Younès Chalabi : Adieu les beaux sourires !






Une nouvelle étoile s’est éteinte au début de cette semaine dans le ciel culturel arabe. Après Ahmed Zaki, «Madrasset al mochaghibine» a perdu un autre élève. Younès Chalabi est parti, ne laissant derrière lui que des souvenirs et de beaux sourires.


 


L’humour spontané et le talent affûté, le disciple de «Madrasset al mochaghibine» a réussi à se frayer son chemin, d’être ce faiseur de bonheur. Et qui peut oublier sa prestation magnifique sur les bancs de cette drôle d’école ? Un grand rôle aux côtés des talents indiscutables de Adel Imam, Saïd Saleh, Souhir Babli, Mustapha Hassan et Feu Ahmed Zaki qui a marqué ses débuts et a annoncé la grande naissance d’un Chalabi qui sait dénicher le rire. Un rire naturel des bouches du grand public, des intellectuels et de la masse.


Younès Chalabi a quitté notre monde suite à une longue maladie cardio-vasculaire qui l’a fatigué durant huit ans. Huit ans de souffrance et d’absence de la scène artistique, ce grand comédien est resté toujours gravé dans les mémoires à cette ère où tout est banalisé.


C’est le repos pour un artiste hors pair qui s’est donné corps et âme à son art après une carrière couronnée de succès qui a commencé dans le cadre du théâtre scolaire. Une réussite qui a ponctué ses films, pièces de théâtre et feuilletons et qui lui a permis d’évoluer et de gagner le respect des critiques et du public. «Madrasset al mochaghibine», «El Iyal kibret», «Un homme à la prison des femmes», «Nos enfants à London» et d’autres œuvres télévisées, théâtrales et cinématographiques ont bien servis ce comédien et lui ont permis d’exposer son talent. Younès Chalabi est parti, mais son art reste cette lumière qui éclaire nos cieux et efface nos peines.


 


I.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com