Changement an XX : Révolution tranquille et ambitions légitimes





La Tunisie commémore aujourd’hui le 20e anniversaire du Changement. C’est une date importante qui a marqué l’histoire de notre pays. Il s’agit d’un événement de taille qui nous offre l’occasion de faire le bilan de deux décennies de réalisations et de regarder vers l’avenir avec sérénité et optimisme.


De l’avis de tous les observateurs avertis, la Tunisie a connu une profonde mutation. Notre pays a, en effet, effectué un pas grandiose dans le processus de consolidation de son économie, ce qui lui a permis de raffermir sa position sur l’échiquier international.  Une position qui lui a conféré le statut de partenaire crédible vis-à-vis des instances internationales. Les agences de notation et autres organismes internationaux spécialisés confirment d’ailleurs ce constat en décernant régulièrement des satisfecit à notre pays.


Depuis deux décennies, la Tunisie s’est  engagée, en fait, dans un processus de développement et d’ouverture tous azimuts, couronné par de nombreux succès  qui confirment à bien des égards la justesse des choix et des orientations décidés par les pouvoirs publics tout au long de la période écoulée.


La Tunisie est devenue, de par  le capital confiance acquis au fil des ans, une plaque tournante des affaires et un carrefour attirant une large panoplie d’investisseurs.


En vingt ans notre pays est passé d’une économie orientée et centralisée vers une économie ouverte et équilibrée, où le  secteur privé joue un rôle de premier plan. La batterie  de réformes qui ont touché pratiquement tous les secteurs de l’activité socio-économique nous a permis d’engranger des résultats positifs et d’améliorer les scores. Dans cette perspective, l’économie nationale, dont les principaux indicateurs continuent à clignoter au vert malgré les aléas et les vicissitudes d’une conjoncture internationale particulièrement difficile et instable, est en passe de réussir son encrage à l’économie mondiale.


Les statistiques sont, à ce propos, éloquentes et  confirment d’ailleurs ce constat. Le taux de pauvreté ne cesse, du reste, de baisser et se situe actuellement à hauteur de 3,8% .  Cette performance a été réalisée grâce à une croissance continue du PIB de 5% en moyenne par an. Comme l’a expliqué hier le Chef de l’Etat, « les profondes mutations qualitatives ayant marqué le paysage économique et social en Tunisie, que ce soit à travers un rendement constant, un climat social sain ou un milieu d'affaires prometteur, ont permis de consolider le volume des investissements directs extérieurs. »


La Tunisie est devenue par ailleurs une destination privilégiée pour les entreprises étrangères en quête de délocalisation de leurs activités.  D’ailleurs, plus de 2860 entreprises étrangères, assurant 287 mille postes d'emploi permanents, sont aujourd'hui actives en Tunisie. Leur nombre, selon les statistiques officielles, n’a cessé d’évoluer en raison notamment des encouragements et des facilités décidés par l’Etat au profit des promoteurs privés.


Il serait fastidieux à ce propos d’énumérer les réalisations accomplies durant les 20 dernières années, mais disons tout simplement que dans certains domaines, la Tunisie a su donner le bon exemple malgré des moyens limités. Elle s’est largement distinguée dans le domaine des TIC, notamment en réussissant l’organisation avec brio du Sommet Mondial de la Société de l’Information et en facilitant aux classes moyennes l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.


Il s’agit aujourd’hui d’œuvrer,  afin de préserver tous ces acquis et les enrichir davantage. Autant ces réalisations sont source de fierté et incitent à l’optimisme, autant il importe de redoubler d’effort afin de donner corps à nos ambitions légitimes vers un lendemain meilleur et concrétiser nos objectifs de développement. Certes, l’étape à venir ne s’annonce pas de tout repos par ces temps de mondialisation marqués par une flambée spectaculaire des prix du pétrole et une conjoncture internationale particulièrement difficile et instable. Il n’empêche que la Tunisie, désormais rompue aux dures épreuves, a les moyens, humains notamment, de relever avec succès ce challenge qui reste malgré tout  à notre portée. Si le Changement du 7 Novembre 1987 a permis de sauver le pays des affres de l’incertitude en ouvrant des perspectives prometteuses à la Tunisie, l’essentiel maintenant c’est de persévérer dans la même voie. En un mot, les réalisations accomplies durant les 20 dernières années ne doivent en aucune manière nous conduire à dormir sur nos lauriers mais plutôt nous inciter tous à travailler davantage pour la prospérité de la Tunisie, le bonheur de son peuple et la pérennité de son économie.


 


Lotfi TOUATI


____________ POLITIQUE _______________


 


Mohamed Bouchiha (S.G du PUP)


Des acquis à renforcer et à préserver


 


Le Changement du 7 Novembre 1987 constitue une opération de sauvetage qui a contribué à stopper l’hémorragie dont souffrait la Tunisie à tous les niveaux durant les dernières années du règne de Bourguiba. Durant ces «années de plomb» la Tunisie était au bord du gouffre. Au plan politique, nous estimons que le Changement a permis au pays de passer du monopartisme au pluralisme. Les deux dernières décennies ont été, en outre, marquées par des réformes qui ont consacré la suprématie de la loi et jeté les bases de l’Etat de droit et des institutions ainsi que les mécanismes de la transition démocratique.


En  matière  de droits  de  l’homme, le système juridique s’est beaucoup développé. En témoigne l’intérêt particulier accordé aux catégories à besoins spécifiques.


Par ailleurs, nous ne cachons pas la convergence de notre point de vue avec la position du pouvoir en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme et les refus des choix passéistes. S’agissant des réalisations sur le plan économique, les acquis sont palpables. L’économie tunisienne qui réalise des taux de croissance importants a été modernisée et les disparités sociales ont été réduites.


Toujours est-il que nous nous attachons au secteur public et à une place de choix du secteur agricole dans le tissu économique. Nous aspirons également à une révision des lois régissant la vie politique, notamment le Code électoral pour approfondir les fondements de la concurrence entre les partis politiques. La consolidation de la liberté d’expression et la lutte contre la censure dans toutes ses formes constituent, par ailleurs, une nécessité.


 


W.K.


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Mongi Khammassi (S.G du PVP)


Resserrer les rangs


 


Pour relever les défisBeaucoup d’acquis ont été réalisés depuis le 7 novembre 1987. Au plan politique, une démarche graduelle a permis de consacrer le pluralisme et la démocratie dans le pays.


Neuf partis légaux, dont six reconnus après le 7 Novembre, ont contribué à dynamiser la vie politique. Plusieurs associations s’activent également en toute liberté.


La Tunisie occupe désormais une place de choix sur le plan international dans un monde déchiré par les conflits et les tensions. Ces acquis ont été réalisés grâce à une démarche graduelle et étudiée qui nous permettra d’envisager l’avenir avec optimisme, d’autant plus qu’une prédisposition à entamer une nouvelle étape de pluralisme effectif et de démocratie existe.


Beaucoup reste à faire en matière d'ouverture sur le plan médiatique. Les journalistes sont en effet plus que jamais appelés à faire preuve de plus d’audace. Une prise de conscience quant aux défis, dont notamment le chômage et l’attraction des investissements, est également nécessaire.


Les Tunisiens sont appelés à resserrer leurs rangs pour faire face à une conjoncture économique difficile, marquée par la flambée des prix du pétrole et des matières premières.


 


W.K.


