Ces pantalons qui tombent… tombent… tombent… Ces habits qui dénudent… nudent… nudent…





Nous ne nous étonnerons pas si un jour nous assistons à des scènes de strip-tease involontaires, pour la simple et bonne raison que cela s’appelle «mode». Voyons la jeunesse! Pas toute, bien entendu, mais une bonne partie quand même! Par moments, en voyant ces travestissements, ces ventres qui, la plupart du temps, découvrent parfois des plis et des replis, des «cavités» et des «sommets» on se demande si on n’a pas fait des cauchemars. La plupart du temps, c’est tellement laid, que cela frise le ridicule, la vulgarité, l'irrespect de tout et de tous, l'irrespect de sa propre culture, de ses propres racines. A titre d’information, et médicalement parlant, plus même, statistiquement, il y a un grand nombre de jeunes qui ont des problèmes sérieux au niveau des reins. Je vous invite à vous documenter là-dessus!


La jeunesse, c’est pourtant l’avenir de tout un pays, dans n’importe quel coin du monde! Un pays, un cachet, une culture… Ce sont des miroirs qui reflètent nos acquis, notre culture… Notre «Etre» tout entier, qui fait que nous nous différencions d’un pays ou d’un autre. Nos ancêtres se sont appliqués à cette tâche en nous léguant une culture, une Histoire tout court, en y mettant leurs propres vies parfois en péril. Ils nous en ont fait cadeau volontairement ou involontairement, peu importe; mais au vu et au su de tous, c’est un précieux cadeau; on ne peut le nier. Alors pourquoi minimiser cet héritage! Bien au contraire! Sachez une chose: pour se faire respecter du monde, occidental ou autre, le fait seulement de dire (et en plus de le concrétiser), que l’on est fier de ses origines, de sa culture, de sa religion, c’est déjà une arme silencieuse: partout où vous irez dans le monde, on vous respectera, on vous tirera son chapeau. Vous aurez ainsi démontré que vous êtes immuable, dans ce sens, que vous ne baissez l’échine que devant Dieu —Tout-Puissant— et que le «retournement de veste» n’est pas votre fort!


Bon pour revenir à nos «pantalons» ou à nos «moutons», car c’est quasiment la même chose, si on en vient au fait que la Réflexion fait défaut à certains de nos jeunes, donc, que l’instinct animal est là, nous nous hasarderions de dire alors que nous ne sommes pas loin de l’âge des grottes. Je ne pense pas que régresser de quelques millions d’années est le but de tout un chacun, qu’il soit jeune ou moins jeune! Alors, parents de demain et plus, vous êtes appelés à inculquer à votre progéniture, le sens non seulement des valeurs mais aussi le respect de celles-ci, en passant, bien entendu, par l’amour de la patrie… Il y a autre chose et ceci concerne les filles bien entendu: vous êtes jeunes, belles, pleines d’espoir pour l’avenir et vous souhaitez, comme toute fille normale, fonder un foyer, avoir des enfants… Jusque-là rien à dire. Mais ce n’est pas aussi simple que cela! Pour se marier un homme choisira la femme ou la fille la moins dévêtue. Quant avec «l’autre» ce ne sera qu’une simple «passade», un laps de temps à perdre! La société, ses tabous, les apparences, tout plaidera «coupable», même si la jeune fille ou la femme sont tout à fait pures et innocentes. De ce fait qui sera perdant? Croyez-moi ce ne serait certainement pas l’homme. Vos sentiments, vos rêves seront tous à sens unique. C’est ainsi et pas autrement! Qu’on le veuille ou pas. Ces filles pures mais d’apparence douteuse, seront si éprises qu’elles ne se rendront même pas compte que leurs sentiments sont à sens unique. Naîtront alors les drames familiaux, personnels, sociaux! Certains drames finiront par des suicides ou par des meurtres. Alors bye bye l’avenir, puisqu’il n’y en a plus! Quant à la société, elle les aurait déjà rayées de la sphère des filles à marier!


