Malgré le différend sur l’UE : Paris souhaite normaliser ses liens avec Ankara





Le Quotidien-Agences


La France veut normaliser ses relations avec Ankara malgré le différend qui les oppose sur l'adhésion à l'UE de la Turquie, pays majoritairement musulman, a indiqué le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avant une visite hier dans la capitale turque.


"Nous avons traversé une période difficile avec la Turquie dont nous sortons (...) Ma visite reflète une volonté commune de donner un nouvel élan fort à nos relations et d'une normalisation à ces liens", a-t-il dit dans un entretien paru en turc au journal Milliyet.


Kouchner effectue sa première visite à Ankara depuis l'arrivée au pouvoir du président Nicolas Sarkozy, qui, contrairement à son ministre des Affaires étrangères, estime que la Turquie ne devrait pas faire partie de l'UE.


Sarkozy s'est à de multiples reprises déclaré hostile à l'entrée de la Turquie dans le bloc européen, estimant que ce pays "n'a pas sa place en Europe" car il appartient à "l'Asie mineure", proposant à la place une formule d'association étroite.


Il avait toutefois évoqué, fin août, la possibilité de relancer les négociations d'adhésion d'Ankara à condition que l'UE mette en place un "comité de sages" chargé de réfléchir à l'avenir de l'Union.


Kouchner a par ailleurs souhaité une coopération dans le domaine énergétique avec Ankara, indiquant qu'il évoquerait avec ses interlocuteurs, lors de sa visite d'un jour, l'opposition de la Turquie à une participation de Gaz de France au projet de gazoduc Nabucco qui doit relier la Caspienne à l'Europe.


"C'est une importante question pour la France et nous souhaitons des progrès rapides à ce sujet", a-t-il ajouté.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com