 


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Robert F. Godec (Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique)


La Tunisie de Ben Ali a affirmé sa modernité


 


«Ces vingt ans de Ben Ali sont  marqués, on le sait, par de nombreux événements positifs qui font la fierté du Tunisien. La Tunisie d’aujourd’hui est sortie, la tête haute, du cap de la pauvreté et a totalement changé de visage. Elle a affirmé son appartenance au monde développé et suit la roue de la  modernité. L’économie tunisienne est sur bonne orbite. Socialement: la Tunisie œuvre sur des bases solides et au niveau international, le pays jouit d’une bonne presse. Son combat contre le terrorisme et toute forme d’extrémisme impressionne. Pour toutes ces réalisations, je ne peux que féliciter le Président Ben Ali.


Quand on voit le taux de croissance, le nombre de propriétaires de maison, le système éducatif qui marche merveilleusement bien, tout comme celui de la santé, on peut dire que la Tunisie a gagné le pari et se porte bien.


Comme partout dans le monde, il reste des défis à relever.


Pendant ces deux décennies, la Tunisie a émergé par son progrès et en la comparant avec d’autres dans la région, il est clair qu’elle compte parmi les pays qui ont réalisé le plus d’avancées.


Surtout du côté paix, sécurité et autres atouts dans divers secteurs. J’ai visité plusieurs pays dans le monde et j’ai été malheureusement frappé par les bidonvilles et la vraie pauvreté. Ici, c’est clair aussi qu’il y a encore quelque poche de pauvreté, mais je n’ai jamais vu des bidonvilles comme dans certains autres pays. Il y a donc un progrès évident qu’on ne peut occulter.


En ce qui concerne la cohabitation entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique, les deux pays travaillent étroitement sur les défis dans la région. Le conflit israélo-palestinien est souvent discuté. Nous trouvons ici un vrai soutien et chaque jour il y a des efforts. Je ne peux ici que féliciter le Président Ben Ali qui s’investit sans réserve pour faire avancer ce processus de paix. Et la position modérée de la Tunisie et de sa politique compte énormément et nous aide à mettre autour d’une même table de négociation les Palestiniens et les Israéliens. Nous félicitons le Gouvernement de tous les Tunisiens pour sa nature de tolérance religieuse.


Pour la lutte contre le terrorisme: entre la Tunisie et les USA, il a un échange fructueux d’informations et une collaboration dense.


En ce moment, on est en train de projeter plus de collaboration dans les secteurs de la Culture, de l’Education et de l’Economie. Soixante-dix entreprises américaines sont aujourd’hui implantées en Tunisie. Nous comptons améliorer ce score. Nous sommes en train d’étudier d’ailleurs toutes les possibilités pour multiplier le nombre de sociétés. Sur ce point, en septembre dernier, il y a eu la visite d’une délégation de hauts responsables américains à Tunis. Octobre dernier, les Tunisiens de la Chambre de commerce tuniso-américaine se sont déplacés sous la houlette de M. Nouri Jouini, ministre du Développement économique et de la Coopération internationale aux Etats-Unis pour discuter et intensifier les échanges commerciaux.


Une autre délégation américaine ne vas pas tarder à venir à Tunis et ce n’est qu’un commencement. Certes, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine et notre collaboration économique  va davantage évoluer à la faveur des discussions entre les responsables des deux pays et du plan du travail  qui sera mis en place dès l’année prochaine, disons à partir de janvier-février.


Au printemps 2008, notre programme culturel va s’accentuer. Il y aura plus d’échange dans le domaine de la musique, le théâtre et autres, il y aura même un festival du cinéma arabo-américain qui se tiendra probablement en mars prochain. Je suis confiant pour la Tunisie et optimiste. Et les relations entre nos deux pays n’ont jamais été ébréchées. Elles évoluent de manière positive depuis au moins deux siècles et la tendance va continuer.


Pendant les années 1960, la mission USAID s’est investie à Tunis avec plus de 2 milliards de dollars. On a notamment aidé à construire l’aéroport de Carthage et le barrage de Oued Nabhana. La Tunisie actuelle n’est plus dans la nécessité et a évolué. Nos relations vont continuer à s’élargir sur d’autres volets avec une Tunisie qui est en train, pas à pas, d’évoluer au rythme même de quelques Etats d’Europe.


Les Etats-Unis d’Amérique ont en général de bonnes relations avec les pays du Maghreb. La Tunisie y occupe une place privilégiée et les relations bilatérales sont amicales et  je dirai même excellentes».


 


Z.A.


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Rolando Gonzalez Téllez (Ambassadeur de Cuba)


20 ans de changement, 20 ans d’amitié


 


«Depuis mon arrivée dans votre beau pays, j’ai reçu l’appui et la solidarité tant du Gouvernement que celui du peuple tunisien. Le ministère des Affaires étrangères m’a facilité le travail et j’ai constaté que les liens entre La Tunisie et Cuba ne cessent de se renforcer et de se développer jour après jour.


Le modèle tunisien et les plans de développement réalisés par le Président Ben Ali aiguisent mon admiration, puisqu’ils ont contribué à l’amélioration du niveau de l’éducation, des services de la santé publique, sans oublier le régime développé de la couverture sociale.


La Tunisie est un pays où on respire une atmosphère de stabilité sociale où le citoyen assume ses responsabilités et contribue au développement de son pays. Ce que j’ai aussi constaté, c’est que le gouvernement travaille pour une bonne distribution du produit interne qui favorise le bien-être du peuple. Parmi les autres points qui ont attiré mon attention, je cite la bonne présence de la femme tunisienne dans divers postes de décision. La femme tunisienne est une source de fierté et un exemple à suivre pour tous les pays arabes.


Durant tout le temps que j’ai passé en Tunisie, j’ai développé des liens très étroits avec le Rassemblement Constitutionnel Démocratique et les représentants des autres partis politiques du pays et nous avons réussi à développer d’excellentes relations de travail et d’échange d’idées, ce qui nous a permis de lancer un vrai dialogue avec plusieurs institutions cubaines et d’établir plusieurs liens de coopération.


Pour l’échange culturel, et malgré le fait qu’il y a eu une bonne participation de plusieurs artistes et groupes musicaux cubains dans les festivals tunisiens, nous croyons qu’il existe des possibilités et des ambitions pour que cette participation soit plus efficiente et fluide dans les deux sens.


Sur le plan académique, plusieurs étudiants tunisiens suivent actuellement des études universitaires à Cuba et chaque année, de nombreuses bourses sont accordées par le gouvernement cubain aux étudiants tunisiens.


Nous sommes vraiment satisfaits de l’appui et du soutien de la Tunisie dans notre lutte pour une levée du blocus économique, financier et commercial imposé par les USA et nous partageons avec la Tunisie plusieurs points de vue en ce qui concerne plusieurs sujets et problématiques internationaux.


Finalement, je voudrais transmettre au Gouvernement et au peuple tunisien, nos sincères et chaleureuses félicitations à l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire du Changement du 7 novembre.»


 


I.A.


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Alan Goulty (Ambassadeur du Royaume-Uni)


Des perspectives prometteuses pour les relations bilatérales


 


Que vous inspire, Excellence, la situation sociale, économique et politique en Tunisie tout au long des deux dernières décennies?


La Tunisie a enregistré des avancées remarquables sous la conduite du Président Zine El Abidine Ben Ali notamment dans les domaines économique et social. Il y a aussi des avancées vers une plus grande liberté politique et plus de pluralisme.


 


Quelles sont les perspectives des relations tuniso-britanniques et leur évolution durant les vingt dernières années?


