Leïla Hjaïej : Un régal, le vrai !





Avec «Rahat layali», son nouveau spectacle, Leïla Hjaïej a enchanté le public du Théâtre Municipal de Tunis. Son concert a tenu toutes ses promesses. Le public qui est venu en masse n’a pas été non plus déçu.


 


Leïla Hjaïej qu’on a vue se produire ces dernières années aux côtés du maître du Oud feu Ali Sriti, vient de signer l’une de ses premières sorties après la disparition de ce monument de la musique arabe. Cette fois-ci, elle s’est produite avec plein de nouveautés et était accompagnée pour l’occasion de Moëz El-Wakdi qui, malgré son talent, n’a pu remplir tout le vide laissé au tour de la chanteuse par Ali Sriti. Toutefois, cela n’a pas empêché Leïla Hjaïej de briller de mille feux surtout qu’elle avait dans ses bagages une multitude de nouveautés et un répertoire très riche. Sa voix suave et envoûtante a donné à ce concert une note mélodieuse des plus agréables.


Fort de cet atout, la perle de la musique tunisienne a charmé, enchanté et convaincu une assistance de mélomanes fins connaisseurs de son répertoire. C’est qu’elle a misé sur la créativité et s’est produite avec une certaine maîtrise de ses propres techniques chansonnières. Résultat, le produit proposé au public était indéniablement de haute qualité. Avec beaucoup d’application, elle a chanté avec un tonus vocal suave, en combinant la manière à la créativité. Sa maîtrise des chants de son répertoire est perceptible à travers les quatorze compositions qu’elle a concoctées durant cette soirée.


Lors de la première partie de ce concert, la chanteuse tunisienne a régalé les mélomanes, par huit compositions. «Sammai Nahaound», telle était la première composition de cette première partie qui a vu aussi Leïla gâter le public par un autre morceau du genre «Mouachchahat» dont les textes sont de Issam Rouassi, tandis que la composition a été assurée par Mohamed Mejri.


Le romantisme était aussi au rendez vous avec «Atf Habibi», une composition de Mohamed Kassabji. Il y’a eu aussi deux improvisations du Oud durant cette première partie.


La deuxième partie de ce concert était également un véritable régal dans les différentes compositions classiques. C’est une improvisation du qanoun qui a inauguré cette partie. Leïla Hjaïej y a visité aussi des célèbres compositions des grands noms de la musique classique tunisienne et arabe, à l’instar de Ahmed Chaibi, Zakaria Ahmed, Riadh Sombati, Abdelhamid Belgaid. Le public y a eu aussi droit à une improvisation du violon.


La soirée a été clôturée par un morceau romantique de Bayram Ettounsi et qui a été composé par Riadh Sombati. Grosso modo, la soirée a tenu toutes ses promesses et a embarqué le public mélomane dans le bateau ivre des compositions de l’âge d’or de la musique tunisienne et arabe.


 


Ousmane WAGUÉ




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com