Privatisation : Pas d’acheteur éventuel pour la BFT





Tunis – Le Quotidien


L’affaire de la privatisation de la Banque Franco-Tunisienne continue à faire parler d’elle, d’autant qu’aucun des candidats présentés n’a l’intention de remettre une offre aux instances de tutelle pour le rachat des parts de capital mises à la vente, du moins actuellement.


Après l’échec de l’appel d’offres international pour la cession des 78,18% du capital de la BFT, dont la date limite pour la réception des offres des candidats en lice était fixée pour le 18 septembre dernier, les instances de privatisation ont essayé de relancer de nouveau ce projet.


Cet appel d’offres n’a pas abouti à des résultats quelconques, puisqu’aucun des candidats présumés n’a présenté une offre pour le rachat de la banque, dont le litige avec la société « ABCI » persiste encore.


Les analystes estiment, en effet, que ce même litige a été à l’origine de l’échec de l’appel d’offres, et pourrait empêcher tout autres projets de privatisation de la banque, si les instances de tutelle n’arrivent pas à le résoudre.


La société ABCI avait averti les candidats éventuels pour le rachat de la BFT de la possibilité d’un recours contre eux à la justice au cas où ils arriveraient à contrôler la banque.


Ce litige, ainsi que certains autres facteurs d’ordre gestionnaire et financier ont été, selon les analystes, derrière l’inachèvement de ce projet de privatisation, considéré comme l’un des plus compliqués et des plus difficiles dans le secteur bancaire tunisien.


Face à cette situation, les autorités chargées de la finalisation de la privatisation de la BFT ont décidé de continuer leurs efforts pour trouver une issue à ce projet, et convaincre les candidats éventuels des avantages du rachat de cette banque.


La Banque Franco-Tunisienne est, en effet, une filiale de la Société Tunisienne de Banque (STB) créée en 1979 avec un capital social de 5000 mille dinars, détenu à raison de 78,18% par la STB.


Le conflit opposant la BFT à la société ABCI perdure depuis 1987. Les deux parties n’arrivent toujours pas à trouver un compromis pour leurs problèmes financiers et à  mettre, ainsi, fin à ce litige parmi les plus polémiques dans le secteur.


Quoi qu’il en soit, les autorités de tutelle doivent trouver une issue positive à ce problème afin d’achever le projet de privatisation de la BFT et préserver l’image du secteur bancaire tunisien à l’échelle internationalle.


  


M.Z




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com