Protection de l’environnement : Vers la valorisation des déchets de l’industrie du cuir





L’industrie du cuir et chaussures génère beaucoup de déchets. Leur valorisation constitue la solution idoine pour limiter la pollution tout en augmentant les revenus.


 


Tunis — Le Quotidien


Le workshop organisé, hier à Tunis, vise la promotion et le renforcement de la coopération internationale en matière de recherche et de développement technologique dans le domaine de l’environnement relatif à la pollution industrielle.


Le secteur du cuir et chaussures constitue l’un des maillons faibles en matière de protection de l’environnement, puisque les produits utilisés pour le traitement du cuir sont pour la plupart chimiques.


L’on compte une trentaine de produits dont le chlorure de sodium, les antiseptiques, le sulfure de sodium, les acides sulfuriques, la soude caustique. La liste est encore longue. L’impact sur l’environnement est évident. La production industrielle du cuir est confrontée à un problème de décharge puisque les stations d’épuration sont, à l’heure actuelle, submergées pour pouvoir traiter les résidus de la production totale.


 


Nouveaux procédés


L’intervention du directeur de la recherche et de l’innovation au Centre national du cuir et de la chaussure, M. Abdessattar Toumi, a permis de mettre le doigt sur le mal et d’identifier de nouvelles applications pour le traitement des eaux usées issues des procédés de la transformation du cuir.


Il a mis l’accent sur la nécessité de valoriser l’opération de recyclage dans les tanneries, notamment en concevant une unité de séparation  des graisses et protéines des peaux et l’utilisation de ces graisses pour la fabrication des savons.


Les nouvelles techniques ont permis de valoriser ces protéines en les réutilisant comme fertilisants dans le domaine de l’agriculture.


La maîtrise de la pollution en matière de transformation du cuir reste une priorité absolue. «Nous n’avons d’autre choix que de recourir à des techniques propres», affirme notre interlocuteur au cours d’un entretien avec notre journal. Et d’ajouter : «C’est d’ailleurs l’objet de ce workshop qui regroupe des experts en provenance de pays de l’Union Européenne».


Les résultats scientifiques et technologiques seront comparés et permettront certainement la maîtrise de l’impact de l’industrie de transformation du cuir en Tunisie et dans les pays européens.


Quoi qu’il en soit, la qualité du cuir tunisien reste en mesure de concurrencer les produits fabriqués ailleurs. «Certains consommateurs doivent se débarrasser de leurs préjugés négatifs à l’encontre de nos produits», affirme notre interlocuteur. La preuve : bon an mal an, le volume des exportations est évalué à plus de 700 MD.


 


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com