Je crains qu’à l’exception notable de British Gas, le plus grand investisseur étranger en Tunisie, aucun partenaire n’a pleinement exploité les opportunités disponibles à ce jour. Du côté britannique, la situation est en train de changer. Il y a un plus grand intérêt économique à l’égard de la Tunisie notamment dans divers domaines comme la modernisation des services publics, le partenariat stratégique entre le British Council et cinq ministères tunisiens, le partenariat entre les syndicats des travailleurs, etc.


Pour tout dire, je suis plus optimiste quant au succès que nous sommes en train de réaliser dans le développement de nos intérêts mutuels. Les perspectives sont prometteuses mais il faudra un effort plus soutenu des deux côtés pour être à la hauteur de nos ambitions.


 


C.B.


____________ ECONOMIE _______________


 


Vingt ans de réformes économiques


 


De l’institution de la taxe sur la valeur ajoutée, la création du Conseil supérieur du marché financier, la mise en place du Comité national pour la restructuration de l’industrie et des entreprises, l’instauration de la convertibilité courante du dinar … à l’élaboration d’un programme visant à développer les entreprises qui optent pour le e-commerce, la dotation des pôles technologiques de guichets uniques… en passant par la création de fonds d’aide à l’amorçage, à l’essaimage des entreprises économiques et aux centres d’affaires d’intérêt public et économique… les réformes économiques se sont poursuivies par dizaines au cours des deux dernières décennies. Elles ont changé le visage de la Tunisie et la vie des citoyens et elles ont convaincu les plus grandes institutions internationales.


 


Comment notre produit intérieur brut (PIB) est-il passé de 7160 millions de dinars en 1987 à 44254 MD en 2007 ? Comment sommes-nous parvenus à accueillir 7 millions de touristes en 2007 alors que l’on n’avait qu’un seul petit million en 1987? Comment le nombre des étudiants est-il monté de 43700 il y a 20 ans à 342000 aujourd’hui ? Comment avons-nous gagné plus de 5 ans en espérance de vie ? Comment le nombre des femmes dans la Chambre des députés est-il passé de moins de 6% à près de 23% ? Comment le taux de couverture des demandes additionnelles d’emploi a-t-il augmenté de 30% ?? Comment le revenu annuel moyen par habitant est-il monté de 960 maigres dinars à près de 4300 dinars ?... …


Les interrogations se bousculent, nombreuses et pressantes, quand on jette un regard rétrospectif sur les deux décennies passées. Et les réponses, elles aussi, se bousculent : c’est le courage personnel du Président Ben Ali à prendre tous les dossiers à bras-le-corps, sans la moindre exception. Et cela a un nom : REFORMES, REFORMES, REFORMES… inlassablement, toutes les années, tous les secteurs, tout ce qui touche de près ou de loin à la progression du talent national.


Au centre de tout cela, c’est désormais de notoriété publique, l’individu tunisien. Le Président Ben Ali l’a si souvent rappelé de toutes les manières possibles et imaginables qu’il ne peut plus persister aucun doute dans les esprits : Le Tunisien est bien le centre du monde pour le Chef de l’Etat. Toutes les réformes ont invariablement convergé vers ce points focal depuis 20 ans, à commencer par celles qui ont bénéficié au monde de l’entreprise, soulignant par là que la première priorité reste la création d’emplois, encore et toujours.


C’est pour cela qu’en juillet 1991, le Président Ben Ali décide la création d’un Comité national pour la restructuration de l’industrie et des entreprises, qu’en décembre 1992, il décide l’instauration de la convertibilité courante du dinar, qu’en mars 1994 il décide la création du Conseil national du commerce extérieur, qu’en avril 1995, il annonce la promulgation de la loi relative au sauvetage des entreprises rencontrant des difficultés économiques… C’est aussi le but poursuivi par la création du Conseil national pour la promotion des investissements extérieurs, par la création du programme de mise à niveau intégrale englobant tous les secteurs, par l’élaboration de zones industrielles, la création d’un Conseil supérieur des exportations…


Les réformes se sont poursuivies  dans le même esprit et ont touché tous les domaines d’activité : le transport, l’agriculture, la fiscalité, la finance, la banque, l’industrie, la commerce et le e-commerce, l’exportation,l’investissement, la maîtrise d’énergie et les énergies alternatives, l’assainissement, l’environnement, l’artisanat, la culture, le tourisme, la pêche…


Au cours de ces deux décennies, ces réformes innombrables ont indiqué à chacun le sens des ambitions supérieures du Président Ben Ali pour la Tunisie. Car, au fur et à mesure que les années passaient et que sa persévérance se poursuivait sans relâche, quatre priorités ont émergé de l’ouvrage global, quatre repères pour tous ceux qui souhaitent comprendre la logique de développement en Tunisie : l’Emploi, l’Investissement, l’Exportation et le Développement régional.


Quatre vecteurs qui portent, depuis des années, l’ambition ultime du Président Ben Ali de perfectionner à ce point le talent national que l’économie du savoir s’impose tout naturellement comme une vocation nationale. Et c’est à ce moment-là que la Tunisie deviendra un Centre régional d’affaires et de services.


 


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn


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Alya Hedda(PDG de la société Opalia) :


La logique de l’innovation


 


Mme Alya Hedda, PDG de la société OPALIA, est catégorique: la Tunisie a engagé, ces vingt dernières années, un processus de développement remarquable. Le mérite d'un tel processus revient à l'aménagement d'un environnement largement favorable et à la mise en œuvre d’un programme de mise à niveau.


Tout au long de la période 1987-2007, on a assisté à un rythme rapide de création d'entreprises. Mieux encore, grâce à un environnement industriel bien particulier, les entreprises créées ont réussi à se maintenir et surtout à multiplier les bons résultats.


Suite à l'accord de libre échange, signé avec l'union européenne en 1995, la Tunisie a entamé un processus de développement industriel sans précédant. L'objectif majeur était d'atteindre un niveau de compétitivité permettant aux entreprises tunisiennes de se repositionner par rapport à une nouvelle donne qui est la mondialisation.


Pour ce faire, l'Etat a aménagé un environnement propice pour l'entreprise, environnement qui consiste concrètement en une panoplie d'actions, à savoir : aménagement des zones industrielles, facilitation des procédures administratives (création, export…), création de plusieurs fonds appuyant la démarche de l'entreprise (FODEC, FOPRODEX, FAMEX…), programme de mise à niveau, programme national de la qualité, Maison de l'Exportateur, développement de la formation professionnelle, etc.


L'impact positif de tous ces avantages est à notre avis réel dans la mesure où il se manifeste à travers les indicateurs socio-économiques de notre pays.


L'industrie tunisienne a réussi à établir des indicateurs très appréciés durant les dix dernières années. En effet, il suffit de rappeler que la production industrielle représente 22% du PIB et que les exportations de l'industrie manufacturière représentent 91% du total des exportations de biens pour s’en convaincre.


Je pense aussi que le secteur privé a pu relever beaucoup de défis jusque-là, mais il y a encore beaucoup à faire. A partir de janvier 2008, on assistera à l'instauration totale de la zone de libre échange avec l'Union européenne et cela me rappelle le phénomène du passage à l'an 2000, où tout le monde avait un peu peur, mais finalement tout s’est passé normalement sauf quelques incidents de peu d’importance.


