Bouclier antimissile US : Moscou passe à la menace






La Russie envisage plusieurs ripostes, dont «le développement de nouveaux types de systèmes de missiles», si les États-Unis déploient leur bouclier antimissile en Europe centrale, a déclaré le chef de l'état-major russe, le général Iouri Balouïevski.


 


Le Quotidien - Agences


«Les éléments de la défense anti-missile des États-Unis en Europe constituent une menace pour la Russie (... qui) sera naturellement obligée d'adopter des mesures adéquates», a affirmé le général Balouïevski dans la dernière livraison de la revue mensuelle militaire tchèque ATM parue à Prague.


Ces mesures incluent «le développement de nouveaux types de systèmes de missiles ainsi que la possible utilisation de systèmes d'armes déjà existants», a-t-il dit.


«Tout dépend de l'évolution de la situation», a-t-il dit en affirmant que «les militaires (russes) allaient élaborer toutes les contre-mesures possibles, qui se trouvent potentiellement dans leur arsenal».


Moscou s'oppose farouchement au projet de Washington d'installer dix missiles intercepteurs en Pologne couplés à un puissant radar en République tchèque voisine, officiellement pour contrer l'éventuelle menace balistique d'États dits «voyous» comme l'Iran.


«L'existence d'un programme de missiles iranien est tout à fait hypothétique et imaginaire. Les chansons selon lesquelles l'Iran développe des missiles inter-continentaux ne sont qu'une divagation non-scientifique», a affirmé le général Balouïevski.


Selon lui, avec ce projet, Washington se prépare à «enfoncer un coin anti-missiles entre la Russie et ses voisins européens» et à «violer le système sécuritaire qui existe sur le continent européen et dans le monde».


Le gouvernement tchèque a déjà donné son accord de principe à l'installation du radar américain sur un terrain militaire situé à environ 65 km de Prague. La décision définitive reviendra toutefois au Parlement, en 2008, une fois conclues les négociations militaires et diplomatiques entre Prague et Washington.


Alors que la majorité des Tchèques est hostile au projet, selon les sondages, une grande manifestation contre lui est prévue à Prague le 17 novembre, jour anniversaire de la «Révolution de velours» anti-communiste de 1989.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com