Le commandant en chef des Gardiens de la révolution : Téhéran répondra avec force à toute agression





* La Maison-Blanche réfute prendre avec l’Iran le même chemin qu’avec l’Irak


 


Le Quotidien-Agences


L'Iran, visé par de nouvelles sanctions américaines, répondra avec force à toute agression, a prévenu le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef du corps des Gardiens de la révolution.


«L'Iran répondra à toute agression de manière encore plus dure», a déclaré Jafari.


«Les ennemis ne peuvent rien faire et leurs déclarations sont de la pure rhétorique», a-t-il ajouté.


Le 20 octobre, un des commandants des Gardiens de la révolution, le général Mahmoud Chaharbaghi, avait promis un déluge de roquettes et d'obus «dès la première minute» en cas d'agression étrangère contre l'Iran.


Jafari n'a pas réagi directement à la décision de l'administration américaine d'imposer de nouvelles sanctions contre le corps des Gardiens de la révolution, mais il a répété que les menaces de «certains dirigeants occidentaux (étaient) de la pure rhétorique».


«Je ne les considère pas comme des menaces» réelles, a-t-il ajouté.


Les Etats-Unis ont imposé jeudi de nouvelles sanctions contre trois banques iraniennes mais aussi contre le corps Gardiens de la révolution — l'armée idéologique du régime--, accusé de contribuer à la prolifération d'armes de destruction massive, et l'unité Al-Qods des Gardiens de la révolution, accusée de soutenir le terrorisme.


La Maison-Blanche a réfuté  être sur la voie de la guerre avec l'Iran comme avec l'Irak de Saddam Hussein, tout en continuant à se réserver la possibilité du recours à la force et en "espérant" ne pas avoir à en arriver là.


"Je ne crois pas qu'on puisse établir le moindre parallèle", a dit un porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Fratto.


L'administration Bush est "totalement déterminée" à employer la diplomatie pour obtenir de la République islamique qu'elle suspende ses activités nucléaires les plus sensibles, a-t-il assuré.


Cependant il a répété le principe du président George W. Bush de "n'écarter aucune option", et n'a pas catégoriquement exclu que les tensions ne conduisent à une confrontation militaire: "Nous espérons vraiment, vraiment que cela ne sera pas le cas. (...) Ce que nous espérons, c'est qu'une solution diplomatique mène à des négociations".


Bush vient pourtant d'agiter le spectre d'une Troisième Guerre mondiale si l'Iran avait la bombe atomique.


Un tel langage rappelle "la rhétorique belliqueuse qui a précédé l'invasion de l'Irak", s'est ému le sénateur démocrate Robert Byrd.


Le nouveau dirigeant iranien chargé du dossier nucléaire, Saïd Jalili, a cependant assuré que les sanctions américaines n'auraient "aucun effet" sur la politique du régime.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com