Cinéma: La pédagogie au cœur de l’image






La table ronde organisée samedi dernier à Ness El Fen sur «L’influence et le rôle de l’image multimédia dans la formation aux métiers de l’audiovisuel…» a drainé une foule d’intéressés, jeunes et moins jeunes.


 


Au programme des 14èmes Journées du Cinéma Européen qui se déroulent actuellement dans nos murs (du 8 au 22 novembre) organisées par l’Union européenne dans cinq grandes villes (Tunis, Sousse, Kairouan, Sfax et Jendouba) une batterie de films plus ou moins récents. Et pas seulement. Car on a pensé à des tables rondes et des débats. Il faut dire que c’est vraiment important pour les professionnels et cinéphiles de tutoyer les grands de la scène mondiale. Et quand l’occasion se présente, il faut profiter à fond de l’expérience des autres.


Samedi dernier il y a eu un vrai débat en marge des JCE. Un parterre d’hommes et de femmes ont décortiqué avec minutie tout ce qui touche à l’image multimédia. Et surtout sur la formation. Parmi les invités, nous avons causé un petit peu au sortir de cette rencontre avec Henry Verhasselt, professeur à l’INSAS (école publique de cinéma à Bruxelles, secrétaire général de l’Association internationale de cinéma et ancien consultant du Programme Média de l’UE).


Henry Verhasselt n’en est pas à son premier séjour en Tunisie. Il est déjà venu auparavant, il y a quatre ans et dans le même cadre des JCE. «J’ai participé à cette table ronde sur la formation au cinéma. Et j’étais heureux de découvrir des gens qui s’intéressent fortement à ce secteur. Il y a eu des représentants de la télévision publique et d’autres des chaînes privées. Des ingénieurs du son, des professeurs, des professionnels et un public plutôt jeune composé essentiellement d’étudiants en cinéma ou de l’IPSI. Le débat a porté sur la formation du point de vue technique. La qualité nécessaire du matériel pour former des techniciens de haut niveau était au centre de cette table ronde. Le second volet a porté sur le contenu des programmes des télévisions, sur le désir des jeunes d’avoir une télévision qui diffuse des programmes de qualit酻, nous a-t-il raconté.


L’image, le contenu dans les télévisions, on le sait, sont les axes d’une discussion continue car il y a toujours problème. Le problème qui se pose, c’est l’après formation et le début de l’exercice. C’est comment faire pour entrer en contact et collaborer avec les écoles privilégiées dans le monde. Et en même temps, comment passer de la formation au monde professionnel. D’après notre interlocuteur, «il n’y a pas mille et un chemins sauf d’envisager une passerelle dans les échanges de stages et que les meilleurs du cinéma dans le monde viennent enseigner dans les écoles du Sud». On l’a compris puisque le problème de visa continue à se poser et les portes d’aller étudier en Europe sont en train de se verrouiller de plus en plus. La solution de faire appel aux professionnels du Nord pour donner des cours et animer des classes reste l’unique chance pour que nos jeunes aient un contact avec le savoir-faire des formateurs du 7ème art dans toutes ses expressions. Et c’est une nécessité. Pour le moment, nos jeunes doivent se contenter de regarder (et de visiter) l’Europe à travers l’écran et ils n’ont qu’à se mettre au boulot pour améliorer l’image, l’audiovisuel et composer avec la situation en attendant des jours meilleurs.


 

Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com