Construction des immeubles de grande hauteur : Les nouveaux défis de la formation professionnelle…





Les structures de formation aux métiers du bâtiment auront à se mettre au diapason de l’émergence de nouveaux types de constructions dans le pays dans les années à venir.


Les programmes de formation dispensées dans les centres de formation professionnelle devraient ainsi s’adapter davantage aux spécificités des futurs projets composés d’immeubles de très grande hauteur…


 


Tunis-Le Quotidien


Lors de la journée d’information qui s’est déroulée samedi dans les locaux du Centre National de la Télédétection à Tunis, les formateurs et les hauts cadres des centres de formation dans les métiers de bâtiment ont eu l’opportunité de découvrir le monde des grandes construction et ce à travers les exposés donnés par les experts de la grande société japonaise Taisei Corporation, leader mondial dans le domaine de l’ingénierie et de la construction.


Organisée par le ministère de l’Education et de la Formation, par l’intermédiaire de l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle, la manifestation a été une occasion pour les organismes chargés de la formation dans les métiers de bâtiment pour s’initier aux nouvelles techniques de construction de plus en plus révolutionnaires et qui nécessitent désormais la qualification des ressources humaines et des programmes de formations à même d’exécuter correctement tous les chantiers du futur. Dans ce même ordre d’idées, M. Sadok Korbi, ministre de l’Education et de la Formation a mis l’accent sur les différentes mesures entreprises jusqu’ici dans le but de promouvoir les nouvelles spécialités exigées par l’évolution du secteur de bâtiment.


 


Métier : constructeur de gratte-ciel…


Il a indiqué dans ce cadre que pas moins de 30 spécialités émergentes liées à l’ingénierie et à la construction ont été définies dans le marché. Et de préciser que pour répondre aux besoins du marché du bâtiment 54 nouveaux métiers ont été intégrés dans les centres de formations spécialisés. Ces spécialités doivent contribuer à la formation d’une main-d’œuvre et de techniciens spécialisés dans la construction des Immeubles de Grande Hauteur (IGH). Le ministre a fait remarquer dans le même cadre que la Tunisie aura besoin de 140 mille diplômés dans les métiers de construction pour réaliser ses projets futuristes, entre autres le projet du Lac Sud, de Hergla  et de Taparura. « Les professionnels de construction sont aujourd’hui appelés à s’initier aux matériaux, aux techniques et aux nouveaux équipements utilisés dans la construction des gratte-ciel», a-t-il souligné.


Les experts japonais de la société Taisei Corporation, quant à eux, croient dur comme fer que construire un immeuble très élevé comportant plusieurs étages est une opération qui doit être exécutée en prenant en compte plusieurs aspects liés à la sécurité, la gestion des matériaux, celle des ressources humaines et des délais de l’exécution de l’ouvrage. C’est pour cela qu’il faut « établir une formation spéciale des gens qui interviendront dans la construction d’une tour», indique à ce niveau M. Y. Inoué, Ingénieur en chef des travaux généraux des immeubles de grande hauteur à Taisei Corporation. L’expert nippon a souligné lors de son exposé sur les techniques de construction des IGH qu’il est indispensable d’établir les programmes de formation dans les centres spécialisés pour que tous ceux qui vont intervenir directement dans le chantier  (ingénieurs, ouvriers…) aient les qualifications nécessaires pour assurer l’évolution du processus de construction en toute sécurité en en se conformant aux délais fixés. « La construction des gratte-ciel est un processus très compliqué qui nécessite beaucoup de précision », dit-il. Il souligne que la construction d’une tour peut s’étaler sur plusieurs années au cours desquelles on peut voir plus de 1500 personnes travailler ensemble 24 heures sur 24, sur le même site. « Chaque individu doit être formé au préalable pour que sa tâche soit exécutée correctement et que l’édifice progresse selon le planning », dit-il. Pour que les centres de formation réussissent à qualifier leurs diplômés selon ces différentes règles, le spécialiste met l’accent sur les aspects sur lesquels la formation doit être axée: « le transport, la logistique, et la gestion des ressources humaines sont les volets principaux sur lesquels il faut travailler pour former les personnes qui vont construire un gratte-ciel», précise-t-il.


 


Pont Radès-La Goulette


L’autre exposé présenté lors de cette journée a été par ailleurs consacré à la présentation des caractéristiques techniques du Pont Radès - La Goulette qui est réalisé par le groupe japonais Taisei Corporation. Shinichi Tasaki, chef du projet a présenté à cette occasion les différentes composantes de ce projet dont les travaux ont démarré en 2004.


Ce projet s’inscrit en effet dans le cadre de la coopération entre les deux pays. «Il reliera la Tunisie au Japon », affirme l’ingénieur principal du projet. Interrogé par «Le Quotidien» sur la date prévue pour la fin des travaux, M. Tasaki nous a indiqué que dans quelques jours on procédera à l’installation du premier câble du pont. « L’installation des câbles porteurs du pont sera achevée au début de l’année 2008 », indique-t-il.


En ce qui concerne la fin de tous les travaux et le début de l’exploitation du pont, le chef du projet nous précise que l’édifice doit être opérationnel à partir de l’automne 2008. Il a noté que les travaux ont accusé un retard d’une année par rapport aux délais fixés au départ.


 


Hassen GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com