Israël-Nucléaire iranien : Moscou… la dernière carte





Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, s'est dit "encouragé" par sa rencontre jeudi à Moscou avec le président Vladimir Poutine, destinée à contrecarrer le programme nucléaire iranien et ce malgré un résultat incertain.


 


Le Quotidien-Agences


L'optimisme de la Présidence du conseil contraste avec le ton plus réservé de la presse, alors que l'opposition de droite accuse Olmert d'avoir effectué une "visite humiliante" à Moscou, sachant qu'il serait impossible de changer l'attitude russe .


"Le Premier ministre s'est dit encouragé par sa visite qui lui a donné l'impression que la Russie et Israël ont la même perception de la menace nucléaire iranienne", a déclaré  la porte-parole du chef du gouvernement, Meir Eisin.


Selon elle, Olmert a perçu chez son interlocuteur une nette opposition à ce que l'Iran se dote d'un armement nucléaire, lors de leur entretien en tête-à-tête de trois heures.


"Nous savons à quel point vous êtes préoccupés par la situation autour du problème nucléaire iranien", a dit Poutine au début de sa rencontre au Kremlin. Il a informé son interlocuteur des résultats de sa visite à Téhéran, et Olmert l'a tenu au courant des récentes évaluations des renseignements israéliens sur l'avancée du programme nucléaire iranien.


Olmert a plaidé pour que la Russie s'associe à de nouvelles sanctions économiques internationales contre l'Iran, si ce pays poursuit son programme nucléaire.


Selon la presse israélienne, il s'est quasiment heurté à une fin de non-recevoir.


En visite mardi à Téhéran  Poutine avait marqué son soutien à un programme nucléaire iranien "pacifique", auquel ne croient ni les Israéliens ni l'Occident. L'Iran dément vouloir fabriquer l'arme atomique.


Les entretiens de Moscou surviennent dans la foulée des déclarations du président américain, George W. Bush, en désaccord avec Poutine sur le dossier iranien.


"Si vous tenez à éviter la Troisième Guerre mondiale, il me semble que vous devriez veiller à empêcher (les Iraniens) d'avoir le savoir-faire nécessaire pour fabriquer l'arme nucléaire", a-t-il lancé à Washington.


Un ancien haut responsable israélien, le général de réserve Giora Eiland, a jugé pour sa part qu'un "soutien russe à des sanctions est indispensable pour les rendre effectives".


Pour convaincre le Kremlin, Israel devrait jouer le rôle de médiateur entre Moscou et Washington sur un certain nombre de questions stratégiques, selon l'ancien chef du Conseil de sécurité national en Israel, interviewé à la radio militaire.


Au même moment, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, rencontrait à Washington son homologue américain Robert Gates et d'autres hauts responsables, dans des entretiens consacrés au dossier iranien.


Selon l'analyste militaire du quotidien Haaretz, l'option d'une frappe aérienne est sérieusement envisagée par l'état-major israélien, en dépit des énormes difficultés techniques qu'elle comporte, des risques de riposte iranienne et du fait que dans le meilleur des cas elle ne pourrait que retarder le programme nucléaire iranien.


"Ni les sanctions, ni les pressions diplomatiques ni les menaces militaires n'ont dissuadé l'Iran de stopper son programme nucléaire, alors qu'Israel a fait savoir qu'un armement nucléaire iranien représentait un risque existentiel. Dans ces conditions, une confrontation devient inéluctable" écrit-il.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com