«Yella» : L’ombre du passé au présent !






«Yella» est un film très frais signé par le réalisateur Christian Petzold et qui a marqué la participation allemande aux Journées du cinéma européen, édition 2007. Belle histoire qui cherche dans le bonheur, la réalité et le rêve !


 


Ceux qui n’ont pas été à la salle «Le Mondial» avant-hier ont beaucoup perdu. Car «Yella» a été un vrai bijou du cinéma allemand. Un bijou que le réalisateur Christian Petzold a pu bien exposer, faisant preuve d’un grand savoir-faire. Rien n’est étrange car ce réalisateur a remporté en 2000 le prix du cinéma allemand avec son «Die Innere Sicherheit» et l’Ours d’argent d’interprétation féminine à la Berlinale 2007 grâce à «Yella», bien jouée par Nina Hoss. Christian Petzold connaît bien les pistes et les secrets du succès. «Yella» en témoigne. C’est l’histoire d’une jeune épouse «Yella» qui décide de changer sa vie suite à un mariage raté avec Ben qu’elle a cru l’homme de sa vie.


Cherchant à chasser le passé et à refaire sa vie, loin de ses souvenirs moroses, Yella quitte Wittenberg vers Hanovre où elle intègre un établissement de fond d’action et fait la connaissance de Philippe (Devid Striesow). Devenue son assistante, elle a envie de redessiner toute sa vie surtout après son succès professionnel.


Mais, peut-on vraiment oublier le passé ? Comment peut-on différencier le rêve de la réalité ? Quelles sont les nuances et les limites ? Le bonheur est-il aussi simple ? Tourmentée par des questions sans fin et bouleversé par les changements rapides qu’a connus sa vie, Yella a peur de ce que lui cache l’avenir. Vit-elle dans un joli rêve ? Devrait-elle affronter un cauchemar quand elle ouvrira les yeux ?


Quand les voix d’un passé triste surgissent, Yella qui vit encore avec un cœur blessé et qui garde encore en mémoire les souvenirs d’un mariage raté, préfère garder les yeux ouverts car «seuls ceux qui dorment peuvent se réveiller» et elle avait peur de se lever et de découvrir la réalité.


Dans son deuxième long métrage, Christian Petzold confirme son grand talent et surtout l’originalité de sa conception cinématographique. Christian Petzold sait bien comment poser les questions et sait bien choisir ses comédiens. Excellente, captivante et sincère, Nina Hoss nous a mené durant presque une heure et vingt minutes dans la vie, les pensées, les sensations, les espoirs et les déceptions d’une Yella qui rêve d’un avenir meilleur, qui souhaite goûter au bonheur. «Yella» a traduit les espoirs de la nouvelle vague des cinéastes allemands qui luttent pour faire un très grand cinéma, du vrai art.


Rappelons qu’un deuxième long métrage allemand est au menu de cette 14ème édition des Journées du cinéma européen qui se poursuivront jusqu’au 22 de ce mois. «Sommer vorn balkon» (L’été à Berlin) de Andres Dresen sera à l’affiche du cinéma «Le Mondial» ce mardi, et le 16 sur l’écran du Centre Culturel de Sousse.


 


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com