La Ligue 1 comme elle va : Des certitudes de l’Etoile aux…turbulences de Nefzi et Robertinho !





Cette sixième journée a été riche en enseignements. Disputée un jour d’Aïd, elle a permis à certaines équipes de faire la fête. C’était le cas pour l’E.S.S., l’U.S.M. et surtout le S.T. qui a pu glaner, enfin, sa première victoire.


 


Qui arrêtera l’Etoile du Sahel? La question s’impose après seulement six journées qui ont vu le champion sortant dominer à sa manière tous ses adversaires. Il n’y a eu qu’un seul faux pas, contre l’USM à Sousse, dû essentiellement à la fatigue physique et morale causée par une éreintante participation à la Champion’s League qui a vu le club sahélien atteindre la finale. Avec un bilan de cinq victoires et un nul en six matches, dont trois succès en déplacement et une éclatante démonstration de force à Sfax, l’Etoile n’a plus rien à prouver. Classée en tête des favoris pour le titre, l’ESS est en train de confirmer son statut et de rappeler à tous ses concurrents qu’il leur sera difficile de tenir le rythme imposé par les Soussiens. Il est, certes, prématuré de parler favori inaccessible et invincible, mais l’Etoile donne déjà l’impression de pouvoir tout balayeur sur son chemin. Une fois la Ligue des champions terminée, les hommes  de Bertrand Marchand seront plus concentrés sur la compétition locale et auront un avantage certain avec cette avance déjà assurée. Alors... qui arrêtera l’Etoile? On verra bien après quelques autres journées.


 


Nefzi re...change de camp !


Le match U.S.M. - C.A., comptant pour l’ultime journée de la saison dernière, a vu les supporters monastiriens accuser sérieusement leur keeper Adel Nefzi d’avoir baissé les  bras pour permettre au Club Africain d’occuper la seconde place qualificative à la Ligue des champions.


Nefzi a démenti ces accusations, mais il n’a pas pu convaincre ses anciens supporters qui étaient venus  le lui faire rappeler samedi dernier. Emu et bloqué par la pression qui pesait sur ses épaules, Nefzi a eu une belle occasion pour se faire pardonner par ses ex-fans, et il était tellement gentil ce jour-là qu’on a fini par lui accorder cette faveur. Grâce à cette... égalité, le gardien  clubiste a mis tout le monde d’accord en attendant une... belle qui le fera pencher définitivement pour un seul camp.



Robertinho la... chance


Depuis  l’annonce de son retour au Bardo, Robertinho a provoqué des réactions diverses. Ceux qui le connaissent parfaitement n’ont point apprécié ce come-back qui ne peut nullement résoudre les problèmes de l’équipe. Pour beaucoup d’autres, parmi ceux qui suivent de loin son parcours avec le ST, il s’agit d’un bon coach qui accorde la priorité au spectacle et au football offensif, et qui, surtout, véhicule une image gaie et amusante à travers ses déclarations et son accent. Pour son premier match, Robertinho s’en est bien sorti à Zarzis. Avait-il du mérité dans le succès de son équipe samedi dernier ? Ceux qui ont assisté au match ne parlent pas de mérite mais, plutôt, de chance. Cette fois-ci, les Dieux du stade  étaient avec le S.T. et ils ont attendu le retour de Robertinho pour s’y mêler de cette façon.


Alors, le S.T. a-t-il besoin d’un bon entraîneur ou d’un coach chanceux ? Dans l’immédiat, avec un classement peu rassurant, la chance est la bienvenue quel que soit le nom de l’entraîneur, même s’il s’agit de Robertinho. Ce n’est certainement pas l’avis de Mghirbi qui voit les choses d’un autre œil et qui considère que la réussite nécessite du travail et de la compétence avant tout, avec un brin de réussite également. Avec une telle vision, il ne va sûrement pas plaire à Robertinho qui, déjà, se voit ôter la carte blanche délivrée par Mohamed Acheb, le président stadiste. Va-t-il résister à cette attaque? La réponse ne tardera pas et elle fera sauter des têtes.


 


A Zarzis, on récolte ce qu’on sème...


Avec un bilan, tout compte fait raisonnable, de trois défaites à l’extérieur et une victoire et un nul à domicile, l’ES Zarzis ne semblait pas être loin de son tableau de marche préétabli.


Avec un effectif peu riche en joueurs de talent et un recrutement très timide imposé par les difficultés financières, l’ESZ a, tout de même, fait mieux que le S.T., le S.G. ou le CSHL qui disposent pourtant de plus grands moyens. Or, on a fait un raisonnement tout à fait insensé en désignant un bouc émissaire, en l’occurrence le coach Moncef Chargui, pour payer les frais d’un départ raté. Le départ de cet entraîneur a-t-il résolu le problème? La réponse a été rapide avec une défaite à domicile face à un pâle Stade Tunisien. Du coup, ce mauvais faux pas est venu rappeler aux dirigeants que l’origine du mal est toujours là et que Chargui n’avait pas de baguette magique pour faire des miracles. Ceci va-t-il servir de leçon pour l’avenir? Nous ne le pensons pas, car il n’y a pas de plus facile qu’un limogeage d’entraîneur pour épargner la tête d’un président de club !


 


Le chef-d’œuvre de Ben Belgacem


Les deux buts ne sont plus une monnaie rare dans nos stades. Depuis le début de l’actuelle saison, on a vu des buts de toute beauté, œuvres surtout de jeunes talents ou d’autres qui sont en train de revenir au premier plan. C’est le cas de Derbali, Berrebat (EST), Bouchâala (SG), Dhaouadi (CA) et surtout du jeune Abdelmajid Ben Belgacem (USM) qui a réussi un véritable chef-d’œuvre samedi dernier, face au CA et à son ex-coéquipier Nefzi. Un tir enveloppé et bien dosé dans la lucarne, c’est toujours beau à voir.


Avec de tels beaux buts, le spectacle est assuré et le public, bien récompensé, sera toujours là. Tant mieux ...

Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com