Adhésion de la Turquie à l’UE : Kouchner se démarque de Sarkozy





Le Quotidien-Agences


Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner effectue aujourd’hui sa première visite en Turquie depuis l'arrivée au pouvoir du président Nicolas Sarkozy, qui estime que ce pays n'a pas sa place dans l'Union européenne contrairement à son ministre des Affaires étrangères.


Cette visite d'une journée "marque une nouvelle fois notre attachement au renforcement de notre dialogue avec la Turquie, à la suite de l'entretien du président" Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan la semaine dernière à New York, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères.


Kouchner, qui reste favorable à l'adhésion de la Turquie à l'UE, avait annoncé après cet entretien en marge de l'Assemblée générale de l'ONU que Paris et Ankara allaient mettre en place un groupe de travail pour envisager "toutes les possibilités" dans le rapprochement avec l'UE.


Le ministre français avait souligné qu'il faisait partie de ceux qui avaient "convaincu" cet été le président Sarkozy de "ne pas casser l'ensemble du processus" de négociation en cours entre la Turquie et l'UE.


Il avait indiqué que, contrairement à Sarkozy, lui pensait qu'il fallait "accepter la Turquie car rejeter l'islam modéré vers l'extrémisme serait une grande faute". Mais il avait précisé : "Ce n'est pas moi le meneur de jeu !".


Le président français s'est à de multiples reprises déclaré hostile à l'entrée de la Turquie dans l'UE, estimant que ce pays "n'a pas sa place en Europe" car il appartient à "l'Asie mineure", proposant à la place une formule d'association étroite.


Il avait toutefois évoqué, fin août, la possibilité de relancer les négociations d'adhésion de ce pays à condition que l'UE mette en place un "comité de sages" chargé de réfléchir à l'avenir de l'Union.


Le président français a aussi souhaité que ces négociations se concentrent sur les chapitres compatibles avec une formule de partenariat, pour réserver en fin de discussion ceux qui ne relèvent que d'une adhésion.

Cette position est loin d'être partagée par ses partenaires européens, qui le lui font régulièrement savoir.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com