ce qui devait arriver arriva : B. Frej, Meriah et B. Mohamed se blessent. L’alternative est à portée de main de l’entraîneur : Mahmoud Khémiri, Hatem Béjaoui sont là pour relever B. Frej et Meriah, et Radhouane Felhi passe de rôle de remplaçant à celui de titulaire pour suppléer B. Mohamed. Nous avons failli oublier Bassem Chouchène, un latéral droit déjà bon mais aussi perfectible, lui aussi prêt à apporter une contribution utile. Ces jeunes ont été d’ailleurs alignés à Om Dormane (Khémiri, Felhi et Béjaoui) et de l’avis de tous ils se sont bien comportés sans décevoir un seul instant. Ce bref rappel des circonstances d’avant Al Hilal - ESS nous incite à poser la question suivante : Pour quelle raison Marchand a-t-il chambardé l’équipe à l’occasion de cet ESS - USM ? Les plus avertis se sont posés la question dès la lecture de la formation rentrante, Khémiri reste sur le banc des remplaçants tout comme Chouchène et c’est l’illustre inconnu Msaddek Hasnaoui qui est titulaire au poste de latéral droit. Expérimentation tout à fait inutile lorsqu’on sait que Marchand dispose de trois voire quatre joueurs qui peuvent évoluer à ce poste : B. Frej, Chouchène, Khémiri et Felhi. A-t-il besoin d’un cinquième à essayer à quelques jours de l’important ESS - Al Hilal pour le compte de la dernière finale retour de la ligue des Champions ? Si oui, c’est aberrant. D’ailleurs Hasnaoui a vécu un calvaire qu’il n’oubliera pas de sitôt parce qu’il n’a rien réussi au cours de la rencontre et a même posé plusieurs problèmes à ses coéquipiers de la défense.


 


D’autres choix, autres erreurs !


Et puis ce Nafkha resté sur le banc pour on ne sait quelle raison ! Moussa Narry d’habitude très efficace dans le rôle de récupérateur s’est trouvé presque seul dans le compartiment. Afouane Gharbi, joueur à vocation offensive ne put aider Narry et du coup l’entrejeu est cédé à l’adversaire qui, de surcroît, en amorçant une action offensive se trouve très, très vite dans les 25 mètres de l’Etoile. Le danger aurait été plus contenu si le milieu de l’équipe étoilée était autrement plus efficace et surtout autrement composé. Car, au vu de la distribution des rôles, l’équipe a paru très déséquilibrée et ne pouvait à aucun moment de la rencontre imposer sa loi à un adversaire, l’USM, resté calme et lucide et... attentiste. Les Usémistes n’ont pas eu effectivement tort de rester à l’affût d’une bévue des Etoilés. Et la grosse bourde est venue encore une fois du coach de l’Etoile qui s’est gouré en faisant sortir Chermiti (qui fixait trois défenseurs) pour le remplacer par un défenseur : Ammar Jmel aux côtés de l’autre latéral gauche, Béjaoui. Deux gauchers sur le même flanc gauche même si Béjaoui a été décalé de quelques trois à quatre mètres sur la même ligne que Jmel. Et bien, c’est bien gauche de la part du coach ! Une trouvaille que personne n’a appréciée même parmi les profanes d’autant que Mahmoud Khémiri reste le plus indiqué pour renforcer la défense à 1-0 et à quelques dix minutes de la fin de la rencontre.


 


La clairvoyance de Rhim


L’entraîneur usémiste n’est pas dupe. Il a observé comme il se doit ce manège et décide d’incorporer B. Abdelkader et Guelbi. Deux attaquants, on le sait, qui savent profiter de la première occasion pour mettre en danger la défense adverse d’autant que l’USM menée au score n’a plus rien à perdre plutôt tout à gagner. Libérée du pressing qu’exerçait Chermiti, la défense usémiste s’est même permise le luxe d’aller devant et même dans la zone de l’Etoile. Poukong, ce latéral gauche eut la présence d’esprit d’aller profiter de l’aubaine pour crucifier Mathlouthi d’un coup de tête croisé que le portier étoilé ne put éviter.


Maintenant que la parité est concédée, il appartient au staff technique d’identifier les erreurs commises et de redresser ce qui peut l’être avant que les choses se gâtent même si nous restons persuadés que seul le retour des blessés peut résoudre les problèmes posés à Marchand. Il n’aura plus l’occasion de faire de l’expérimentation et encore moins du mauvais coaching.


 


Mounir EL GAÏED




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com