Festival de la Médina : Oum Kalthoum et les géants des années 40 revisités





Un Théâtre Municipal archicomble, une ambiance nostalgique et des mélodies d’antan qui rappellent les grandes soirées mémorables cairotes des années 40 et 50 ont donné à celle de samedi dernier, animée par le Club Farabi de Musique Arabe, un ton hautement authentique. Ce rendez-vous qui était dédié à celle qui a chanté des pages immortelles de la musique arabe, en l’occurrence Oum Kalthoum, n’a en tout cas pas déçu le public.


 


C’est que le Club Farabi de Musique Arabe est demeuré toujours fidèle à sa vocation, celle d’immortaliser les grands noms de la musique arabe et particulièrement Oum Kalthoum. C’est ainsi que, tout au long de ce concert, un vibrant hommage lui a été rendu.


Habillés en costume bleu et noir, les huit instrumentistes et les quatorze vocalistes qui arrivent sur la scène du Théâtre Municipal sous un tonnerre d’applaudissements n’ont pas perdu de temps pour rentrer dans le vif du sujet. C’est une composition du genre «Sammai» qui inaugure la soirée. Ensuite, ce sont quatre autres compositions du genre «Mouachchahat» qui furent visités par les musiciens de la Troupe Farabi de Musique Arabe.


Après ces chants liturgiques, la troupe tunisienne s’est lancée dans l’interprétation des chansons d’Oum Kalthoum, lesquelles remontent aux années 30 et 40. Le Club Farabi entame la soirée par une improvisation du «nay» de Nabil Abdel Maoula.


Par la suite, les musiciens sfaxiens ont visité les célèbres chants de Oum Kalthoum durant cette première partie du concert. Parmi celles-ci, on trouve notamment «Ya Farhat Al Ahbab», «Jamal Eddounia Yahla», ainsi qu’une composition de «nay». Au total, pas moins d’une douzaine d’œuvres, toutes obédiences musicales classiques confondues, ont été visitées durant cette première partie du concert.


Il s’agit, pour la plupart, des mélodies chantées par Oum Kalthoum dont les textes ont été écrits par des géants de son époque, à l’instar de Bayram Ettounsi, Ahmed Rami, et composées, entre autres, par Zakaria Ahmed, Riadh Sombati, Mohamed Abdelwahab, et que des jeunes interprètes de cette troupe ont reprises durant, et première partie de ce concert.


La deuxième partie fut également un voyage nostalgique dans le répertoire musical des années 40, 50 et 60. Les musiciens du Club Farabi ont régalé l’assistance par des compositions à l’instar de «Dhikrayati», «Hobbi ih», «Ghanni li», entre autres, avant de finir la soirée par une chanson dédiée en hommage au prophète Mohamed et qui s’intitule «Ya Rassoulallah», un chant liturgique de Souad Mohamed.


Une demi-douzaine de compositions ont été passées en revue lors de cette dernière partie d’une soirée, réussie en tous points de vue. Créé, il y a 27 ans,  le Club Farabi de Musique Arabe, a fait son dada, depuis plus d’un quart de siècle, de faire revivre les géants de la musique arabe ainsi que leur répertoire. Et d’ailleurs, ceux qui ont eu à suivre leurs concerts par le passé se rappelleront des ces multiples autres hommages rendus à Riadh Sombati, Sheherezade, Souad Mohamed, Mohamed Abdelwehab, Mohamed Abdelmottaleb, entre autres. Le concert de samedi n’a pas non plus fait exception à la règle. «Oum Kalthoum, l’époque des pionniers du Tarab», titre de ce spectacle, témoigne d’ailleurs de la fidélité que cette troupe voue au répertoire d’Oum Kalthoum et des autres géants  de la musique classique arabe. 


 


Ousmane WAGUÉ




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com