Publication: L’artisanat dans toute sa splendeur





Un magazine pour sonder le pouls du domaine de l’artisanat, c’est bien l’objet de «Informations sur l’artisanat», la revue de l’Office National de l’Artisanat qui nous propose un numéro 2 splendide.


 


Comment se porte le secteur de l’artisanat. La réponse, on pourrait aller la chercher désormais dans «Informations sur l’artisanat» créé à l’heureuse initiative de l’ONA. En véritable kaléidoscope du monde de l’artisanat dans notre pays, le magazine offre le luxe de plonger en pleine actualité et d’y méditer l’image renvoyée notre art d’antan.


Le magazine n’a rien à envier aux publications du genre autant au niveau du contenu que de l’habillage.


Cela donne envie d’en savoir plus sur le secret de la beauté de nos tenues traditionnelles, de nos bijoux qui servent d'atours pour nos femmes. Ça sent bon l’odeur de l’authenticité. Car le magazine parle de nous-mêmes. Cette part de notre identité qui semble s’effriter au contact de la modernité.


Dans ce deuxième numéro du mois d’octobre, on lit, ravis, un article sur le corail de Tabarka. Même si le sujet revient à chaque fois comme un leitmotiv, il est toujours bon de le rappeler, notamment aux générations montantes en mal d’émerveillement.


On lit pour en savoir plus sur le secret des effluves et les belles senteurs du corail rendu, par l’ingéniosité de nos aïeux, un produit de beauté par excellence. L’invitation est donnée aussi à aller voir du côté de l’atelier de Olfa Béji, de quoi il retourne en matière d’innovation dans les tenues traditionnelles. Dans une interview consacrée à la créatrice, on apprend que ce domaine ancré dans la tradition ne lésine pas sur les moyens et l’effort pour être au diapason de la modernité.


Cela est reflété aussi par d’autres articles qui brossent le tableau riche de «la mode» traditionnelle. Des tenues revues au goût du jour en vue d’être portées sans problèmes dans nos fêtes… On ne peut que s’enorgueillir! Que pensez-vous d’une échappée belle du côté de Khniss. Là-bas on pourrait aller à la rencontre de nos créateurs ingénieux du «Hsir» (natte), notamment et M. Rafik Tastouri qui a à son actif un demi-siècle d’expérience dans le domaine. Le prix qu’il a reçu lors du festival de nattes à Khniss est bien mérité.


Le magazine, publié dans la langue arabe, comporte aussi quelques écrits en français. On y lit «L’argile tatouée», un article d’analyse signé par Essia Arous, une enseignante à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Tunis.


La spécialiste nous parle de la poterie modelée et peinte dite «berbère» que l’on trouve du côté de Sejnane. Elle nous montre, exemples à l’appui, que cet art est unique car il préserve les mêmes éléments fondamentaux que ceux de la poterie antique… Voyage au «ventre du monde d’où vient et naît la vie».


 


Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com