Lutte contre le terrorisme: Place à l’action multilatérale





Quelles alternatives se présentent à l’humanité pour venir à bout du terrorisme ? Que faut-il faire pour tarir les sources de ce terrible fléau qui fait peser une lourde menace sur la paix et la stabilité dans le monde ? Le seul recours à la force ayant révélé ses limites l’impératif d’adopter une nouvelle approche participative pour lutter contre le fondamentalisme, s’impose aujourd’hui comme une nécessité urgente. C’est du moins l’avis d’éminents conférenciers qui participent à la rencontre internationale sur le terrorisme qui se tient dans nos murs depuis quelques jours.


 


* Dossier réalisé par: Chokri BACCOUCHE, Lotfi TOUATI, Walid KHÉFIFI, Hassan GHÉDIRI


 


Sans avoir à recourir forcément à un sondage d’opinion savant, tout le monde s’accorde à penser aujourd’hui que le seul recours à la force ne peut en aucun cas constituer une parade efficace pour venir à bout du sacro-saint phénomène du terrorisme. Les tragiques événements survenus ces dernières années dans de nombreuses régions de la planète confirment d’ailleurs de manière éclatante ce terrible constat. Dans ce registre qui obnubile les esprits aux quatre coins de la planète, les langues se délient de plus en plus. Chacun y va de sa propre analyse de la situation et tous tombent d’accord: malgré les moyens colossaux et la logistique militaro-diplomatique impressionnante qu’ils ont consentis, les Etats-Unis sont loin d’avoir le dernier mot dans leur quête désespérée pour venir à bout de la nébuleuse terroriste.


Dans leur analyse des faits, les observateurs avertis imputent d’ailleurs ce fiasco, du reste attendu, à une ribambelle d’erreurs stratégiques commises par l’administration américaine qui a pêché par trop de légèreté, diront  certains, dans le traitement de cette question épineuse. Meurtrie dans sa chair suite aux tragiques événements du 11 septembre 2001, l’Amérique a déclenché une expédition militaire titanesque pour chasser jusque dans son antre afghan l’ogre terroriste. L’Afghanistan, première étape de cette guerre, a permis aux USA de gagner sympathie et compassion exprimées à leur égard par l’ensemble de la communauté des nations. Mais la guerre en Irak lancée sous des prétextes fallacieux et classée par Washington dans le même rayon, a fait voler en éclats ce précieux capital, alimentant des suspicions logiques et légitimes quant aux motivations réelles de cette intervention militaire  musclée. L’absence d’armes  de destruction massive en Irak n’a fait d’ailleurs que corroborer les thèses d’une invasion aux relents vindicatifs d’un pays souverain à des fins bassement hégémoniques et stratégiques. S’en sont suivis d’ailleurs des dérapages indescriptibles. Des âmes en peine servant des intérêts occultes mais connus de tous et qui prônent le clash des civilisations, ont vite fait de s’engouffrer dans cette brèche providentielle pour diaboliser sans ménagement l’Islam et les musulmans. Cette sordide cabale d’une violence inouïe lancée à l’encontre de l’Islam — une religion qui prône pourtant le juste milieu, la paix, le dialogue et la tolérance entre les cultures, les peuples et les nations — a généré un climat de tension  extrême, unique dans les annales de l’histoire et apporté de l’eau au  moulin de la xénophobie, l’intolérance  et le rejet de l’autre. Traités comme des parias dans des pays qui se veulent pourtant les champions en matière de droits de l’homme et de démocratie, les musulmans expatriés ont souffert le martyre, victimes de sombres pratiques qui ne sont pas sans rappeler les tristes temps de l’inquisition.


Ne nous étonnons pas outre mesure d’ailleurs si les extrémistes des deux camps ont pleinement profité de cette situation abracadabrante pour raviver les rancœurs et les sentiments de haine et attiser la discorde entre l’Orient et l’Occident.


