Les jeunes et l’avenir : La fin justifie les moyens et les ambitions





La nature dote certaines personnes de dons particuliers. Celles-ci ont l’esprit imaginatif et une aptitude naturelle à créer.  Certains, font d’ailleurs usage de cette imagination pour embellir leur vie, leurs relations et leur avenir. D’autres en revanche sont très terre à terre. Ils ont un esprit très rigoureux. A quel rang appartiennent justement les jeunes gens ? Après avoir réussi leurs études, les jeunes ne pensent qu’à trouver un emploi. Pour ce faire, nombre de diplômés font en sorte de maximiser leurs chances. D’autres en revanche, se plaisent dans leur farniente et lèguent cette mission de la recherche d’emploi aux parents et proches. Comment est-ce que les jeunes procèdent-ils justement pour trouver un job ?


 


Tunis-Le Quotidien


La vie est loin d’être une petite partie de plaisir. Elle est parsemée d’obstacles et d’embûches. Pour atteindre un  but, il faut faire preuve de force de caractère et de persévérance. Certains sont nés sous une bonne étoile. Ils disposent d’une cuillère en or dans la bouche depuis la naissance. Ils n’ont donc pas besoin de faire de grands efforts pour réaliser leurs rêves. Après les études, ils savent qu’il y aura les connaissances des parents pour les pistonner afin qu’ils trouvent un poste honorable. Sinon, ils peuvent toujours miser sur la fortune familiale pour financer leurs projets. Cependant, une minorité parmi les jeunes a de tels privilèges. La majorité finit ses études tout en ignorant ce que l’avenir peut lui réserver. Les plus courageux se jetteront dans l’aventure, fouilleront partout pour avoir une idée nouvelle et s’installeront pour leur propre compte d’autant plus que l’Etat encourage les jeunes initiatives et la création des projets. Les moins fonceurs évolueront à petits pas. Ils préfèrent d’abord acquérir de l’expérience avant de voler de leurs propres ailes. Pour dénicher un emploi, ils savent que les diplômes seuls ne suffisent pas. Ils comptent donc approfondir leurs connaissances, s’adonnent à des cours pour maîtriser davantage les langues apprises à l’école et pour maîtriser encore plus l’outil informatique. Ils ne refusent aucun stage de formation même si l’indemnité qu’on leur propose est vraiment infime et ils visitent quotidiennement les offres d’emploi sur les journaux et autres supports médiatiques. Bref, ils bougent ! Mais entre les uns et les autres, certains diplômés se plaisent dans le farniente et hantent les cafés tout en se lamentant sur leur sort… Ils se contentent de rêver. Ils ne tiennent pas compte des faits réels. Ils aiment sombrer dans le monde imaginaire des rêves. A priori, cela peut leur apporter satisfaction puisque le rêve leur permet une certaine compensation…Toutefois, il faut avoir les moyens de réaliser ses rêves…


 


Moncef Ben Messaoud, étudiant de 25 ans, rêve de monter son propre projet. Fan de musique, Moncef n’imagine pas faire carrière dans un autre domaine. «La musique est toute ma vie et c’est la raison pour laquelle, j’ai intégré l’école de musique. Je rêvais depuis mon enfance de devenir musicien. Je ne pouvais pas étouffer cet amour et ce don que j’avais pour continuer ma vie avec l’amer goût d’inachevé. J’ai tenu à étudier la musique en bonne et due forme. Avant, mon rêve se limitait à cela, mais aujourd’hui, je suis hanté par l’idée de faire de la musique ma future profession. Je dois dire que ce qui me tient le plus à cœur est de monter mon propre projet. Je veux fonder un conservatoire privé qui enseignera les ABC de la musique aux amoureux de cet art et surtout pour permettre aux enfants qui ont un talent caché de pouvoir l’exprimer et cultiver leurs dons musicaux. Toutefois, je suis encore au stade de la conception. Pour passer à la réalisation, j’ai encore un bon bout de chemin à faire. Il me faut une autorisation, un local et surtout du matériel ! Et pour avoir tout cela il faut que j’y consacre mon temps et mon énergie et il me faut par-dessus tout de l’argent. L’idéal est que je finance seul mon projet, je n’aime pas les dettes. Mais le cas échéant, je vais devoir demander un prêt. Mais, je ferai tout pour exécuter mon projet et réaliser mon rêve», dit-il.


Thaer, 18 ans est un élève très brillant. A présent, tout ce qui lui tient à cœur, c’est de parvenir au bout de son cursus scolaire et universitaire. «Je ne peux pas décider maintenant de ce que je vais faire de mon avenir. Toutefois, comme tous les autres jeunes, je voudrai devenir riche et avoir une profession honorable. Je n’ai encore aucune idée sur la spécialité pour laquelle je vais opter et tout mon avenir dépendra justement de ma spécialité d’étude. Toutefois, j’ai toujours apprécié l’idée d’être l’unique maître à bord. Je voudrai bien avoir mon propre projet, mais pour ce faire, il faut que je sois sûr de la réussite de mon projet. On ne peut pas se permettre de s’aventurer dans ce genre de choses», dit-il.


Amine, élève de 16 ans,  rêve d’avoir son propre projet. Le jeune homme ne veut tout de même pas s’aventurer. «Certes à notre âge, on se permet de rêver et d’avoir de grandes ambitions. Mais il faut avoir les talents qu’il faut pour réaliser ses ambitions. Il ne faut pas non plus se contenter d’avoir du talent, si on veut réussir, il faut faire une étude de projet infaillible et il faut savoir improviser. Donc l’idée en tant que telle me plaît, mais elle ne doit pas me hanter pour le moment parce que je dois d’abord penser à réussir mes études», dit-il.


Hatem, élève au lycée pilote de 17 ans, est également un élève brillant et studieux. Le jeune homme préfère s’installer pour son propre compte. «Etre le chef d’une entreprise est une idée qui ne me déplaît pas du tout ! Mais serai-je capable d’assumer une telle responsabilité et un tel risque, là est toute la question ? Je voudrais m’installer à mon propre compte parce que cela évite d’abord les problèmes de la hiérarchie et me poussera que je le veuille ou non à donner le meilleur de moi-même. Mais ce n’est pas du tout une décision qui se prend à la hâte,  j’ai encore un long parcours à faire avant de pouvoir décider. Si je fais une étude de projet, que je serais sûr de la réussite du projet et surtout si je trouve les moyens financiers qu’il faut, c’est sûr je ferai en sorte de m’installer pour mon propre compte», dit-il.


 


Ghazi, élève de 16 ans, est lui aussi, élève au lycée pilote. Le jeune homme voudrait lui aussi s’installer pour son propre compte. «Je ne pense pas qu’il y ait un seul jeune sur terre à qui l’idée d’avoir son propre projet et d’avoir un bon paquet d’argent ne lui plairait pas ! Je voudrai tant devenir riche et avoir mon propre projet pour ne jamais être contraint à suivre les instructions de qui que ce soit. Mais comment y parvenir ? Ce genre de question ne me travaille pas encore. Pour le moment, j’étudie, j’essaye de donner le meilleur rendement pour réussir brillamment, ensuite je verrai plus clair. Mais l’idée de monter mon propre projet me tente à condition que le projet ait de fortes chances de réussir», dit-il.


 


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com