C.A.-C.S.S. (1-1) : Equitable…





Que dire finalement de cette confrontation mettant aux prises les Clubistes tunisois aux Clubistes du Sud, sinon qu’elle a apporté la preuve des limites à l’heure actuelle des deux protagonistes, essentiellement les Tunisois.


 


On attendait pourtant beaucoup de cette rencontre, d’autant que les deux équipes  ont subi une semaine plus tôt leur premier échec de la saison et ne tenaient vraisemblablement pas à vivre les affres d’un second revers, sachant que l’ESS avait, vingt-quatre heures avant glané trois nouveaux points, mettant ainsi la pression sur ses poursuivants.


Aussi, l’assistance nombreuse, notamment du côté du club de Bab Jédid, est-elle restée sur sa faim, n’ayant eu droit en fin de compte qu’à une prestation moyenne.


D’ailleurs, on l’a dit et redit ces derniers temps, la formation clubiste n’est pas encore au mieux de sa forme. Beaucoup de lacunes à corriger, plusieurs insuffisances à remédier, en un mot beaucoup de travail reste à faire pour soigner certains automatismes.


Pour revenir au match de dimanche dernier, disons que les Clubistes l’ont abordé pourtant avec la nette détermination de se racheter afin de demeurer dans le sillage du leader.


Or, ils vont vite déchanter puisqu’en face l’équipe sfaxienne était bien organisée  essentiellement au milieu avec le travail inlassable de Chaker Bargaoui et surtout Haïthem Mrabet auteur d’une très bonne prestation, ainsi que  la technique de Nafti, lequel sans avoir encore retrouvé toutes ses sensations ni toute la plénitude de ses moyens n’en demeure pas moins très utile et un rouage essentiel dans la formation de Decastel.


Certes, la ligne médiane sfaxienne aurait souffert de la petite forme de Houcine Jabeur, mais elle est tout de même parvenue à prendre  le plus souvent le dessus sur un milieu clubiste «orphelin» après «l’exil» de Wissem Yahia sur le flanc droit, et non moins handicapé par la méforme de Sellami qui n’est encore qu’à 60% de ses moyens.


Du coup, Lassaad Ouertani et Karim Aouadhi se sont-ils retrouvés en infériorité malgré toute leur bonne volonté et tout leur courage.


Aussi, les Clubistes n’ont-ils fait illusion que pendant les vingt-cinq minutes initiales. Mais les quelques escarmouches de Karim Aouadhi et Junior Ozagi n’ont pas pesé lourd, encore moins inquiété  l’arrière-garde sudiste.


C’est au contraire les Sfaxiens qui allaient se montrer menaçants et plus dangereux dans leur entreprise grâce aux deux tentatives successives de Karim Nafti et Hamza Younes, notamment le bolide de ce dernier qui a contraint Adel Nefzi à s’employer en deux temps pour l’arrêter.


A partir de ce moment, les Sfaxiens allaient prendre de l’assurance et se  montrer plus audacieux encore, n’eussent été ce penalty concédé et cette expulsion de Hamza  Younes qui ont tempéré un tant soit peu leur ardeur.


Les partenaires de Lotfi Saïdi vont effectivement reprendre leur domination dans les vingt dernières minutes de la rencontre, se  créant plusieurs opportunités, dont la meilleure fut offerte à Karim Nafti qui s’est retrouvé face à face avec le portier clubiste, mais a trouvé le moyen de rater la cage (72’).


Mais malgré leur infériorité numérique,  les visiteurs ont continué à pousser et à y croire jusqu’au bout, parvenant enfin à rétablir l’équilibre au moment où leur adversaire s’y attendait le moins.


Une parité, en fin de compte, équitable dans la mesure où les Clubistes tunisois n’ont pas été transcendants,bien qu’ils soient poussés par plus de vingt-cinq mille supporters, tout acquis à leur cause.


Beaucoup reste à faire, en tout cas, dans cette formation clubiste appelée à faire face à de gros challenges dans les semaines à venir avec une série de confrontations aussi importantes l’une que l’autre....


 

Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com