Il faut dire aussi que si la guerre contre le terrorisme a connu un flop sur toute la ligne, c’est bel et bien parce qu’on a occulté, peu ou prou, les raisons profondes qui en constituent un véritable terreau fertile, à savoir la pauvreté, la marginalisation, l’ignorance et l’isolement. Les déshérités, laissés pour compte à l’heure de la mondialisation et de la révolution technologique qui abolit les frontières, finissent fatalement par tomber comme un fruit mûr dans l’escarcelle de l’extrémisme et du fanatisme.


Que faire pour contrer l’avancée inexorable du terrorisme qui reprend du poil de la bête et fait peser une lourde menace sur la paix et la stabilité dans le monde?


Quelles sont les alternatives devant permettre à l’humanité de circonscrire ce terrible danger? En un mot, comment procéder pour remettre bon ordre dans le jardin international? Ces questions d’une brûlante actualité s’imposent aujourd’hui d’elles-mêmes et interpellent l’ensemble de la communauté internationale, partant de l’évidence qu’aucun pays n’est à l’abri du fondamentalisme qui n’est point propre du reste à une civilisation, une religion ou une nation.


Ces interrogations qui revêtent une importance capitale pour l’avenir de l’humanité sont, justement, au cœur de la conférence internationale sur le terrorisme qui se tient à Tunis depuis quelques jours. Le discours prononcé à cette occasion par le Président Ben Ali retient particulièrement l’attention par sa teneur et sa profondeur.


Il véhicule nombre d’idées forces d’une objectivité limpide et met en exergue les éléments d’une solution pragmatique au problème du terrorisme.


Celle-ci passe en effet par la lutte d’abord contre les préjugés et la diabolisation de l’Islam qui a créé une psychose injuste et injustifiée.


Il s’agit également et surtout d’éliminer les causes qui sont à l’origine de l’apparition du terrorisme et des conditions qui favorisent son expansion. «Cela suppose une amélioration et une promotion de la vie quotidienne des personnes à travers le développement de l’éducation et de la culture, l’amélioration de la condition de la femme et de la situation de la jeunesse, la promotion de la protection des droits de l’homme, l’élargissement des domaines de la concertation et de la participation et la lutte contre la pauvreté». Tout aussi important, l’impératif de rétablir les ponts ébréchés entre l’Orient et l’Occident par la mise en place d’un dialogue constructif et fécond qui tient compte des spécificités culturelles des uns et des autres dans le cadre d’une approche participative, banissant les décisions léonines et la politique du fait accompli.


S’agissant d’un problème universel, l’éradication du terrorisme requiert en fait une solution multilatérale qui implique nécessairement l’ensemble de la Communauté des nations. Les points de vue d’éminents conférenciers que nous avons recueillis dans le cadre de ce présent dossier, abondent d’ailleurs dans le même sens. En clair, il y a urgence aujourd’hui d’explorer la voie de la raison et du bon sens pour accroître les chances de se défaire du fléau du terrorisme et jeter les bases d’un nouvel ordre mondial où les cultures, les religions, les nations et les civilisations peuvent cohabiter, comme par le passé, de manière heureuse.


L’espoir est permis, pourvu que la raison l’emporte et que le discours soit suivi d’une méthode plus efficiente. Pour l’intérêt bien compris de l’ensemble de l’humanité et l’avenir des générations futures.


 


Chokri BACCOUCHE


 


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* Alberto Contaretti (Consultant auprès de l’Institut des Nations-Unies pour la recherche sur le crime interrégional et la justice pénale) : «Lutter contre les stéréotypes et les thèses simplificatrices»


 


«Le terrorisme est un phénomène planétaire qui ne peut, en aucun cas, être associé à une religion, à une doctrine ou à une ethnie quelconque.


La stratégie de lutte contre ce phénomène doit être globale, intégrant la lutte contre la pauvreté, le sous-développement et l’ignorance.


Il ne faudrait pas, pour ce faire, parler de guerre contre le terrorisme comme le font les Etats-Unis, mais plutôt de stratégie antiterroriste. Cette stratégie devrait notamment lutter contre les stéréotypes et les idées simplificatrices qui réduisent le terrorisme à des civilisations ou des populations données.


Il faudrait faire connaître les religions telles qu’elles sont loin des préjugés véhiculés par les médias. La stratégie devrait aussi avoir un volet culturel qui s’articule autour de l’encouragement du dialogue des cultures et de la lutte contre les extrémismes au Nord comme au Sud.


