Les Etats-Unis refusent de remettre Hassan al-Majid aux Irakiens






Le Quotidien-Agences


Les Etats-Unis refusent de remettre au gouvernement irakien Ali Hassan al-Majid, homme lige de Saddam Hussein, en vue de son exécution, avant un règlement de "questions légales", a déclaré hier l'ambassade à Bagdad.


"Nous continuons à avoir des différences de points de vue avec le gouvernement irakien sur les procédures légales pour mettre en œuvre les condamnations à mort prononcées par le Haut tribunal pénal irakien", a indiqué la porte-parole de l'ambassade américaine, Mirembe Nantongo.


Condamnés à mort en juin 2007, Ali Hassan al-Majid et deux autres responsables de l'ancien régime de Saddam Hussein auraient dû être pendus 30 jours après la confirmation de la sentence le 4 septembre, soit il y a plus d'un mois, selon la loi irakienne.


Leur exécution a été repoussée à plusieurs reprises, et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki s'est dit dimanche "déterminé à ce que les verdicts soient exécutés".


Les condamnés sont actuellement sous la garde de l'armée américaine, mais ce sont les autorités irakiennes qui doivent mettre en œuvre la sentence.


"Les forces de la Coalition continueront à garder sous leur contrôle physique les condamnés tant que ces questions légales ne sont pas réglées", a prévenu Nantongo.


"Des discussions sont en cours au sein du gouvernement irakien sur ces exigences légales. Nous attendons que le gouvernement parvienne à un consensus conforme à la loi irakienne avant de préparer un transfert physique" des prisonniers, a-t-elle précisé.


Plusieurs obstacles importants, à la fois légaux et politiques, empêchent l'exécution d'al-Majid. Le président Jalal Talabani (Kurde) et le vice-président Tarek al-Hachémi (sunnite), tous deux membres du Conseil présidentiel, refusent de signer l'ordre d'éxécution.


Talabani est opposé au principe de la peine de mort. Dans le cas de Saddam Hussein, pendu en décembre 2006, il n'avait cependant soulevé aucune objection à son exécution.


Hachémi craint, pour sa part, que l'exécution du général al-Taï ne sabote les efforts de réconciliation en Irak, déchiré par les violences confessionnelles depuis l'invasion américaine de 2003. Il affirme également que Taï, militaire de carrière, n'avait fait qu'obéir aux ordres de Saddam Hussein.

Enfin, le fait que la date butoir prévue par la Cour suprême pour l'exécution soit dépassée signifierait qu'il serait désormais illégal d'exécuter Al-Majid et ses co-accusés, selon leur défense.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com