Cession de la Sotuver : Est-ce l’impasse ?





Le feuilleton de la cession de la société tunisienne de verrerie « Sotuver » à un investisseur étranger ne semble pas avoir pris fin. La transaction, annoncée depuis quelques semaines au profit du  groupe marocain « Sevam » n’aura pas lieu finalement.


 


Tunis-Le Quotidien


Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient d’annoncer, récemment, l’annulation de la transaction prévue, initialement, entre les actionnaires majoritaires de la Sotuver, détenue par les héritiers de Khaled et Noureddine Chahed, fondateurs de la société, et le groupe marocain Sevam.


Le CMF n’a pas avancé des arguments pour cette décision de l’annulation de la cession de la société au profit du groupe marocain, laissant ainsi apparaître plusieurs interrogations quant à la finalisation de ce projet.


Cette cession a été empêchée, éventuellement, suite à une plainte déposée par le groupe français Saint Gobain, un des candidats à ce projet, devant la justice française et tunisienne, ainsi que le CMF et les autorités boursières tunisiennes.


Le groupe français avait signé, au début du mois d’août dernier, une lettre d’intention et une convention de confidentialité et d’exclusivité avec les propriétaires de la Sotuver, lui permettant le rachat de ladite société.


L’annonce, par la suite, de la cession de la Sotuver au profit des Marocains de Sevam, a représenté une grande surprise pour les responsables du groupe français Saint Gobain, qui n’ont pas hésité, ainsi, à déposer leur plainte.


Cette dernière semble, donc, donner des résultats positifs pour le groupe français, puisqu’elle a réussi à bloquer cette cession au profit du groupe marocain Sevam, voire l’annuler même.


Le dernier communiqué du CMF confirme, en effet, cette nouvelle tournure du projet qui serait loin, encore, d’être achevé du moins au cours des prochains mois, d’autant que le conflit entre la société et le groupe français persiste encore.


Le projet est entré, ainsi, dans une impasse qui ne serait dépassée qu’après la résolution du conflit avec le groupe français, qui prétend être le seul acquéreur légal de la société tunisienne.  


La Sotuver connaît, depuis la disparition de ses fondateurs, des difficultés financières énormes, caractérisées par la succession des résultats négatifs et des pertes qui sont arrivées en 2005 à 1,8 million de dinars, avant de passer à 0,842 million de dinars en 2006.


C’est cette situation financière difficile qui a été à l’origine de la décision de céder les parts des héritiers de la famille Chahed dans le capital de la société au profit d’investisseurs étrangers.


 

M.Z.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com