Des idées nouvelles devraient émaner de ce genre de rencontres internationales. Il ne faut pas, par ailleurs, oublier l’importance de la lutte contre les phénomènes qui font le lit du terrorisme avec en premier lieu la pauvreté et la marginalisation qui prévalent dans les pays du Sud».


 


W.K.


 


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* Brunson McKinley (DG de l’Organisation internationale pour les Migrations) : «Les USA ne sont pas sur le chemin de la victoire contre le terrorisme»


 


«Les Etats-Unis, porte-flambeau de la guerre contre le terrorisme, ne sont pas sur le chemin de la victoire. D’ailleurs, cette guerre contre le terrorisme est une fiction. La lutte contre ce phénomène qui ne peut pas être assimilé à une religion ou une civilisation donnée devrait passer en premier lieu par un combat contre les racines et les causes de ce phénomène.


En ce qui concerne l’action de notre organisation, elle s’articule essentiellement autour de campagnes visant à changer les attitudes xénophobes à l’égard des émigrés et la gestion du phénomène de la migration. Au Sud de l’Europe, pour ne citer que la région méditerranéenne, les attitudes à l’égard des migrants musulmans sont meilleures que celles qui existent au Nord et à l’Est du Vieux Continent.


C'est pourquoi, il faudrait lutter contre la «peur des images toutes faites» et des idées réductrices. L’OIM tente de prêcher les aspects positifs de l’émigration.


En Europe, il y a ce que j’appelle une «schizophrénie» au sujet de l’émigration. D’un côté, il y a des gens qui apprécient l’apport des émigrés et de l’autre une frange de la population qui estime que les émigrés sont à l’origine de tous les maux».


De par les liens qui existent entre la migration, notamment illégale ou clandestine et le terrorisme, il faudrait en quelque sorte «ventiler» les candidats à l’émigration. Par exemple, les Français ont le droit de recourir aux analyses ADN de manière «sélective» et justifiée mais si on généralise ces analyses, il s’agirait d’un certain manque de respect, voire d'une offense à toutes les populations des pays d’origine des émigrés.


 


W.K.


 


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* Faouzi Rassas (Directeur du Bureau de l’Organisation internationale pour les Migrations à Tunis) : « S’attaquer aux racines du mal… »


 


« Il est vrai qu’il existe un problème au niveau de la définition du terrorisme. Je pense ainsi qu’il demeure primordial de trouver une définition universelle de ce phénomène. Ce qui est fondamental dans la lutte contre le terrorisme consiste, à mon sens, à s’attaquer aux problèmes qui sont à l’origine de ce fléau. C’est à travers cette approche qu’il faut agir. Il faut s’attaquer aux racines de ce mal qui menace tout le monde, se manifestant dans la pauvreté, la ségrégation et l’injustice. C’est d’ailleurs dans ce même raisonnement que s’inscrivent les valeurs religieuses. La justice, la tolérance, la paix sont des principes que partagent toutes les civilisations et toutes les religions. L’intolérance qui nourrit l’intégrisme ne devrait donc en aucun cas être associée à la religion. L’Islam qui tend à être souvent associé au terrorisme, comme toutes les autres religions, n’a rien à voir avec le crime. L’intégrisme religieux n’est pas propre à l’Islam. L’appropriation de la religion pour justifier la violence peut se trouver dans des mouvements intégristes différents de l’Islam. La violence n’est jamais justifiable par la religion que ce soit dans l’Islam ou dans d’autres confessions. L’Islam est une religion qui se fonde sur la tolérance et le respect de l’être humain. La négation du droit de vivre à l’Autre est un acte contraire à la valeur même des religions.


En ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, je pense que les Etats-Unis d’Amérique comme tous les Etats ont le droit de s’attaquer aux menaces. Mais comme je l’ai déjà indiqué, cette lutte doit se faire dans le cadre d’une action universelle. L’action devrait s’attaquer aux causes du problème, car la force militaire ne saurait jamais résoudre le problème. La guerre contre le terrorisme doit s’inscrire dans une approche globale».


