Bouclier antimissiles US : La Douma vote le gel du traité de sécurité européen





Le Quotidien-Agences


La Russie a fait un pas de plus hier vers un gel de sa participation au traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), ajoutant aux tensions avec Washington autour du bouclier antimissiles américain et de l'équilibre militaire sur le Vieux Continent.


La Douma (chambre basse du Parlement russe), a voté à l'unanimité hier en faveur d'un gel de l'application par Moscou de ce traité signé en 1990 et qui limite les armements en Europe.


Soucieux de répondre à l'expansion militaire de l'Otan à ses frontières et notamment au projet américain de déploiement d'un bouclier antimissiles en Pologne et en République tchèque, le président russe Vladimir Poutine avait menacé dès avril de sortir du traité FCE, un des textes-clés régissant la sécurité sur le Vieux Continent depuis la fin de la Guerre froide.


Poutine avait joint le geste à la parole en signant un décret en ce sens le 13 juillet.


La Russie peut geler sa participation à partir du 12 décembre, un délai d'attente de 150 jours devant être  respecté à partir du moment où les autres pays signataires sont officiellement informés des intentions du pays sortant.


Moscou avait adressé un courrier à ceux-ci le 14 juillet.


"Cette décision est motivée par le fait que le traité a cessé de correspondre aux nouvelles réalités militaires et politiques en Europe et de ce fait ne garantit pas la sécurité militaire de la Russie", a déclaré Poutine dans une lettre au président de la Douma, Boris Gryzlov, dont l'AFP a obtenu copie.


Le président russe reproche dans ce courrier aux pays membres de l'Otan de ne pas ratifier la version adaptée du traité signée à Istanbul le 19 novembre 1999 pour tenir compte de la disparition du Pacte de Varsovie qui unissait la défense de l'Union soviétique à celles des pays socialistes d'Europe de l'Est, tels que la Pologne, la Bulgarie et la Hongrie.


La Russie se dit aussi menacée par un projet des Etats-Unis d'installer des éléments de leur bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque.


Elle demande désormais de pouvoir "déplacer librement ses troupes sur son territoire", sans subir les "limitations inéquitables" qu'impose le traité sur "les flancs" des deux anciens blocs.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com