Nucléaire iranien – Après Paris, Olmert à Londres : Cherche soutien désespérément





Gordon Brown a fait savoir que son gouvernement allait œuvrer pour de nouvelles sanctions contre l’Iran


 


«Nous sommes prêts et ferons pression pour de nouvelles sanctions contre l’Iran», a déclaré Gordon Brown lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue israélien Ehud Olmert.


«Nous travaillons par l’intemédiaire des Nations unies  pour atteindre cet objectif. Nous sommes également prêts à approuver des sanctions européennes plus fermes.  Nous voulons être clairs :nous ne soutenons pas les ambitions nucléaires de ce pays», a-t-il dit.


Fort du soutien de la France dans le dossier nucléaire iranien, le Premier ministre israélien  est arrivé hier à Londres avec l'espoir, justement de convaincre son homologue Gordon Brown d'appuyer de nouvelles sanctions contre Téhéran.


C'est la première rencontre entre Olmert et le chef du gouvernement britannique depuis que ce dernier a succédé à Tony Blair le 27 juin.


Olmert a également prévu de rencontrer dans la journée son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lui aussi à Londres pour des entretiens en fin de matinée avec Brown. Selon Downing Street, cette rencontre était prévue avant la crise actuelle entre la Turquie et les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak.


Brown a jusqu'ici toujours dit vouloir privilégier la solution diplomatique, mais il a aussi refusé d'exclure une option militaire pour répondre au défi posé par Téhéran.


Considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, Israël estime que l'Iran représente sa "principale menace stratégique",


Lundi, Olmert et Sarkozy ont souligné leur convergence de vues sur le dossier nucléaire iranien, en jugeant qu'un Iran doté de l'arme atomique n'était pas "acceptable".


Olmert a qualifié l'entretien de "très bon" et parlé de "vues identiques sur de nombreux sujets. "Je n'aurais pas pu entendre sur le dossier iranien des choses qui auraient pu être plus proches de mes attentes", a-t-il déclaré à la presse.


Il a assuré ne pas avoir discuté avec  Sarkozy d'une frappe militaire contre l'Iran, précisant qu'ils avaient évoqué "un large éventail d'actions qui ne sont pas nécessairement extrêmes". "Je crois que nous pouvons réussir avec elles", a-t-il dit, dans une allusion à un durcissement des sanctions internationales.


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Les USA souhaiteraient  frapper l'Iran par le biais d'Israël


 


Quand des diplomates de haut rang souhaitent dire quelque chose de sévère et de concret, ils préfèrent souvent le faire par le biais d'un sénateur ou d'un sous-secrétaire d'Etat à la retraite comme John Bolton, note  le journal russe Komsomolskaïa pravda.


Hier, ce gentleman aux convictions antirusses a comme à son habitude critiqué Moscou pour sa position réservée quant au programme nucléaire iranien. Cependant, cette fois-ci, le diplomate américain a appuyé ses paroles d'une menace explicite, mais - attention! - de la part d'Israël.


"J'espère que la Russie ne fournira pas de combustible nucléaire à l'Iran. Si elle lui en livre quand même, il y aura un grand risque qu'Israël effectue une frappe contre Bouchehr et ce, avant même que ce combustible ne soit chargé dans le réacteur", a-t-il lâché, avant d'ajouter: "Je ne pense pas que nous [les Etats-Unis] fassions quoi que ce soit".

Ce représentant typique des "faucons" washingtoniens s'est donc prononcé contre la coopération entre Moscou et Téhéran, ne serait-ce que dans le domaine du nucléaire civil. Prenant ses précautions, il s'en est lavé les mains en laissant entendre qu'Israël irait au charbon et que les Etats-Unis se tiendraient à l'écart. Quelqu'un a-t-il demandé l'avis d'Israël sur ce sujet?


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com