 


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* Georges Jabbour (Expert indépendant au sein du Conseil des N.U. pour les droits de l’homme) : « La résistance légitime n’est pas du terrorisme… »


 


«Il faut avant tout se mettre d’accord sur le fait qu’il n’existe aucune raison dans le monde qui donne à une partie le droit d’exercer la violence contre une autre partie. Mais il demeure indispensable de se mettre d’accord sur une définition du terrorisme. Il est donc impératif de faire la différence entre ce qui pourrait être considéré comme « violence justifiable » et « violence injustifiable ». La légitimité internationale accorde par exemple aux peuples le droit de résistance armée mais on voit que jusqu’ici on n’est pas toujours parvenu à différentier la résistance du terrorisme. Ce qui est regrettable, à mon sens, c’est l’inaptitude de l’Organisation des Nations Unies à qui revient la responsabilité d’élaborer une définition exacte du terrorisme de manière à le différentier de la résistance; une nécessité qui s’est avérée encore plus urgente depuis les attentats du 11 septembre. Car depuis cette date, la lutte contre le terrorisme s’est faite à travers une seule philosophie de guerre qui considère toute résistance légitime comme une forme de terrorisme.


Ce qui est inquiétant aujourd’hui c’est que les mêmes parties qui tendent à considérer la résistance comme étant une forme de terrorisme soutiennent en réalité  le terrorisme à travers l’appui à l’hégémonie d’Etat qu’exercent certains pays au nom de la participation à la guerre contre le terrorisme. Qui d’entre-nous n’est pas triste de voir tous ces milliers d’Irakiens tomber dans des attentats aveugles résultant d’une invasion au nom de la démocratie et de la guerre contre le terrorisme? La justice doit être la base de toute action destinée à éradiquer le terrorisme».


 


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* Mehdi Fathallah (Organisation de la Conférence Islamique) : « Pour une coordination internationale efficiente »


 


«L’OCI a toujours invité à traiter de manière plus sérieuse la question du terrorisme. Ce congrès qui se tient à Tunis constitue à cet effet le premier rendez-vous qui s’intéresse à ce sujet. La participation d’un nombre aussi important de responsables gouvernementaux, d’académiciens, de chercheurs et de représentants des organisations internationales augure, à mon avis, d’une nouvelle étape d’une coordination internationale efficiente et plus efficace dans le traitement du problème du terrorisme. Ce n’était pas certes une occasion pour trouver une définition pour le terrorisme mais il reste toujours très important de trouver un espace de dialogue et de réflexion sur la question. Le fait que la Tunisie abrite les travaux de ce congrès constitue en lui seul une opportunité pour observer de très près les secrets de l’expérience tunisienne qui a réussi à instaurer la justice sociale, économique et politique et à valoriser les droits de l’homme qui sont tous des valeurs sûres dans la prévention de la violence sous toutes ses formes. Le plus important dans le traitement du problème du terrorisme c’est de diagnostiquer les origines du mal pour s’attaquer à ses racines ».


  


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* Ousmane Ngom (ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur du Sénégal et Représentant du président Abdullah Wade) : «Il est inacceptable de lier le terrorisme à une religion»


 


«Le terrorisme constitue une menace pour la sécurité et la paix dans le monde. La Tunisie et le Sénégal ont pris conscience de ce phénomène et ont vu la nécessité d’y faire face. Le Sénégal rejette en bloc le terrorisme et reste convaincu qu’il importe de mener une lutte efficace et coordonnée et d’aller vers une conduite internationale.


Il reste cependant des divergences qui méritent d’être clarifiées.


Certains veulent profiter de la conjoncture internationale pour assimiler la terrorisme à une religion. Ce qui est inacceptable. D’autres saisissent l’occasion pour affaiblir l’Etat de droit.


La lutte contre le terrorisme doit être globale. Elle doit se faire sur les plans économique, social et politique. La misère, la malnutrition, les inégalités sociales doivent être combattues car elles risquent de conduire vers le terrorisme».


 


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* Khalida Toumi, (ministre algérienne de la Culture) : «Pour un dialogue sur la base d’un respect mutuel»


 


«Le terrorisme n’a pas de nationalité et ne reconnaît aucune valeur. Notre pays, l’Algérie, a souffert de ce fléau durant une décennie dans un silence horrible de la communauté internationale.