Il est à rappeler que le démantèlement douanier a été entamé en 1996 et se poursuit jusqu'en 2008. Et je souligne que quasiment tous les produits industriels sont déjà en libre échange. Donc, janvier 2008 ne concernera que quelques produits et des taux dérisoires (3 à 5% de taux de douanes restants à éliminer).


Il faut rappeler qu’en amont, en 1996, on a assisté au lancement du programme de mise à niveau. Il faut reconnaître que ce programme national a beaucoup aidé l'entreprise tunisienne, dans la mesure où il a créé une dynamique de progrès au sein du secteur industriel. Cela est ressenti dans le développement du volet immatériel (certification ISO, laboratoires de contrôle, recherche et développement, innovation) qui était auparavant négligé par les décideurs au sein de l'entreprise.


Le PMI a cherché à inscrire l'industrie tunisienne dans une logique d'innovation technologique et de créativité à travers un soutien significatif aux investissements immatériels. Il vient ainsi compléter le programme de mise à niveau. C'est une autre opportunité précieuse que l'industriel tunisien doit saisir pour en tirer bénéfice. Il est évident que la pérennité de l'entreprise dépend essentiellement de sa capacité à offrir de nouveaux produits. Car, bien que le processus innovation et développement soit un processus très long et difficile à maîtriser, l'entreprise tunisienne est appelée à s’habituer à ces pratiques.


L'approche d'accompagnement initié par l'Etat me paraît judicieuse dans la mesure où elle a apporté ses fruits. Néanmoins il faut la développer horizontalement. Il faut penser à développer les sociétés de commerce international et des sociétés de négoce d'achat des matières premières comme les consortiums d'entreprise.


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Belgacem Khorchani (DG de l’United Investment & Development) :


Tous ensemble, rien n’est impossible…


 


La Tunisie a réalisé, tout au long des deux dernières décennies, d’importants acquis dans tous les domaines qui la prédisposent à entrer, sou peu, de plain-pied dans le Panthéon des nations développées. Ces acquis, on les mesure à l’aune d’un taux de croissance et d’un PIB en constante évolution, malgré les aléas et les vicissitudes d’une conjoncture internationale particulièrement difficile et instable, une infrastructure de base sans cesse consolidée et renforcée et une économie nationale, de l’avis même des observateurs avertis, qui réussit doucement mais sûrement, son ancrage à l’économie mondiale. Les appréciations positives décernées à la Tunisie par les organismes spécialisés et les agences de notation internationales confirment d’ailleurs ce constat qui dénote, à bien des égards, la justesse des choix et des orientations décidés par l’Etat. A l’évidence, les réformes successives mises en place ces vingt dernières années par les pouvoirs publics et qui ont touché pratiquement tous les secteurs de l’activité socio-économique ont permis à notre pays d’engranger des résultats, objectivement parlant, qui forcent réellement le respect et donnent du baume au cœur.


Tous ces acquis qui relèvent de la performance, voire de l’exploit pour un pays qui ne dispose pas, ou peu, de ressources naturelles, nous incitent à redoubler d’effort afin de les préserver, les enrichir davantage et les capitaliser. Relever avec succès les innombrables défis à venir qu’implique de fait une économie mondialisée est une tâche qui incombe en fait à tous les Tunisiens. Par ces temps de mondialisation marqués par une concurrence exacerbée, le secteur privé tunisien, notamment, doit impérativement s’investir pleinement et sans réserve et apporter une contribution active pour concrétiser les objectifs de développement fixés pour les années à venir. La conquête de nouveaux marchés à l’exportation, la création de  nouvelles richesses et de postes d’emploi requièrent, en effet, un esprit entrepreneurial pointu, de l’audace, de l’agressivité, de la créativité et surtout une persévérance tous azimuts et une volonté tenace d’aller de l’avant et de transcender les obstacles et les difficultés de quelque ordre qu’ils soient. Pousser au maximum les feux de la croissance dans cette conjoncture internationale particulièrement difficile, marquée par une flambée spectaculaire du prix du pétrole, est un challenge, certes difficile, mais qui reste malgré tout à notre portée. Il suffit d’y croire et de ne pas lésiner sur l’effort. C’est ce même esprit qui anime justement tout le staff de l’United Investment & Development. La stabilité politique prévalant dans notre pays et les nombreuses mesures d’encouragement décidées par l’Etat au profit des promoteurs privés nous ont incités à investir en Tunisie. L’UID ambitionne, en tout cas, sous la conduite éclairée du Président Ben Ali d’apporter sa contribution active dans l’œuvre de développement national en mettant en avant son principal credo: «Tous ensemble, rien n’est impossible».


 


C.B.


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Hichem Elloumi (président de la Fédération Nationale de l'Electricité et de l'Electronique) :


Naissance des trois atouts de l'industrie tunisienne


 


Hichem Elloumi, qui est également membre du COPIL, nous livre une analyse instructive sur les enjeux auxquels fait face l'industrie tunisienne, 20 années après le Changement. Son expérience au sein du Groupe Chakira, l'un des leaders du câblage et aussi des premiers groupes tunisiens à s'installer avec succès à l'étranger, l'autorise à une évaluation pertinente. Le PMN, estime-t-il, a été déterminant et il reste l'outil idéal pour atteindre les objectifs assignés. Aussi, face au défi majeur du démantèlement tarifaire, le soutien de l'Etat reste indispensable.


 


L'amélioration des performances du secteur industriel en Tunisie durant les 20 dernières années ne fait aucun doute. La bonne appréciation par le consommateur du produit tunisien ainsi que les performances du secteur à l'exportation en sont une démonstration très nette.


L'apport du programme de mise à niveau (PMN) dans cette évolution positive a été déterminant car il a permis depuis 1996 d'analyser en profondeur le fonctionnement des entreprises industrielles tunisiennes et de les accompagner dans une démarche orientée vers la performance et l'excellence. Le PMN a ainsi fortement contribué à l'amélioration de la qualité, de la compétitivité ainsi qu'à la maîtrise des marchés intérieurs et extérieurs par les entreprises tunisiennes.


Le secteur des Industries Electriques et Electroniques (IEE) réalise des performances à l'exportation remarquables en s'appuyant sur des entreprises dont plus de la moitié sont totalement exportatrices. Il reste néanmoins que la branche onshore du secteur réalise un taux de croissance bien plus modeste comparé à la branche offshore et aurait besoin d'améliorer encore ses performances, notamment à l'exportation. Le PMN reste l'outil idéal pour atteindre cet objectif.


La Tunisie a fait le choix de l'intégration dans l'économie mondiale. Le démantèlement tarifaire avec l'UE sera total en 2008. Pour se maintenir et continuer à se développer, l'entreprise tunisienne se doit d'œuvrer sans relâche dans le sens de l'innovation, de la maîtrise des marchés, surtout à l'exportation, ainsi que de l'amélioration de la qualité et de la compétitivité. Face à ce défi majeur, le soutien de l'Etat reste indispensable.


La stratégie tunisienne dans le secteur des TIC est le meilleur passeport pour notre intégration dans l'économie du savoir. La réussite indéniable de la technopole d'El Ghazala dédiée aux TIC en est la preuve. L'industrie tunisienne dispose aujourd’hui de 3 atouts importants à savoir des ressources humaines qualifiées et compétitives, un savoir-faire sectoriel confirmé (textile, IME….) et la proximité par rapport a son marché principal : l'Union Européenne. Ces atouts doivent être développés en insistant sur l'amélioration des performances logistiques et l'exportation.


