C.S.S. : Maturité tactique et force de caractère, atouts maîtres





Habitué aux défis, le CSS a réussi samedi dernier à braver des Sud-Africains survoltés, une multitude de contre-temps et - bien sûr - le mauvais sort.


 


Le représentant tunisien avait commencé la rencontre avec la peur au ventre, une peur qui trouve son explication dans le fait que le CSS était amputé des services de plusieurs titulaires dont notamment les deux latéraux Haj Messaoud et Gharbi qui, d’habitude, jouent un rôle prépondérant dans les différents schémas préconisés par Decastel. Il faut ajouter à cela l’obligation de résultat entendu l’obligation de victoire pour avoir son destin bien en main et enfin un adversaire qui n’a rien lâché, question de prestige oblige, car les Sud-Africains de Sundowns étaient éliminés bien avant cet ultime round de la phase des poules.


Enfin tout cet ensemble de contraintes a beaucoup influé sur le rendement du CSS et comme un malheur n’arrive jamais seul, les Sud-Africains ont ouvert le score dès les dix premières minutes de la rencontre ce qui a alourdit considérablement les jambes des joueurs.


 


Absence de panache


Peut-on parler d’un quelconque tort de la part du CSS, alors que nous venons d’évoquer toutes les contraintes dont il fut victime ? Toujours est-il que le CSS s’est montré timide 70 minutes durant car, hormis le tir à la volée de Bergaoui en fin de première période, les camarades de l’excellent Saïdi n’ont pas évolué sur leur valeur réelle, trahis il est vrai par la très petite forme de Nafti et M’rabet, soit les deux maîtres à jouer du CSS. Et si la petite forme de M’rabet trouve son explication dans le manque de compétition du joueur, celle de Nafti a intrigué tous ceux qui ont suivi la rencontre. D’autre part, l’apport des latéraux dans l’élaboration du jeu offensif a été presqu’inexistante alors que Bergaoui s’est contenté de son rôle de récupérateur, commettant la faute d’évoluer au niveau de sa défense et par conséquent obligeant ses camarades à reculer d’un cran et à concéder beaucoup d’espaces que les Sud-Africains ont parfaitement exploités. Toutefois, le CSS a certes plié mais n’a pas rompu ou abdiqué grâce surtout à la vista de son gardien Saïdi mais aussi et surtout grâce aux rushes du Congolais M’bélé, très en verve, et qui a mené la vie dure aux défenseurs adverses, réussissant surtout à les fixer, ce qui allégeait quelque peu la charge sur ses camarades du milieu et de l’attaque.


 


La réplique juste


Ayant gardé sa lucidité aux moments forts et cruciaux de la rencontre, c’est-à-dire lorsque le CSS était mené au score et éliminé (après la victoire du Mazembé). Decastel a pu analyser son match, le jeu de son équipe et celui de l’adversaire et par conséquent il a su apporter les correctifs nécessaires avec l’incorporation de Jabeur et Younès. Ces correctifs ont donné plus de percussion dans le jeu du CSS devenu à l’occasion dominateur et réussissant à égaliser une première fois puis à porter l’estocade finale en toute fin de partie grâce à un joli but de l’inévitable M’bélé.


En somme une qualification méritée et qui dénote de la force de caractère et la grande maturité technico tactique du CSS qui doit à présent se tourner vers sa finale, la seconde en l’espace d’une année.


 


Mohamed Ali FERCHICHI


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Un sifflet vénéneux


 


On ne peut conclure sans évoquer l’arbitrage scandaleux et trop partial de l’Ougandais Segorga qui a fortement lésé le représentant tunisien en lui annulant un but des plus réguliers marqué par Nafti et en omettant d’accorder au moins un penalty à Younes, bousculé de plein fouet par le gardien.


Sincèrement, en regardant cet arbitre officier de la sorte on ne peut que se féliciter de nos referees, de loin supérieurs à l’arbitre ougandais dont on ne peut qualifier la prestation. Il s’agit là bel et bien d’un de ces sifflets vénéneux qui continuent à sillonner les terrains sinueux de l’Afrique. Dommage car c’est le football dans toute sa splendeur qui a été bafoué samedi par un arbitre qui n’honore pas l’arbitrage africain.


 


M.A.F.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com