1ère quinzaine de Ramadan : Un premier bilan de 2501 infractions





Le bilan du contrôle économique durant la 1ère quinzaine de Ramadan révèle 2501 infractions se rapportant aux fruits et légumes, poulet, poissons et divers autres produits alimentaires.


 


Tunis- Le Quotidien


Le non-affichage et l’augmentation illicite des prix, le non-respect des règles d’hygiène et tant d’autres délits sont le lot quotidien des écarts de conduite des marchands. Les contrôleurs économiques ont, en effet, effectué durant la première quinzaine de Ramadan 52416 visites. Ces dernières se sont soldées par 2501 infractions ayant trait aux fruits et légumes, 443 se rapportant au poulet, 217 au poisson et 1278 ayant touché divers produits alimentaires.


Pour leur part, les consommateurs ne sont pas restés indifférents non plus pendant cette période. A cet effet, le nombre de réclamations recensées à travers le numéro vert a atteint 174. Suite aux interventions, 135 infractions liées au non-affichage et à la hausse illicite des prix ont été enregistrées.


Désormais et à l’approche de l’Aïd, les regards bienveillants des contrôleurs économiques seront braqués sur les grandes surfaces, les espaces de loisirs et les pâtisseries. Et ce, afin de garantir aux consommateurs des conditions d’approvisionnement meilleures, surtout que la demande sera concentrée sur le prêt-à-porter et les gâteaux de la fête.


Pour ce qui est de l’approvisionnement du marché durant les 15 premiers jours du mois saint, la situation est toujours stable. Au marché de gros de Bir El Kassâa, 17993 tonnes de divers produits agricoles ont été recensées du 1er au 15 Ramadan. Cette stabilité explique également l’accalmie des prix. Car d’habitude, le mois sacré est synonyme de spéculations. Certes, cette tendance n’est pas en passe de disparaître, mais cette année est moins agitée que les précédentes, notamment en ce qui concerne les produits avicoles, les poissons et les dattes.


Il va sans dire que les stocks régulateurs ont largement contribué à assurer cet équilibre. En effet, 35 millions de litres de lait, 72 millions d’œufs, 2000 tonnes de dattes, 1300 tonnes de poulet, 60 tonnes de pommes de terre importées, 2150 tonnes de viandes rouges et 1000 tonnes d’escalope de dinde ont constitué ces stocks régulateurs.


Actuellement, les fruits secs sont au centre d’intérêt du consommateur mais aussi du contrôleur économique. Cela étant, la demande n’est pas encore importante. L’offre est disponible mais le client semble réticent. Pourtant, les prix des amandes ont connu une baisse de l’ordre de 17% qui se justifie sans doute par la croissance de la production de ce fruit et qui a atteint 2000 tonnes.


 


M.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com