Humeurs et clameurs : Le «Haj», apprêté d’un faux habillage






Après l’exaltation, la griserie et l’exultation fièrement ressenties sous un ciel cairote constellé d’une seule et unique Etoile, la Sahélienne, la Tunisienne, une virevoltante embardée fut faite quarante-huit heures plus tard qui nous projeta dans le train-train dormitif de la compétition locale. Avec son lot d’écœurantes jérémiades.


 


Tout a versé ce vendredi-là dans le féerique, le surnaturel et le magique : les gladiateurs sur le terrain, les supporters à l’entrée du stade (quel moment fort et poignant la reprise à l'unisson de l’hymne national, moment au cours duquel tous les Tunisiens ont dû vibrer dans un élan d’indicible communion !) ou dans les travées de l’arène, et même les animateurs de la chaîne privée Hannibal, à la lumière de leur «duel» gagné haut la main, un duel marqué du label de cartel, lancé à leurs homologues égyptiens de «Moderne Sport». Toutefois, il y eut un petit bémol, une malencontreuse et regrettable dissonance, à savoir le geste (involontairement capté par la caméra) de Moez Ben Gharbia pour commenter l’exubérance comportementale de Moncef Ben Saïd. C’est que l’insinuation sémantique cadre très mal avec le statut de «haj» de l’homme et lui porte gravement atteinte. Nous sommes néanmoins convaincus que ce geste doit être mis sur le compte de la plaisanterie et du badinage et qu’il ne doit pas dépasser ces limites. Même s’il trahit une condamnable frivolité de son auteur.


 


Rhouma : Excès de zèle ou manœuvre dilatoire ?


En se comportant comme un zélé encore à ses premiers balbutiements, le président du SG a beaucoup perdu de son crédit. Le motif pour lequel il est sorti de ses gonds ne mérite nullement une réaction aussi musclée et aussi triviale à l’encontre de Ahmed Mghirbi. D’abord, il y a eu méprise sur le règlement, car la main courante dont le responsable stadiste était interdit n’inclut pas les vestiaires et ensuite un minimum de tact de la part du président gabésien concernant le trajet à emprunter par le dirigeant stadiste pour regagner les vestiaires  aurait dû  être de mise. A moins que cette réaction impétueuse ne trahisse la volonté délibérée du président gabésien d’empêcher Mghirbi de prodiguer des consignes précieuses et porteuses aux joueurs pendant la pause.


Cette manœuvre aurait été de bonne guerre, si la manière avait été élégante et subtile.


Et si le behaviorisme s’avérait une science exacte...


 

Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com