«Rapace» : Quand la jeunesse portugaise passe à l’action






«Rapace», un court métrage qui marque bel et bien la présence portugaise aux Journées du cinéma européen, version 2007. Projeté hier à Tunis, ce film sera sur les écrans des complexes culturels de Sousse, Kairouan et Jendouba. Une belle leçon de cinéma à suivre attentivement.


 


L’ouverture de la 14ème édition des Journées du cinéma européen a été portugaise avec «André Valente», un film produit en 2003 et signé par Catarina Ruivo. Cette deuxième rencontre tuniso-portugaise a porté la signature d’une figure montante de la scène cinématographique portugaise, Joao Nicolau. Retenez bien ce nom ! 


A son premier court métrage de fiction, ce réalisateur a confirmé qu’il est l’un des espoirs du cinéma portugais. La trentaine et quelques fleurs, ce jeune réalisateur a pu attirer l’attention des critiques par la sincérité et la beauté qui se dégagent de son film «Rapace».


Après «Calado Nào Da», un documentaire qui l’a introduit et l’a plongé au cœur du circuit cinématographique, l’enfant de Lisbonne a choisi de continuer à nourrir sa passion pour le cinéma et l’art, collaborant dans le montage de plusieurs films des figures de proue du 7ème art portugais. «Rapace» est l’un des fruits de cet amour insaisissable que Joao Nicolau a développé, a tissé…une belle histoire qui lui a valu le prix du public et du jury au Festival Entrevues de Belfort en 2006 et d’autres prix internationaux.


Là où il s’envole avec son « Rapace », ce cinéaste capture l’attention, stimule l’admiration et décroche des prix. De Cannes à Milan, Joao Nicolau récolte les succès. Chargé de symboles, ce film dont la durée est de 25 minutes relate l’histoire de Hugo, un jeune diplômé qui vient d’obtenir sa maîtrise d’anthropologie et qui a choisi de reposer ses neurones à la maison. Alors pour meubler ses longues journées, il se plonge dans la poésie…Des belles chansons naissent qui sont reprises par son ami Manuel, un autre jeune musicien du quartier. Mais ce monde paisible dont Hugo, Manuel et Luisa, la femme de ménage, partagent les histoires bascule tout d’un coup avec l’apparition de la belle et intelligente Catarina, une traductrice qui fait ses premiers pas. Hugo mordu…


Cette passionnante histoire que Joao Nicolau a tissée finement et qui peut être lue à plusieurs niveaux a mis l’accent sur une brochette de talents portugais qui feront certainement le printemps du royaume du fado. Hugo Leitao, Marcia Breia et Lia Ferreira, un trio de feu qui a su bien traduire les pensées et les émois de ce jeune réalisateur.


Un joli court métrage qui sera demain sur l’écran du Centre Culturel de Sousse, à partir de 17h30, le samedi au Complexe Culturel de Kairouan à 16h00 et le dimanche à 15h00, sur l’écran du Complexe Culturel de Jendouba. A suivre !


 

Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com