Face au défi international, l'entreprise tunisienne est obligée de se développer en prenant des risques. Le rôle principal des organismes d'appui et surtout du PMN est de les accompagner dans cette prise de risque et de les soutenir en cas d'échec.


 


M.A.


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Hachemi Ammar (DG de WebManagerCenter)


Une nouvelle presse électronique et de nouveaux défis


 


Il dirige le portail d’affaires en ligne le plus réputé en Tunisie ; un succès qui n’a été possible qu’après plusieurs années de courage. Il s’est accroché et a convaincu ses actionnaires de tenir bon car il y croyait et il y croit encore. Dans cette contribution, il estime que ce sont les grandes évolutions qu’a connues la Tunisie au cours des deux dernières décennies qui ont rendu tout cela possible.


En moins de 10 ans, nous sommes passés des premières initiatives de moteurs de recherche tunisiens sur Internet aux versions électroniques de la presse électronique nationale et aux premières initiatives d’une presse électronique 100% en ligne. Du courage de l’ouverture sur ces nouvelles formes d’expression, au développement d’une presse électronique plus mature, plus diversifiée et plus responsable. Même si ce nouvel espace d’expression, de par ses propres spécificités, génère d’autres types de difficultés.


Des difficultés propres à un espace ouvert, accessible, et où chaque internaute peut devenir producteur de contenu et d’informations, un espace où l’essentiel devrait être effectué par l’utilisateur lui-même : choix des sources, élément de plus en plus essentiel pour s’assurer de la fiabilité des informations ou des données utilisées régulièrement.  L’internaute sera également de plus en plus amené à procéder à des rapprochements d’informations. En somme, l’internaute est appelé à devenir de plus en plus expert sur Internet.


D’autant plus que ce nouvel univers d’expression bouscule certaines règles, réduit les espaces et élimine la plupart des difficultés. Il est en effet plus difficile de réglementer sur Internet, il est pratiquement impossible de limiter l’espace de diffusion sur Internet, alors qu’il est tellement plus facile de créer sur Internet.


Du simple site personnel, en passant par le Blog, le site d’information ou de commerce en ligne, la radio sur Internet qui peut être écoutée sans aucune contrainte (pas de fréquence, ou de portée), la chaîne TV en ligne amateur ou qui, et cela de plus en plus, n’a pas à rougir face aux chaînes professionnelles.


Et avec l’arrivée de nouveaux supports mobiles, l’information écrite, audio et vidéo sur Internet vont finir par occuper l’ensemble de l’espace temps de toute personne connectée, … le chez soi, le bureau, la voiture et les temps mobiles.


L’ouverture à cette nouvelle ère d’expression est un nouveau défi pour notre pays, après celui de l’adoption des nouvelles technologies et la mise en place des premières bases nécessaires au développement d’une économie numérique.


D’autres défis restent encore à relever, sur le plan de l’infrastructure, de la généralisation des accès au très haut débit par tous en tout lieu et à tout moment. Ainsi, la poursuite du Changement restera une nécessité au quotidien. 


 


M.A.


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Mohamed Sahraoui (Vice Président de l’UTICA Chargé du développement régional)


Le Changement a redonné confiance aux chefs d’entreprises tunisiens


 


Pour M. Mohamed Sahraoui, le Changement du 7 novembre a donné un nouvel élan à l’entreprise tunisienne qui a pu se forger une place importante tant sur le marché local que sur ceux étrangers.


 


Force est de remarquer que le Changement du 7 novembre a favorisé une «révolution» pour l’économie tunisienne qui était menacée, en 1987, par une stagnation totale due au climat d’instabilité politique et sociale du pays.


Le Président Ben Ali a apporté plusieurs mesures et a entamé, depuis le Changement, un large programme de réformes touchant différents secteurs, permettant de redonner confiance aux chefs d’entreprises et aux investisseurs tunisiens.


Ce sont ces réformes qui ont favorisé la reprise du développement de l’entreprise tunisienne, et ce, à travers l’amélioration du climat des affaires et la création d’une dynamique économique permettant d’atteindre des taux de croissance annuelle notables arrivant même à plus de 5% actuellement.


L’entreprise tunisienne, et surtout celle du secteur privé, a bénéficié d’une attention particulière de la part du Président de la République, qui n’a cessé d’adopter des mesures visant le renforcement de son développement.


Le courage du Président Ben Ali, qui a pris des décisions avant-gardistes et historiques même, notamment la signature d’un accord de partenariat avec l’Union Européenne et l’ouverture de certains secteurs importants à la concurrence, a été, par ailleurs, à l’origine de l’évolution du secteur privé tunisien.


Aujourd’hui la contribution du secteur privé dans les investissements nationaux avoisine les 57%, alors qu’elle était de 45% seulement au cours de la dernière décennie.


L’entreprise tunisienne demeure actuellement, une des bases de l’économie nationale, et aussi un exemple à suivre pour plusieurs autres pays de la région maghrébine et même méditerranéenne.


L’ouverture du marché tunisien à la concurrence, prévue à partir du 1er janvier 2008, n’aura pas d’effets négatifs, à mon avis, sur l’entreprise tunisienne qui demeure capable de faire face à la concurrence étrangère.


L’entreprise tunisienne a connu une mutation importante ces dernières années, tant au niveau de ses systèmes de gestion qu’au niveau des systèmes de production, grâce notamment au programme de mise à niveau entamé il y a plus d’une dizaine d’années.


Nos entreprises résistent, depuis quelques années, à une concurrence accrue sur les marchés traditionnels, notamment celui européen, suite au démantèlement tarifaire et à l’entrée de la Chine dans l’Organisation Mondiale du Commerce. Mieux encore, certaines de nos entreprises ont même mis en place des plans pour leur implantation en dehors de nos frontières et renforcer, par la suite, leur présence au niveau de plusieurs marchés à l’étranger.


Donc, je crois que nous avons acquis, aujourd’hui, une expérience riche et des outils importants pour relever le défi de la concurrence et nous imposer, que ce soit sur le plan local ou même international.


L’approche de développement tunisienne se base sur un certain équilibre entre le volet économique et celui social. A vrai dire, le Président de la République accorde beaucoup d’attention à la préservation de la stabilité sociale tout en encourageant le développement de l’entreprise tunisienne.


C’est dans ce cadre que plusieurs outils ont été mis en place pour aider les entreprises en difficultés à résoudre leurs problèmes et survivre et, par la suite, sauver un nombre important de postes d’emploi.


Il est fort remarquable, aujourd’hui, que nous avons réussi à préserver cet équilibre, et pour preuve les notes attribuées à la Tunisie par plusieurs organismes internationaux. Cette approche de développement tunisienne est devenue un modèle à suivre pour plusieurs autres pays.


Il est vrai que l’entreprise tunisienne a connu une croissance importante ces dernières années et a réussi à gagner certains paris, mais il lui reste encore beaucoup à faire et plusieurs autres défis à relever.


La conjoncture économique internationale actuelle, marquée par la flambée continue des prix des matières premières et la concurrence de plus en plus tendue, nous impose de nouveaux enjeux et défis.


Pour cela, je crois que nous sommes appelés à promouvoir le climat d’affaires et l’environnement de l’entreprise tunisienne, et l’aider à renforcer son taux d’encadrement qui reste encore en deçà des attentes.


Je pense, également, qu’il faut faire encore plus d’efforts pour convaincre les chefs d’entreprises de l‘importance d’améliorer les taux d’encadrement de leurs entreprises.