Seule une alliance internationale est en mesure de faire face à ce phénomène. Mais il faut connaître et traiter les causes qui poussent vers le terrorisme. Il nous appartient de définir clairement le terrorisme pour ne pas brouiller le concept.


Les peuples ont le droit à l’autodétermination et ont le droit de lutter contre l’occupation. Une définition inadéquate du terrorisme pourrait constituer un feu vert pour le massacre des peuples qui luttent pour leur indépendance en l’occurrence les Palestiniens.


Nous devons sur un autre plan poursuivre le dialogue avec les autres, sur la base toutefois d’un respect réciproque des différences. Le dialogue ne peut pas avoir lieu sous l’hégémonie. Peut-on exporter la démocratie et l’imposer par la force du canon ?


Ce qui se passe aujourd’hui en Irak peut-il être expliqué par une forme de démocratisation du pays ? Je ne le crois pas.


La démocratie doit être le couronnement de tout un processus économico-socio-politique interne».


 


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* Mohamed Hakimi (Représentant de l’Association islamique auprès de l’Alecso) : «Définissons d’abord le terrorisme»


 


«Il est important de définir le terrorisme avant de le combattre. Pour le moment, chacun le définit à sa manière selon ses besoins et ses préoccupations. Notre pays (La Libye) a été souvent taxé de soutenir à tort le terrorisme. Bien au contraire, nous avons été la cible d’agressions militaires.


Les Etats restent divergents sur l’appréhension du phénomène du terrorisme. La rencontre de Tunis constitue une opportunité de taille pour débattre de la question et sortir avec des conclusions et des résolutions utiles et efficaces pour faire face à ce phénomène».


 


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* Abdekrim Aloui Madghari (ancien ministre marocain des «Wakfs», Directeur général de «Baït Al Qods») : «On ne peut pas combattre un phénomène indéfini»


 


«La réunion de Tunis constitue une occasion propice pour débattre du problème du terrorisme et sortir ainsi avec les conclusions nécessaires.


Je dois noter cependant qu’il urge de définir le terrorisme pour pouvoir le combattre. En toute logique, nous ne pouvons pas combattre le terrorisme si nous ne parvenons pas à le définir comme il se doit. Nous risquons ainsi de confondre le terrorisme avec les luttes des peuples pour la libération de leurs territoires. J’insiste fermement pour l’établissement d’une différenciation claire entre ces deux aspects.


J’espère que nos travaux aboutissent à des conclusions positives. Il est important par ailleurs d’établir un lien entre la lutte contre le terrorisme et le développement socio-politique. Tous les efforts doivent être unis pour établir un plan commun pour la lutte contre le terrorisme».


 


Propos recueillis par Lotfi TOUATI


 


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* Veniamin Papov (représentant  de la Russie au sein de l’Organisation de la Conférence Islamique) : «Nécessité d’adopter une approche globale et concertée»


 


«Le terrorisme ne peut aucunement être combattu par une seule nation aussi puissante soit-elle. La lutte contre ce phénomène nécessite une alliance au niveau de la communauté internationale.


Ce genre de conférence est un grand pas en avant. C’est pour la première fois qu’un pays musulman abrite une conférence sur le terrorisme avec la participation de l’ONU et d'organisations islamiques (OCI,-ISESCO).


Ces rencontres sont très utiles pour rapprocher les points de vue entre les peuples sur la définition du terrorisme et les moyens d’enrayer sa progression.


Aucune religion ne peut être assimilée au terrorisme.


L’Islam  les autres religions monothéistes prônent le dialogue et le respect de l’Autre mais  ce sont des groupes d’extrémisme au nord comme au sud qui tentent de verser l’huile sur le feu de certaines  braises encore incandescentes due à des erreurs ou des provocations irréfléchies.


Raison pour laquelle, il faudrait adopter une approche globale basée sur le traitement préventif qui commence par la lutte contre les causes du terrorisme, notamment le rejet de l’Autre, la pauvreté et l’ignorance».


 


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com