Après l’échec des pourparlers avec les Irakiens : L’incursion militaire turque se dessine





* Erdogan accuse l’UE de refuser de coopérer dans la luttte contre les séparatistes kurdes


 


Le Quotidien-Agences


La Turquie se rapproche d'une opération militaire contre les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak, après l'échec vendredi des pourparlers entre ministres turcs et irakiens, estimait  hier la presse turque.


"Les propositions irakiennes se sont révélées insignifiantes. Une opération transfrontalière est à la porte", titre le quotidien pro-gouvernemental Zaman.


"L'espoir de trouver une solution s'amenuise", estime le journal populaire Vatan. Il ajoute que "l'armée attend l'ordre de frapper" et voit dans la journée de vendredi un "point de rupture".


Le quotidien à grand tirage Hürriyet juge "ridicules" les propositions irakiennes pour lutter contre les infiltrations des rebelles kurdes en Turquie depuis le nord de l'Irak, accusant les responsables irakiens de se livrer à des "pitreries" face à des demandes auxquelles ils n'ont apporté aucune réponse.


Bagdad a notamment proposé de faire surveiller les frontières du Kurdistan irakien par les forces de la coalition et de "renforcer" les postes-frontières du nord de l'Irak avec la fourniture d'armes et d'équipements pour prévenir les attaques des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).


Ankara a jugé ces propositions insuffisantes, estimant qu'elles prendraient trop de temps pour être mises en œuvre et a réclamé des mesures "urgentes" pour contrer les rebelles à l'issue des discussions de vendredi avec la délégation irakienne.


Hürriyet a aussi regretté que les Irakiens n'aient pas répondu aux demandes turques d'extradition de chefs du PKK, basés dans le nord de l'Irak.


Dans ce contexte, plusieurs quotidiens estiment que la prochaine rencontre entre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le président George W. Bush le 5 novembre à Washington sera déterminante pour la suite de la crise.


 


Accusations


Contre-temps, le  Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé les pays de l'Union européenne de refuser de coopérer avec Ankara dans la lutte contre les séparatistes kurdes.


"Malgré la reconnaissance du caractère terroriste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), aucun pays membre de l'UE n'a extradé aucun terroriste vers la Turquie", a déclaré hier le chef du gouvernement turc lors d'une conférence à Istanbul. Son discours a été retransmis par des chaînes de télévision turques.


"La Turque est déterminée à faire face à la terreur, personne ne la contraindra à renoncer à cette lutte. Nous voudrions que nos amis nous soutiennent", a indiqué Recep Tayyip Erdogan.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com