C’est vrai, plusieurs outils et mécanismes ont été mis à la disposition des jeunes promoteurs pour les aider à créer leurs propres projets, mais je crois que le premier défi à relever dans ce domaine maintenant est de renforcer la culture de l’entreprise auprès de ces jeunes mêmes.


Nos jeunes doivent apprendre à réfléchir à leurs propres projets avant même de quitter les lieux de leurs études, et non pas à la fonction publique. Il faut donc faire beaucoup plus d’efforts, notamment au niveau de l’encadrement, pour changer cette mentalité chez les jeunes.


 


M.Z.


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Bruno Cosnier (Directeur des opérations de Sagem Tunisie Communication) :


La Tunisie, espace de compétitivité


 


Les réformes incessantes des 20 dernières années font que  le site Tunisie offre des avantages de taille pour les investisseurs étrangers. Il favorise de plus en plus la créativité et l'innovation technologique. M. Bruno Cosnier, directeur des opérations de Sagem Tunisie Communication, société du groupe Safran, confirme ce constat. Pour lui, le site Tunisie permet aux sociétés, notamment étrangères «d'accroître leur production et surtout de  développer leurs moyens technologiques». Le mérite revient certainement à la disponibilité « de compétences de très haut niveau et une main-d'œuvre qualifiée en Tunisie, et à des coûts très compétitifs». Sans parler de lancement de programmes de soutien largement efficace, comme c'est le cas pour le programme de mise à niveau.


Depuis les 20 dernières années, le site Tunisie attire de plus en plus d'investisseurs étrangers. Tout ceci a permis à Sagem Tunisie d'accroître sa capacité de production et de développer ses moyens technologiques.


Des compétences de très haut niveau et une main-d'œuvre qualifiée sont disponibles en Tunisie, à des coûts très compétitifs. Outre les ressources humaines, la Tunisie présente une forte compétitivité au niveau des autres facteurs de productions (Electricité, gaz, dérivés pétroliers, infrastructure...). La proximité géographique avec l'Europe permet de répondre aux exigences du client en termes de réactivité et de flexibilité. La proximité culturelle (francophonie) facilite la communication et permet une meilleure interaction des équipes situées sur les deux bords de la Méditerranée.


Notre participation au PMN (Programme de mise à niveau) est motivée par notre volonté d'investir d'avantage dans le long terme. Investir sur les moyens matériels, c'est accroître notre capacité de production et réduire les coûts et donc assurer notre compétitivité sur le plan international. Cet investissement nous permet aussi d'élargir le portefeuille de produits fabricables en Tunisie et donc de renforcer le potentiel de Sagem Tunisie en terme de technologies mises en œuvre.


Investir dans les moyens humains : attirer les meilleures compétences tunisiennes vers Sagem Tunisie, tout en améliorant les compétences déjà existantes dans l'entreprise. Nous  ne savons pas quels  sont les impératifs d'autres entreprises implantées en Tunisie et ne pouvons juger de leurs décisions ; nous pouvons simplement dire que nous savons que notre propre programme de mise à niveau est fructueux à moyen et long terme. Notre objectif principal est, bien évidemment, d'assurer la pérennité de l'entreprise.


Nous venons d'introduire cette année la fabrication de décodeurs et nous sommes en train de réaliser une montée en cadence très rapide sur ce type de produits avec une gamme très riche permettant d'accéder à tous les grands clients. D'autres nouveaux produits s'annoncent pour l'année prochaine, mais il est encore trop tôt pour en parler.


On ne peut pas dire que l'implantation de Sagem en Tunisie se fasse à un rythme lent, c'est tout le contraire (80 personnes en 2003, 3000 en 2007 !). Nous avons certes bénéficié de l'aide efficace du gouvernement et des autorités locales pour faciliter notre développement. A nos yeux, l'implantation en Tunisie est le résultat d'une péréquation entre les coûts, la souplesse et la proximité de la France. Par exemple, le délai très court de transport entre la France et la Tunisie, comparé à celui avec la Chine est un atout dans nos métiers où la réactivité vis-à-vis de grands clients institutionnels européens est essentielle.


On peut cependant regretter que les coûts logistiques soient si élevés pour traverser la Méditerranée au regard des coûts maritimes avec l'Extrême-Orient. D'autre part, le tissu industriel Tunisien est encore trop limité. Nous travaillons beaucoup avec des entreprises locales et nous avons beaucoup développé et favorisé l'implantation ou le partenariat entre des industriels européens et des industriels tunisiens. Pour nous, produire en Tunisie doit aussi s'accompagner par l’acte d'acheter en Tunisie. C'est crucial pour les prix de revient mais aussi pour les délais d'industrialisation de nos nouveaux produits.


En 2006, Sagem Tunisie, forte de ses compétences, a obtenu les certifications ISO 9000 V2000 et ISO 14000 V2004. En 2003, Sagem Tunisie a réalisé un CA  de 20,2 Millions d'euros, ce dernier a été multiplié par plus de 15.


 


M.A.


____________ CULTURE _______________


 


Mohamed Zinelabidine (Professeur universitaire, sociologue, musicologue) :


Force d’un destin et mérite d’un Président


 


«Je crois que ces vingt dernières années auront été décisives pour la Tunisie dans son aspiration politique, économique, sociale et culturelle. En dépit d’une conjoncture des plus tristes (fin des années 1980) à l’intérieur comme à l’extérieur, fin d’un règne difficile en Tunisie, une République agonisante prise d’opposition stérile, crise de succession, marasme économique, discrédit flagrant. A l’extérieur, la chute du communisme avec ce qu’il a impliqué de mondialisation et de nouvel ordre économique, avec plus de capitalisme, plus de liberté d’échanges, plus de compétitivité autour des multinationales, plus de guerres pour se rendre encore plus puissant dans ce monde incertain où le pouvoir d’achat est pris de revers …Devant ce constat, il fallait, à l’Ere du Changement, réorganiser l’économie du pays autour de nouvelles valeurs, optimiser des ressources naturelles tunisiennes insuffisantes. Le Président Ben Ali a retourné toutes ces situations problématiques en faveur d’une politique de développement intégral et durable. Sécurité, mise à niveau économique, réformes politiques, démocratie culturelle et libertés collectives…Un accent a été particulièrement mis en faveur du progrès social et humain généralisé. De quoi se réjouir et en redemander, en essayant de sauvegarder autant que possible les acquis du Changement. Ce qu’il faut saisir aussi, c’est la personnalité du Président de la République, calme, sereine, pondérée, consensuelle et reposante. Elle assure et rassure dans les moments les plus critiques. De même que son accent mis au profit de la justice sociale pour que le monde soit moins injuste, moins arbitraire, à voir la classe moyenne majoritaire des Tunisiens dont le savoir, le savoir-faire, le savoir technologique, le savoir-créatif, le savoir-récréatif sont autant d’éléments dont ils disposent au quotidien. Le droit à la vie, à la dignité et à la paix, c’est ce qui caractérise la Tunisie nouvelle. Le Forum de Davos consacre la Tunisie dans un classement ô combien éloquent et explicite parmi les 30 premiers pays du monde en terme d’indicateurs de compétitivité, et dire qu’on parle bien de ce pays en pleine banqueroute en 1987. Réalisons ce qui nous arrive pour en mesurer les effets et la portée à juste titre. Nous devons y croire autour de celui qui incarne cette excellence, à savoir le Président Ben Ali garant de la pérennité du bien-être, du mieux-être de tous les Tunisiens».


