Les sanctions prises contre le C.A.B. et Ben Belgacem revues à la baisse : Fermeté, dites-vous !





Nous avons tous applaudi les sanctions annoncées au lendemain des tristes événements qui ont accompagné le match C.A.B. - C.A.


Or, toutes ces décisions ont volé en éclats en appel puisqu’elles ont été revues à la baisse.


 


Pourtant, face à la gravité de ce qui s’est passé, la fermeté était recommandée et souhaitée pour rappeler aux fautifs que de tels agissements ne peuvent plus passer sans subir les conséquences. Le huis clos imposé au stade de Bizerte ne peut que faire réfléchir les supporters mille fois avant de commettre des bêtises, alors que la sanction infligée à un entraîneur dont le comportement au bord du terrain a enflammé le public et contribué à l’ire collective sur les gradins ne peut que servir de leçons aux entraîneurs et autres accompagnateurs sur le banc afin de freiner leur ardeur et leur mentalité de contestataires à la moindre décision arbitrale.


Les premières sanctions, prises par la Ligue, ont respecté cette détermination à frapper fort pour mettre fin à de tels actes anti-sportifs. Toutefois, ce sentiment d’avoir, pour une fois, sanctionné durement comme l’exige la gravité des incidents, fut tout simplement balayé par les décisions prises par le comité d’appel. Aujourd’hui, on fait croire aux gens que le CAB et son coach ont été lésés et il fallait intervenir pour... rétablir la justice.  Or, les rappels et les images de télévision sont clairs et nets et l’hystérie de Ben Belgacem - un entraîneur que nous respectons beaucoup - était tellement évidente et ne nécessite aucune preuve plus convaincante que ces mêmes images. D’après certains membres du comité d’appel, l’arbitre n’a pas expulsé l’entraîneur en question et ceci veut dire qu’il n’a rien commis de grave. Or, si M. Herzi, l’arbitre du match, a été très passif, cela n’enlève rien à la gravité de l’acte et la suite des événements est venue le confirmer.


Ce qui est sûr, c’est que la LNFP n’a rien contre le CAB et qu’elle a frappé un peu fort car tout ce qui s’est passé à Bizerte, un après-midi du mois de Ramadan, mérite qu’on s’y oppose avec beaucoup de fermeté. Partant de ce principe, la LNFP a accompli sa mission convenablement et ses décisions auraient pu être plus sévères encore. Face à tout ce qui s’est passé, le comité directeur du CAB a «osé» porter ce dossier devant la commission d’appel, se sentant... lésé. Franchement, nous nous attendions à un comportement plus responsable de la part de ces dirigeants, mais en fin de compte, ils ont peut-être eu raison de le faire car ce qui s’est passé par la suite nous fait comprendre que les événements de Bizerte n’avaient rien de grave et ne nécessitaient pas une telle fermeté. C’est, du moins, l’avis du CAB et de la commission d’appel et on a même l’impression, aujourd’hui, que tous ceux qui ont appelé à prendre le taureau par les cornes ont eu tort de le faire. Finalement, le  CAB s’en sort avec seulement trois matches  à huis clos et Ben Belgacem n’écope qu’un blâme. On va peut-être lui adresser une lettre d’excuse pour l’avoir privé d’être sur le banc lors du match CAB - EGSG. Ce qui s’est passé ne peut que nous couvrir d’un seul sentiment... celui de... la honte !


 

Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com