Liban-Présidentielle : L’impasse





L'élection  d’un nouveau président libanais prévue aujourd’hui au Parlement a été de nouveau reportée pour donner plus de chance à un compromis entre la majorité soutenue par l'Occident et l'opposition proche de Damas et Téhéran.


 


Le Quotidien-Agences


"En vue de davantage de consultations pour parvenir à un accord sur l'élection du président de la République qui symboliserait l'unité du pays, le président du Parlement a décidé de reporter la séance prévue demain (mardi), au lundi 12 novembre, à 10H30", selon un communiqué du Parlement.


C'est la deuxième fois que les députés sont obligés de reporter une séance consacrée à la présidentielle après l'échec d'une première tentative le 25 septembre.


Les parlementaires de la majorité et ceux de l'opposition ne sont toujours pas parvenus à se mettre d'accord sur le successeur du président sortant, le pro-syrien Emile Lahoud, dont le mandat expire le 24 novembre.


Le Liban traverse une grave crise politique depuis que l'opposition a retiré ses six ministres du gouvernement de Fouad Siniora en novembre 2006, provoquant une paralysie des institutions, dont celle du Parlement qui élit le président de la République parmi les chrétiens maronites.


«Le report avant la tenue de la séance est un élément positif car il sous-tend une volonté d'entente et la poursuite des efforts en vue d'un consensus", a déclaré  le ministre démissionnaire de l'Energie et membre du Hezbollah chiite, Mohammad Fneich.


Une source proche du chef de la majorité parlementaire Saad Hariri a indiqué  sous couvert de l'anonymat que le report avait été décidé lors de la table ronde entre les chef de la diplomatie français, italien et espagnol samedi en mission à Beyrouth et des représentants des deux camps.


La majorité insiste pour que le futur président soit issu de son camp, ou du moins un président qui serait attaché "à l'indépendance et la souveraineté du Liban".


L'opposition met en garde quand à elle contre l'élection d'un candidat qui ne serait pas "consensuel".


L'impasse a fait craindre la création d'un gouvenement rival par l'opposition, un scénario identique à celui qu'a connu le Liban à la fin de la guerre civile.


Mais la Troïka européenne a évoqué à Beyrouth un climat plus "positif" et "constructif" entre les protagonistes libanais, les appelant à ne pas rater "le rendez-vous démocratique".


Les chefs de diplomatie ont également noté un "mouvement de coordination, d'acceptation commune" entre les chrétiens des deux camps rivaux.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com