Réforme des régimes de retraite : Ce qui va changer…





Plusieurs mesures dont l’encouragement des retraites complémentaires et le recours au système de capitalisation seront prises prochainement pour empêcher la détérioration des équilibres financiers des régimes de retraite. Détails.


 


Tunis — Le Quotidien


Une commission composée de représentants de plusieurs ministères et des caisses sociales examine depuis quelques mois les mesures de nature à éviter «l’écroulement» des régimes de retraite à moyen et long termes.


Ces régimes laissent apparaître depuis quelques années des signes d’un déficit grave d’ici quelques années.


Le régime de retraite est déjà déficitaire depuis 2002 (près de 14 millions de dinars).


Dans le secteur privé, la situation est moins inquiétante mais les difficultés qui vont crescendo sont à l’origine des révisions à la hausse successives et plus rapides des contributions des salariés et des employeurs en raison notamment des mutations démographiques incompatibles avec le système de répartition adopté.


Ce système repose sur la solidarité entre les générations. En d’autres termes, ce sont les actifs qui financent les pensions des retraités. Or, le ratio actifs/retraités ne cesse de se détériorer depuis les années 90. Ce rapport est actuellement de 3,7 contre 4,3 en 1997 dans le secteur public.


Dans le secteur privé, la baisse est moins importante. Le ratio est passé de 5,5 à 5,3 actuellement.


Autre indicateur qui incite à urgenter la réforme des régimes de retraite  : l’espérance de vie devrait atteindre 76 ans d’ici 2015 et le vieillissement de la population est appeler à s’aggraver.


En 2014, 10,8% de la population aura plus de 60 ans contre 9% en 2004, selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique (INS).


 


Propositions


Les difficultés que connaissent les régimes de retraites affectent depuis plusieurs années tous les pays ayant choisi le système de répartition.


Certes la situation est loin d’être alarmante sur le court et le moyen termes, mais la réforme s’impose  d’autant plus que les solutions de «rafistolage» telles l’augmentation des cotisations des salariés et des contributions des entreprises sont loin d’être une panacée.


La commission adhoc examine d’ailleurs plusieurs solutions et devrait présenter bientôt des propositions au gouvernement.


Il s’agit notamment de la révision à la hausse de l’âge du départ à la retraite (63 ans au lieu de 60 ans actuellement), de l’encouragement des retraites complémentaires et éventuellement du recours à la capitalisation. Ce système prévoit le placement des cotisations des salariés et des contributions des employeurs sur le marché financier.


Ces investissements devraient par la suite financer les pensions de retraite.


 

W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com