Territoires occupés : Le Hamas s’effrite ?





Le Quotidien-Agences


Des chefs du Hamas ont multiplié les déclarations contradictoires qui trahissent, selon des analystes, des divergences entre une aile pragmatique et un noyau dur au sein du mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza.


Dans un surprenant assouplissement de rhétorique, Ismaïl Haniyeh, l'un des ténors du Hamas et chef de gouvernement islamiste limogé en juin par le président Mahmoud Abbas, a assuré en octobre que le pouvoir exercé par son mouvement à Gaza était "temporaire".


Il a dans le même temps annoncé une imminente reprise du dialogue entre le Hamas et le Fatah, le parti de  Abbas, dont les services de sécurité ont été mis en déroute et humiliés par les islamistes en juin dernier à Gaza.


Allant à contre-courant de la ligne officielle du Hamas, le porte-parole de  Haniyeh, Ghazi Hamad, a quant à lui évoqué dans une récente tribune parue dans la presse de possible négociations avec Israël.


"Il s'agit d'une position personnelle qui ne reflète pas celle du Hamas", a réagi le mouvement dans un communiqué.


Selon des informations de presse, le Hamas a même suspendu  Hamad ainsi qu'Ahmad Youssef, le conseiller politique de Haniyeh, qui lui aussi a tenu des propos ayant déplu à l'aile dure du mouvement.


En revanche, les déclarations d'un autre chef du Hamas, Nizar Rayan, ont douché tout espoir d'une imminente réconciliation interpalestinienne.


Rayan a en effet jeté de l'huile sur le feu en promettant devant des militants à Gaza que le Hamas prendra également le contrôle en Cisjordanie, et prévu une imminente chute de  Abbas.


Ces déclarations ont manifestement embarrassé la direction du Hamas qui, officiellement, prône le dialogue avec le Fatah et Abbas.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com