Jeunes et futures mères, l’avenir de votre pays est entre vos mains, car, si le pourcentage des filles à marier venait à diminuer, qui assurerait alors la survie de l’espèce! Ce ne serait pas le faible pourcentage qui l’emporterait!


Vis-à-vis des autres pays, surtout les pays arabes, c’est une «mauvaise» étiquette dont on pourrait se passer! Croyez-moi, belle jeunesse féminine! Calquer les pays occidentaux ou autres, c’est faire face à un mimétisme aveugle, servile et avilissant! Leurs mœurs ne sont pas les nôtres, leurs coutumes, leur religion… Il est vrai qu’il y a une bonne partie de ces jeunes «à pantalons glissants», mais la grande majorité de ces «étrangères» sont loin de l’image que vous vous faites d’elles et que vous calquez tout bêtement. Quand bien même, elles se dévêtiraient, leur société n’en serait pas le moins gênée, leurs coutumes et leur mode de vie ne sont pas pareils aux nôtres! Pour elles, le progrès est toute autre chose: découvertes scientifiques ou autres, associations, aide aux démunis… Tout ce qui, en un sens, fait avancer leur pays, leur société; car elles savent pertinemment que le progrès ne se fait pas tout seul, sur un coup de baguette magique, si on s’y installe, il stagne et dépérit. Ces femmes dites «étrangères» savent qu’elles ont un but très précis et qu’elles y accéderont un jour! La liberté de la femme, son émancipation, sont loin de la sphère dans laquelle vous tournez sans savoir comment atteindre la sortie, ni à quel moment! Belle et dorée jeunesse! Notre liberté est en nous: elle nous guide pour progresser; elle constitue un frein, une pause lorsque nous sommes tentées par mille et mille choses qui brillent et nous ouvrent un chemin pavé de fleurs et de verdure… C’est humain, nous sommes tentées de suivre ce chemin illuminé et d'accès facile! Là, une pause se fait, spontanément dans notre cerveau: une lumière plus forte que celle de la «tentation»: et après? Se dira-t-on! Et notre société? Et nos origines? Et notre religion? Et hop! Vous êtes sauvées de vos instincts les plus fébriles, les plus dégradants. Alors, jolies petites mamans de demain, arrêtez de parcourir cette sphère, qui ne connaît qu’une seule fin: la vôtre! J’aurais un tout petit conseil à vous donner et vous excuserez mon langage lourdement maternel, j’en conviens! Tout ce qui afflue de l’Europe, tout ce que les «mass-médias» nous véhiculent, nous «imposent» ou presque, ce n’est pas un symbole ou un exemple à suivre à cent pour cent. Notre jugement doit en faire le tri. Nous devons prendre des autres pays, tout ce qui a trait au renouveau, au progrès, au respect de soi et des autres. Cette «marchandise» offerte sur un plateau, n’est pas sans conséquences pour notre déperdition future. Nous devons prendre ce qui est bon et rejeter ce qui ne l’est pas! C’est un peu comme pour la nourriture: on rejette ce qui déplaît en apparence et on ne garde que ce qui ne semble pas déranger l’estomac; cette «nourriture», dans le sens figuré, «marchandise», la plupart du temps à bas prix intellectuel et moral, c’est ce qui conduit soit à l’intoxication alimentaire, ou perte morale et rapetissement de l’intellectuel, soit à notre perte, tout court, sociale ou humaine, soit les deux à la fois! Enfants de mon pays! Pas enfants de tous pays, comme le dit Macias, vous êtes et vous êtes appelés à demeurer enfants d’un seul et beau pays, notre Chère Tunisie! Pour ce faire, la sélection est de rigueur, ceci bien entendu, pour la sauvegarde de votre identité!


Jeunes d’aujourd’hui, parents de demain, arrières grands-parents d’après-demain, ce serait vous qui porteriez le flambeau du pays et des différents progrès et acquis échelonnés tout au long des siècles. Ce serait la tête haute, que vous le feriez; notre cher petit pays étant riche d’événements historiques incontestables et incontestés!


 


Behija GAALOUL


Poétesse, écrivaine, professeur




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com