 


Noureddine Ouerghi (Homme de théâtre) :


Des acquis et des ambitions


 


«On ne peut jamais nier que durant ces vingt années de Changement qu’il y a eu un vrai bouleversement culturel, surtout sur le plan de l’infrastructure et que beaucoup de choses ont changé vers le meilleur. Parmi les acquis qui font notre fierté en tant que créateurs, je cite La cité de la culture, un projet grandiose qui va résoudre certains problèmes et offrir aux artistes de nouveaux espaces de création. Dotée d’une salle d’opéra, d’un théâtre, d’un musée, de salles de cinéma, de galeries d’art et d’autres espaces à vocation artistique, la Cité de la culture va insuffler une nouvelle âme au paysage culturel tunisien grâce aux nouvelles opportunités de création qu’elle offre aux artistes. Un projet ambitieux et haut de gamme qui va apporter un vrai soutien à la culture et encourager les créateurs à aller de l’avant. Nous souhaitons que ce projet soit une première étape dans le programme de décentralisation des espaces culturels et nous espérons en tant qu’artistes voir un théâtre, dans chaque ville comme c’est le cas pour le domaine sportif. Comme on implante un stade dans chaque ville, il faut penser à construire un théâtre car c’est l’espace qui crée le besoin. L’édification d’un théâtre sera une forme de sensibilisation des jeunes pour l’expression théâtrale et aux diverses expressions artistiques et surtout un moteur d’encouragement et de soutien aux artistes qui auront la possibilité de créer dans des conditions techniques adéquates et qui répondent aux normes, en évitant les concessions esthétiques. Cela veut dire que le Chef de l’Etat a adopté les soucis des créateurs tunisiens et a cherché à remédier à certains problèmes relatifs au manque d’espaces en présentant un projet bien élaboré et complet qui répond aux attentes des artistes. Dans cette perspective, plusieurs espaces culturels privés ont vu le jour pour nourrir la carte géographique et multiplier les lieux de création. A mon avis, chaque espace culturel est un phare, une lumière qui rejette toutes les formes d’obscurantisme. Personnellement, je considère le théâtre d’art Ben Abdallah non uniquement un espace de création et de créativité, mais un espace ouvert aux futures générations et aux jeunes talents pour qu’ils contribuent à promouvoir la vie culturelle. La création et la formation doivent aller de pair pour que toutes ces expériences puissent rayonner, pas uniquement sur notre entourage, mais dans les différents coins et recoins de la Tunisie. Les acquis ne manquent pas durant ces 20 dernières années mais nous rêvons que les affaires culturelles soient au cœur des stratégies et des plans d’action de tous les ministères.»


 


I.A.


____________ JEUNESSE _______________


 


Les jeunes et le 20ème anniversaire du Changement :


Stabilité et perspectives prometteuses


 


Qu’inspirent 20 ans de changement pour les jeunes ? Le Quotidien est allé à la rencontre de cette catégorie de la population pour sonder son opinion sur l’évolution que connaît notre pays, ses attentes et ses préoccupations


 


De l’avis de plus d’un  observateur averti, la Tunisie, tout au long des vingt dernières années, a accompli  des pas de géant  à différents niveaux. Plusieurs secteurs ont remarquablement progressé. Ce constat  est visible, aussi bien au niveau de l’infrastructure, de l’économie que  de la technologie, la santé et l’éducation entre autres etc. Les jeunes ont dès lors eu l’occasion de jouir d’une vie sociale stable, plusieurs opportunités leurs sont offertes. Par ailleurs, nous marchons certes progressivement vers le développement, mais certaines choses n’ont pas encore atteint la maturité et certains secteurs doivent être fignolés davantage. Nombre de jeunes ont justement témoigné à ce sujet. Les uns pensent que ce qui caractérise la Tunisie c’est  notamment la stabilité dont nous jouissons. Contrairement à d’autre pays, la Tunisie a su maintenir de l’avis de plus d’un le canal communicatif entre les différentes cultures et les différentes appartenances religieuses. La Tunisie a offert  également aux jeunes la possibilité de vivre dans la paix et d’évoluer dans la sérénité.


Wajdi, élève de 18 ans confirme cette idée : «Plusieurs pays ne vivent pas du tout en paix. Dans ces contrées, la population se sent à chaque instant de son existence, menacée par une éventuelle guerre civile, par une situation intérieure compliquée, par des actes terroristes, etc. Dieu merci, nous jouissons dans notre pays,  d’une vie stable et je pense que c’est un très grand acquis de la Tunisie dont chacun d’entre nous peut s’en enorgueillir». Et Wajdi d’ajouter : «Je ne pense pas qu’il existe une seule famille actuellement en Tunisie qui soit vraiment pauvre, et ce constat constitue également un vrai acquis. De même, les personnes âgées n’ayant pas de familles, sont prises en charge par l’Etat, qui est également le premier tuteur des personnes handicapées. Ce qui amoindrit les déséquilibres sociaux et permet aux familles de vivre avec beaucoup moins de charge», dit-il.


D’autres jeunes pensent que les acquis de la Tunisie sont visibles surtout si on les compare avec ce qui existe dans d’autres pays fussent-ils développés. Ces jeunes croient que les Tunisiens jouissent de plusieurs avantages. «Franchement, je ne sens pas que les jeunes vivant dans des pays développés soient dans une situation meilleure que la nôtre. Nous sommes aussi éclairés qu’eux et nous évoluons au diapason du progrès. La grande majorité des familles tunisiennes possèdent aujourd’hui une voiture, un ordinateur, des téléphones portables, une connexion à internet, etc.», dit, Dhiâa, élève de 18 ans.


Et entre les uns et les autres, nombre de jeunes voient que notre réussite réside justement au niveau des avancées réalisées dans différents domaines et dont jouissent essentiellement les jeunes. «Pratiquement tous les jeunes arrivent aujourd’hui à atteindre un haut niveau d’étude. Le chiffre de ceux qui ont terminé leurs études supérieures est d’ailleurs en hausse continue. En outre, l’Etat encourage les jeunes qui ont des idées nouvelles et qui veulent s’installer pour leur propre compte sans garanties. Le FONAPRA, aide les jeunes à réaliser leur rêves et ceci depuis la création de la Banque  Tunisienne de Solidarité», dit Mohamed Amine, élève de 18 ans. 


Nizar, également élève  de 18 ans, appuie les dires de Mohamed Amine. Le jeune homme pense que plusieurs chances sont offertes aux jeunes. «Ceux qui ne réussissent pas leurs études peuvent toujours suivre une formation professionnelle. Les diverses mesures décidées ces dernières années au profit du secteur traduisent une volonté d’actualiser la formation professionnelle en vue de redéfinir sa place dans le système éducatif et de lui permettre de répondre aux nouveaux besoins du marché de l’emploi en personnels qualifiés. Ce système d’étude forme les compétences nécessaires à l’exercice d’un métier et permettent de déboucher directement sur un emploi. Cela remédie à l’insuffisante adaptation des formations universitaires au monde professionnel et aux besoins du marché de l’emploi», dit-il.


Toutefois, ces jeunes gens s’attendent à davantage d’intérêt de la part de l’Etat. Ils considèrent que les efforts déployés par l’Etat en leur faveur sont  louables, mais estiment que certaines choses doivent être peaufinées davantage. «Un pays ne peut sûrement pas répondre à tous les besoins de la population, d’ailleurs le problème du chômage existe même dans les pays développés. Mais nous avons confiance en notre système et en notre Président qui a toujours parié sur les jeunes et qui nous a toujours accordé un intérêt particulier. Espérons que le problème de l’emploi sera résolu d’ici les quelques années à venir», disent à l’unisson Dhiâa et Mohamed Amine.


