M. Khaled Ben Younes, Directeur Commercial de NSN en Tunisie au «Quotidien»: «L’évolution du marché tunisien nous oblige à être innovants»






Quelques mois après sa naissance suite à la fusion de Nokia et Siemens dans le secteur du networking, le nouveau groupe Nokia Siemens Networking « NSN » table sur certains objectifs ambitieux. M. Khaled Ben Younes, directeur commercial du groupe, explique


au «Quotidien» ces objectifs, ainsi que les projets prévus en Tunisie.


 


Le Quotidien: Quels sont les objectifs de votre fusion ?


M. Khaled Ben Younes : Il s’agit, d’abord, d’une entrée des numéros 3 et 4 du networking dans le monde à savoir Siemens et Nokia. Cette fusion a pour principal objectif de créer un leader mondial dans ce secteur. Elle nous a permis de devenir, actuellement, le numéro 2 mondial, mais nous œuvrons pour occuper la première place dans les prochaines années.


C’est un peu la tendance dans le secteur du networking dans le monde, où les grands groupes ne cessent de se rapprocher pour développer davantage leurs projets et renforcer leurs positions sur le marché.


Outre ses avantages pour les deux groupes, notre alliance est bénéfique même pour nos clients qui pourront, désormais, tirer profit d’un produit complet, et de l’expérience très riche des alliés dans le secteur.


 


Quelles sont les retombés de cette fusion sur votre présence en Tunisie ?


Notre présence en Tunisie s’élève actuellement à près de dix sept ans, durant lesquelles Nokia a pu se forger une place importante dans le secteur du networking. La fusion avec Siemens permettra de renforcer cette position de leader et de se lancer dans de nouveaux projets importants.


Aujourd’hui, le groupe Nokia Siemens Networking dispose d’une enveloppe de 200 clients en Tunisie, représentant principalement le secteur de la téléphonie et des télécommunications.


Nous disposons aussi d’un centre de compétences unique en son genre en Tunisie, et qui permet de former des compétences dans le secteur du networking et même d’exporter le savoir-faire tunisien dans ce domaine vers d’autres pays de la région.


 


N’aviez-vous pas des craintes de la concurrence avant d’ouvrir votre bureau de représentation en Tunisie ?


Nous respectons tous nos concurrents sur le marché tunisien, où nos sommes très bien placés et nous sommes même leaders. Cette concurrence nous incite, en revanche, à développer nos offres et à améliorer la qualité de nos services par rapport à nos concurrents.


Le marché tunisien est, comme tous les autres marchés dans le monde, en pleine expansion dans le secteur des télécommunications, et c’est ce qui explique la concurrence importante qui existe entre les différents groupes qui y opèrent.


C’est, d’ailleurs, cette expansion et ce développement très rapides qu’enregistre le secteur des télécommunications, qui nous oblige à avoir une capacité d’adaptation rapide avec cette évolution et à améliorer notre capacité d’innovation.


Notre objectif est de confirmer vraiment notre place de leader sur le marché tunisien, et pour cela, nous sommes appelés à être capables d’innover et d’apporter une valeur ajoutée pour nos clients.


 


Vous avez parlé de vos objectifs, mais que pensez-vous du marché tunisien, connu pour sa petite taille ?


Comme je vous ai dit, le marché tunisien connaît depuis quelque temps une croissance remarquable dans le secteur des télécommunications. Ce marché dispose toujours d’un potentiel de développement très important, indépendamment de sa taille.


Je crois que les années prochaines connaîtraient encore une croissance très rapide du secteur en Tunisie, d’autant que le 11ème Plan s’est fixé des objectifs très ambitieux pour ce secteur. Il ne faut pas oublier que la prochaine étape devrait enregistrer l’entrée de nouveaux opérateurs dans le secteur, et aussi le lancement de certains nouveaux services développés technologiquement, ce qui représente un marché potentiel pour notre groupe.


 


Avez-vous l’intention de financer certains projets dans la recherche et le développement en Tunisie ?


Il faut noter là que le groupe Nokia Siemens Networking est presque une école dont l’un des objectifs est de former de nouvelles compétences dans le secteur. On a, donc, un centre de formation basé à Tunis, et on dispose aussi de pas mal de programmes de coopération avec certains établissements de recherche en Tunisie, notamment la Subcom.


Notre rôle n’est pas de financer les projets, mais de contribuer à la formation et à l’exportation même des compétences tunisiennes dans le domaine du networking et des télécommunications.


 


Quels sont les principaux axes de la stratégie de développement du groupe à l’échelle internationale ?


Notre stratégie globale prévoit d’atteindre un objectif de 5 milliards de personnes connectées dans le monde à l’horizon de 2015, dont 1 milliard en Afrique et au Moyen-Orient.


Je crois que nous disposons d’une expérience remarquable qui nous permettra d’atteindre cet objectif ambitieux.


 

Entretien conduit par Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com