A la Maison de la Culture Ibn Khaldoun : Fenêtre sur les couleurs tunisiennes





Aicha Khiari Chachia est une peintre passionnée du mixage des couleurs tunisiennes, des figures et des formes des différents endroits nostalgiques du Grand Tunis et des autres régions du pays. A travers son exposition qui se tient actuellement à la Maison de la Culture Ibn Khaldoun et qui a pour thème  «Fenêtres», elle nous invite à découvrir une peinture focalisée sur de nombreux thèmes en rapport avec l’authenticité.


A travers une quarantaine de tableaux, l’artiste nous fait découvrir un mixage inédit de multiples thèmes et sujets qui l’ont inspirés depuis sa prime jeunesse et au tout début de sa carrière, puisque la peintre est à sa première exposition publique. Raison pour laquelle, d’ailleurs, elle n’a pas voulu se limiter à un seul thème. Ainsi, dans ses œuvres, elle s’est évertuée à traiter plusieurs sujets et toucher un peu à tout. Il s’agit, pour l’artiste, d’une occasion pour immortaliser ses passions et surtout les couleurs qui ont habité son subconscient depuis son jeune âge. Dans ses œuvres, elle a focalisé son imagination sur des endroits comme la mer, les plages, les villages, la Médina, les traditions, entre autres. En effet, pour immortaliser ces localités, Aicha Khiari Chachia a opté pour des couleurs chaudes, en mettant un accent particulier sur le rouge, l’orange et le rose. Ces couleurs, elle les a mélangés avec une certaine finesse pour en tirer, dans certaines œuvres, sa propre couleur originale qu’elle met en exergue dans les figures concoctées dans ses tableaux. Mais à contempler de très près les tableaux de cette artiste, le visiteur est embarqué par l’ingéniosité avec laquelle elle traite ses sujets. D’abord, la peintre tente de mettre en valeur, dans ses toiles, un brin de romantisme en peignant des tournesols, des coquelicots, des bouquets de fleurs, des ornements. Elle a également immortalisé aussi des vases à roses, des portes bleues, la vue sur la mer, bref, de nombreux éléments qui passionnent et qui incitent à pousser à la réflexion. Des lieux chargés d’histoire n’ont pas été non plus oubliés par l’artiste qui a consacré trois de ses tableaux à la vieille ville. Elle a, en effet, fait ressortir dans ses toiles de multiples coins et recoins, des impasses, des entrées d’une maison arabe mais aussi des rues tortueuses et des maisons arabes d’une authenticité inégalable. Le tout a été peint dans une certaine finesse et dans les détails les plus expressifs qui incitent l’amateur de la Médina à s’y rendre. Cependant, en optant pour une multitude de thèmes, l’artiste a voulu puiser de toutes les influences des écoles picturales. Toutefois, dans sa démarche, elle exprime sa préférence pour l’école tunisienne, notamment pour ses pionniers, en l’occurrence Néjib Belkhodja et Zoubeida Turki. Elle reste passionnée de tout ce qui est abstrait et surtout de tout ce qui a un rapport étroit avec l’impressionnisme. La peinture à l’huile demeure en effet sa principale technique adoptée. Ayant commencé sa carrière, il y a cinq ans, l’artiste, malgré les obligations familiales, a voulu se lancer dans la peinture avec comme cheval de bataille de faire revivre les couleurs tunisiennes et tunisoises dans toutes leurs splendeurs.


 


Ousmane WAGUÉ




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com