Bagdad-Une patrouille américaine visée, quatre GI’s tués : Journée noire pour les Américains






Le Quotidien-Agences


Deux civils et un soldat américain ont été tués hier au centre de Bagdad dans une attaque visant une patrouille américaine près de la "zone verte", secteur fortifié de la capitale irakienne, selon des responsables irakiens de la sécurité.


"Deux passants ont été tués et trois ont été blessés par un engin piégé qui  explosé au passage d'une patrouille américaine", ont indiqué deux sources irakiennes des services de sécurité.


Deux véhicules blindés américains Strykers ont été endommagés, dont l'un fortement, a constaté un journaliste de l'AFP.


"Je peux confirmer que des forces de la coalition ont été attaquées ce matin par un engin piégé près d'une entrée de la zone internationale", a confirmé un porte-parole du commandement américain.


"Deux autres entrées (de la zone verte) ont été temporairement fermées après l'incident, mais ont depuis été rouvertes", a-t-il ajouté, confirmant qu’un soldat américain a été tué.


La déflagration a secoué, vers 08H10 (05H10 GMT), ce secteur, qui a été immédiatement bouclé par les forces de sécurité irakiennes et par des unités américaines. Elle a été suffisamment forte pour faire trembler les portes et les fenêtres de bâtiments distants de plusieurs centaines de mètres.


L’attaque s'est produite à quelques dizaines de mètres d'une des entrées principales de la "zone verte" qui abrite notamment l'ambassade des Etats-Unis et les institutions irakiennes, à une heure où les employés se pressent vers leurs bureaux.


Les dernières semaines ont été marquées par une baisse de la violence à Bagdad, notamment dans ce secteur entouré de hauts murs de protection et gardés par des postes de contrôle.


Auparavant le commandement américain avait annoncé la mort de trois soldats américains tués dans deux attaques d'insurgés dans le nord de l'Irak. Un soldat a été tué hier lors d'une opération près de la ville de Mossoul, et, la veille, deux soldats ont été tués par une explosion dans la province de Diyala.


Quatre militaires ont été blessés dans cet incident.


Au moins 856 GI's ont été tués depuis le début 2007, d'ores et déjà l'année la plus meurtrière pour l'armée américaine depuis 2003.


 


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* Les troubles mentaux des GI’s revenant d'Irak sous-estimés


 


Le Quotidien-Agences


Les problèmes psychologiques affectant les soldats américains sont largement sous-estimés lors du premier examen médical effectué dès leur retour d'Irak aux Etats-Unis. C'est ce que révèle une étude  du service de psychiatrie et de neurologie de l'Institut Walter Reed de l'armée, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) hier.


Ces travaux démontrent que les soldats font part de davantage de problèmes mentaux – états de stress post-traumatique, dépressions graves ou abus d'alcool –, lors de la deuxième évaluation faite de trois à six mois après leur retour. Sur les 88 235 combattants examinés, 3 925 prescriptions de soins psychiatriques (4,4 % des cas) ont été délivrées lors du premier examen médical, et 10 288 (11,7 %) lors d'examens effectués plusieurs mois après. Un autre chiffre est encore plus frappant  : au total, ce sont 20,3 % des soldats d'active et 42,4 % de ceux appartenant aux unités de réserve qui sont diagnostiqués comme souffrant de problèmes mentaux liés à leur expérience de combat en Irak.


L'évolution de ces troubles se manifeste par la fréquence des conflits relationnels, notamment familiaux, multipliée par quatre entre le premier et le deuxième examen médical. Très fréquemment, les anciens combattants en Irak font aussi part de problèmes d'alcoolisme mais très peu se sont vu prescrire des traitements.


L’étude souligne par ailleurs que les résultats de cette recherche montre l'importance pour le système de soins militaire de disposer de davantage de ressources afin d'intervenir plus tôt.


Un groupe d'enquête nommé par le Congrès a récemment conclu que le système de soin du département de la défense souffrait d'un manque chronique de personnel et était doté d'un budget insuffisant.


 


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* Talabani : La crise entre la Turquie et le PKK en voie d'être réglée


 


Le Quotidien-Agences


Le président irakien Jalal Talabani estime que la crise avec la Turquie sur la question des rebelles kurdes est en passe d'être "réglée", écartant l'éventualité d'une "invasion" turque du Kurdistan irakien, dans un entretien paru dans la presse égyptienne hier.


"Je crois qu'il n'y a pas de danger d'une invasion turque du Kurdistan", région du nord de l'Irak où sont retranchés des centaines de combattants kurdes, a affirmé Talabani au quotidien gouvernemental Al Ahram.


Selon lui, la rencontre entre le président américain George W. Bush et le Premier ministre tuc Recep Tayyip Erdogan le 6 novembre à Washington a "réduit la tension".


La Turquie menace d'intervenir militairement au Kurdistan irakien contre les camps du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui utilise cette région comme base arrière pour des opérations dans le sud-est anatolien, peuplée majoritairement de Kurdes.


La crise "turco-kurde" est sur "le point d'être réglée", poursuit Talabani, un Kurde, ajoutant que la délégation irakienne à la conférence ministérielle d'Istanbul, début novembre, a "convaincu" les responsables turcs que "le gouvernement irakien fait preuve d'animosité envers le PKK qui se trouve de manière illégitime dans le nord de l'Irak".


Le président irakien salue également la politique iranienne envers l'Irak, notamment la position de Téhéran concernant la crise des rebelles kurdes.


"La position de l'Iran était bonne car ils ont appelé à un règlement politique" de la situation, affirme-t-il.


"Il n'est pas vrai que l'Iran ait une quelconque influence en Irak. Par le passé, l'Iran appuyait l'armée de Mehdi (milice du leader radical chiîte Moqtada Sadr, ndlr) et certaines milices (chiîtes) mais à présent l'Iran s'abstient de le faire et nous aide ainsi beaucoup", poursuit-il.


Talabani rappelle cependant que Bagdad a rejeté à Istanbul un plan proposé par Téhéran visant à rétablir la sécurité en Irak.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com