Walid Yaken : Je prouverai aux sceptiques que je suis encore là





Après des débuts de carrière prometteurs, Walid Yaken a fléchi avant de se ressourcer au CAB et de retrouver cette saison le Parc B de l’Espérance avec un désir ardent de rachat. Interview.


 


Après un passage de six mois au CAB, vous êtes retourné au bercail à l’EST pour retrouver dernièrement un poste de titulaire. S’agit-il d’une nouvelle «copie» de Walid Yaken ?


Il faut avouer que j’ai bien changé. Aujourd’hui, je suis plus mûr et davantage responsable. Le football c’est ma vie, je suis un professionnel et je suis décidé à revenir plus fort que jamais au premier plan.


 


Un jour, Abdelmajid Chetali n’a pas tarid’éloges sur vous et vous a prédit une belle carrière. Une affirmation que vous ne devez pas oublier ?


Certainement. Venant de sa part, elle me fait plaisir et me pousse à lui donner raison par le travail et l’abnégation. Je reconnais que j’ai connu une mauvaise passe due certainement à la jeunesse mais je suis persuadé maintenant qu’une nouvelle ère commence pour moi.


 


L’arrivée de Cabral à la tête de l’équipe fanion de l’EST vous a-t-elle motivé particulièrement ?


Un entraîneur étranger n’a pas de préjugés. Les meilleurs sont alignés le dimanche. J’ai retrouvé ces derniers temps une place de titulaire que je considère mienne et je ne peux que progresser pour retrouver mon meilleur niveau.


 


Votre passage au CAB n’a pas été toujours heureux. Pourquoi ?


A Bizerte, j’ai connu la joie du maintien qui paraissait impossible mais j’ai eu, en revanche, un problème avec le trésorier du club. Il faut avouer que la pression était insoutenable avec la série des résultats négatifs. La faute était partagée et elle fait désormais partie du passé. Un épisode à oublier.


 


Après des débuts difficiles, l’Espérance semble retrouver progressivement ses meilleures sensations surtout après la démonstration contre le ST.


C’est vrai qu’on monte en puissance mais je pense que le plus dur commence. On doit d’abord battre le SG et EGSG, ce qui n’est pas donné, avant de croiser le fer avec l’ESS et le CA.


 


Sur le plan personnel, quelle sera votre principale ambition pour les prochains mois ?


Je ne vous cache pas que je vise un retour en sélection pour prouver à tous ceux qui m’ont «enterré» trop vite que je suis encore là et pour une longue période encore, même si la concurrence en EN est rude avec Ben Frej et Haj Messaoud au poste de latéral droit. Mais «à cœur vaillant, rien d’impossible».


 


Propos recueillis par


Jamel Belhassen




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com