Pour sa part, Nizar souhaite davantage d’intérêt quant aux nouvelles filières d’études. «Les nouvelles filières d’études ont parfois une capacité d’accueil limitée et certaines sont vraiment difficiles. Je souhaite que soit instaurée une réforme de la programmation pour que la réussite soit à la portée des élèves et des étudiants».


 


A.C.


____________ SPORT _______________


 


Deux décennies de rêve pour le sport tunisien


L’Ere de l’excellence et des performances


 


Le pari sur le sport en tant qu’un des facteurs du développement global a été l’une des caractéristiques de la politique sportive de la Tunisie qui l’a placé parmi ses priorités au cours des deux décennies du Changement. Du coup, les résultats d’une telle politique ne se sont pas fait attendre avec une série de performances qui ont fait de la Tunisie une nouvelle force sportive à l’échelle africaine,  arabe et mondiale grâce à une réputation qui ne cesse de rayonner à travers le monde.


 


En parcourant la série des réalisations et des acquis de la Tunisie au cours des vingt dernières années, on ne peut nier l’effet positif de la politique du pays qui a accordé une priorité absolue à l’instauration d’une infrastructure sportive digne d’une nation développée. Aujourd’hui, on ne compte plus les réalisations dans le domaine sportif puisque le paysage sportif est doté de plus d’une centaine de salles couvertes, des stades modernes qui n’ont rien à envier aux meilleurs dans le monde tel celui du 7 Novembre de Radès qui est connu à travers le monde comme étant le joyau de la Méditerranée.


 


En plein  avec les meilleurs


Cette infrastructure, conjuguée à une politique sportive saine et réfléchie qui vise l’excellence dans tous les domaines, n’a pas tardé à porter ses fruits. Durant les vingt dernières années, les performances sportives au plus haut niveau , aussi bien dans les sports collectifs qu’individuels, d’habitude très rares, se sont multipliées et le rayonnement des Tunisiens dans les plus grandes manifestations internationales est devenu une réalité. En deux décennies, le sport tunisien a connu une ascension formidable. Les exemples ne manquent pas dont particulièrement la Coupe d’Afrique des Nations 2004, la première dans l’histoire du football tunisien, ainsi que le couronnement de plusieurs champions tunisiens à l’instar de Anis Lounifi, devenu champion du monde en judo et Oussama Mellouli ,couronné champion du monde en natation. L’Equipe Nationale de handball, pour sa part, a réalisé une performance magnifique en terminant à la quatrième place au Championnat du monde 2005 , organisé avec une réussite incroyable, de l’avis même des responsables de la Fédération Internationale de Handball et des techniciens et observateurs étrangers.


Les grandes dates du sport tunisien défilent au cours de ces deux dernières décennies avec la fabuleuse organisation des Jeux Méditerranéens 2001, la CAN 1994 et 2004 ainsi que d’autres événements d’envergure,  sur les plans continental et arabe qui ont valu à notre pays l’estime des dirigeants sportifs et olympiques qui ont visité à l’occasion la Tunisie, notamment M. Juan Antonio Samaranch, ex-président du CIO et son successeur M. Jacques Rogge ainsi que l’ex-président de la FIFA, M. Joao Havelange et son successeur M. Joseph Blatter.


 


Reconnaissance


En reconnaissance aux actions du Chef de l’Etat en faveur des sportifs, le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu plusieurs distinctions internationales dont les insignes de l’Ordre du Mérite d’or de la Fédération Internationale d’athlétisme, une distinction remise à plusieurs chefs d’Etat dont le leader Nelson Mandela, le Blason d’or  de l’IHF , en reconnaissance à ses efforts visant la propagation des nobles valeurs sportives et la consécration du sport au service de la paix , du développement, de solidarité et de tolérance entre les peuples.


Les fédérations internationales du sport pour tous,  de karaté  et de basket-ball   ont fait de même en ayant le même geste de reconnaissance ainsi que l’Association des Comités Olympiques qui a remis au Chef de l’Etat l’Ordre du Mérite, un prix décerné aux chefs d’Etat et aux personnalités sportives internationales pour leur soutien aux valeurs olympiques et leur grand intérêt porté aux secteurs de la jeunesse et du sport.


Toutes ces manifestations de reconnaissance viennent témoigner des efforts fournis par l’Etat durant ces deux décennies en faveur du sport, ce qui augure d’un avenir encore plus radieux pour ce secteur qui constitue l’une des fiertés de notre peuple.


 


K.Z.


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Hédia Belhassine (Présidente LNFF) :


Pour de nouvelles générations performantes


 


Après une longue carrière jalonnée de titres, trophées et médailles, tant sur le plan national qu’international, Hédia Belhassine a bien cru prendre ses distances, ayant décidé de jouir de sa retraite sportive et de quitter la scène en pleine gloire.


 


Mais le repos n’a pas trop duré. Toujours aussi moderne, elle a repris son bâton de pèlerin enfoui pour quelque temps dans un coin afin de reprendre sa marche en avant et servir, encore et toujours, le sport en général, mais surtout le football féminin dont elle préside la Ligue Nationale.


D’ailleurs, sa jovialité ne nous a pas surpris, encore moins sa bonne volonté de réussir ce nouveau pari, d’autant qu’elle se sent particulièrement revigorée par les réalisations de la Tunisie nouvelle.


«Les acquis de cette Tunisie nouvelle ne se comptent plus, non seulement dans le domaine sportif, mais à tous les niveaux et dans tous les secteurs. J’en suis ravie et fière à la fois, d’autant qu’un saut qualitatif énorme aura été réalisé au cours de ces vingt ans de la nouvelle ère. Des acquis à préserver et à protéger, sinon à consolider pour garantir des lendemains meilleurs à notre cher pays.


Il faut dire que l’infrastructure sportive a été consolidée et enrichie par un nombre impressionnant de salles, de terrains et autres complexes sportifs, ce qui explique le bond qualitatif dans les résultats exceptionnels enregistrés par les sportifs tunisiens dans toutes les disciplines.


Il est en effet révolu le temps où on se contentait d’une simple figuration dans les compétition régionales, continentales et internationales. Le sportif tunisien a désormais son mot à dire partout où il va. Ce sportif tunisien qui lorgne vers l’avenir, plein d’ambition, de détermination, et est animé d’une volonté farouche de réussir ses paris et de préserver les acquis réalisés.


Ces réalisations sont d’ailleurs le fruit de plusieurs années de labeur et de persévérance, mais qui n’auraient pu être réalisées sans la constante sollicitude du Président Zine El Abidine Ben Ali et l’attention particulière qu’il n’a cessé d’accorder aux sportifs, essentiellement à la femme sportive».


Qu’en est-il cependant de l’avenir de ce sportif tunisien et de ses ambitions sans cesse renouvelées et de plus en plus dévorantes?


Notre interlocutrice n’en démord point, elle parait convaincue que le meilleur est à venir: «Il s’agit, à présent, de confirmer tout ce qui a été concrétisé jusqu’ici, voire le consolider tout en œuvrant pour de nouvelles générations performantes, en fin de compte, principal objectif de toutes les forces vives du pays».


 


M.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com