Les Américains multiplient les plans de guerre : Il faut occuper l’Iran pendant 10 ans






Une frappe balistique américaine contre l'Iran serait un échec si les États-Unis ne sont pas prêts à occuper ce pays pendant au moins dix ans, a indiqué le diplomate américain Lawrence Wilkerson dans un rapport présenté au Congrès.


 


Le Quotidien-Agences


"Si nous ne sommes pas prêts à introduire assez de troupes en Iran, à écraser les centaines de milliers de partisans et à occuper le pays durant au moins 10 ans, le résultat (de notre frappe) sera un échec beaucoup plus important", a déclaré le colonel en retraite Wilkerson, ancien assistant et chef de l'appareil de l'ancien secrétaire d'Etat américain Colin Powell.


Le rapport présenté par Wilkerson aux auditions parlementaires consacrées aux éventuelles conséquences régionales et globales d'une opération américaine contre l'Iran porte sur deux scenarios de frappe militaire américaine avec l'utilisation d'avions décollant d'aérodromes terrestres et de porte-avions, ainsi que de petits commandos parachutés sur le sol iranien.


Selon le premier scenario, les États-Unis porteront une frappe moyenne pour détruire les ouvrages nucléaires iraniens. Le deuxième scénario prévoit une frappe plus importante appelée à anéantir les éléments clés de l'infrastructure iranienne - "chemins de fer, routes automobiles, aérodromes, réseau de transport d'électricité, gazoducs, systèmes de télécommunications, de gestion et de commandement, etc.".


"Le premier scénario ne fera que ramener le programme nucléaire iranien d'un ou deux ans en arrière, mais il peut aussi inciter les Iraniens à travailler 24 heures sur 24 pour rattraper leur retard comme ce fut le cas en Allemagne nazie après les bombardements stratégiques de la Seconde guerre mondiale", a noté l'ancien assistant de Colin Powell avant de rappeler que l'industrie allemande s'était même développée après les raids de l'aviation alliée.


Des frappes plus destructrices peuvent souder cette nation de plus de 70 millions d'âmes. Le nationalisme et la haine à l'égard des États-Unis seront des facteurs d'unification du peuple. L'Iran lancera "une guerre asymétrique" partout où les troupes américaines sont vulnérables, surtout en Irak, au Qatar, au Koweït et dans d'autres régions du Golfe", a conclu le diplomate.


 


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* Lui adressant une lettre : Ahmadinejad qualifie Sarkozy d’inexpérimenté


 


Le Quotidien-Agence


Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy, qu’il'a reçue lundi 12 novembre. Contacté par Le Monde, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a confirmé, hier, l'existence de cette missive, ajoutant que le texte ne fait que "réitérer la position connue de l'Iran" sur le dossier nucléaire.


Le ton de la lettre serait cependant, selon des sources diplomatiques, "acrimonieux", avec des "menaces voilées". Sarkozy y est qualifié de dirigeant "jeune et inexpérimenté", auquel Ahmadinejad se propose de prodiguer des conseils. La France et l'Iran, dit en substance le président iranien, ont des "relations historiques" et des "intérêts communs", notamment au Liban. Il serait dommage, commente  Ahmadinejad, de les réduire à néant.


Le président iranien réagit par ailleurs vivement à la proposition française de faire adopter des sanctions contre l'Iran au niveau de l'Union européenne, en dehors du processus des Nations unies. Cette approche, commente Ahmadinejad, est vouée à l'échec car ni l'Allemagne, ni l'Italie ne suivraient.


Les relations entre Paris et Téhéran se sont tendues depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, qui a durci la ligne diplomatique française, se rapprochant de la position américaine sur la question des sanctions financières pouvant être imposées à la République islamique.


Après une phase de contacts intensifs – voyages à Téhéran de l'émissaire Jean-Claude Cousseran, entretien à Paris en juin entre le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner et le négociateur iranien sur le nucléaire de l'époque Ali Larijani –, les relations entre les deux pays ont connu un net refroidissement.


Fin août, le président Nicolas Sarkozy parlait d'une "alternative catastrophique : la bombe iranienne, ou le bombardement de l'Iran". Mi-septembre, Bernard Kouchner évoquait la possibilité d'"une guerre" puis, début octobre, appelait ses homologues européens à répondre au "défi nucléaire" de Téhéran. "Nous ne pouvons pas attendre sans réagir face au fait accompli iranien. Il en va de notre responsabilité", avait souligné Kouchner, proposant de renforcer les pressions européennes sur l'Iran.


 


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* Rapport de l’AIEA sur le nucléaire iranien : Washington veut plus de sanctions, Paris et Londres plus d'efforts


 


Paris-AFP


Les Etats-Unis ont menacé l'Iran d'une troisième vague de sanctions après un rapport de l'AIEA jugeant "substantiels" mais "insuffisants" les progrès de Téhéran notamment sur l'enrichissement d'uranium, tout comme Londres et Paris qui ont demandé davantage d'efforts à l'Iran.


La Maison-Blanche a en particulier déploré que "contrairement aux décisions du Conseil de sécurité, l'Iran n'a pas suspendu ses activités relatives à l'enrichissement" d'uranium.


A propos du rapport publié avant-hier par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, Washington a estimé qu'il montrait "malheureusement clairement que l'Iran ne semble pas être intéressé à travailler avec le reste


du monde".


"L'Iran continue à prendre ses distances avec l'accord qui lui a été proposé", a ajouté  Dana Périno, en référence aux propositions politiques et économiques faites par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne en échange du gel de l'enrichissement d'uranium.


L'AIEA a estimé que l'Iran avait fait des "progrès substantiels" pour révéler la nature et l'étendue de son programme nucléaire controversé mais que


cela restait "insuffisant".


Paris a aussi appelé une nouvelle fois l'Iran à suspendre ses activités nucléaires sensibles et à "à répondre sans délai à l'ensemble des demandes de la communauté internationale".


Londres a eu une réaction similaire à Paris, le Foreign Office estimant que l'Iran n'avait "toujours pas répondu à certaines questions" sur son programme nucléaire, et menaçant Téhéran de nouvelles sanctions faute de progrès d'ici fin novembre.


 


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* Israël déçu


 


Israel s'est dit déçu hier que le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'ait pas "exposé" l'ambition de Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.


"Ce rapport omet d'exposer les intentions du (président iranien Mahmoud) Ahmadinejad qui sont bien connues de l'AIEA et de son président Mohamed ElBaradei", a déclaré  le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Mjalli Wahbeh.


"ElBaradei réalise que la coopération de l'Iran est sélective et il sait que l'Iran veut continuer à enrichir de l'uranium", a-t-il ajouté.

"Tout délai supplémentaire accordé par la communauté internationale à l'Iran lui donnera plus de temps pour développer une bombe. La communauté internationale doit agir pour contraindre l'Iran à arrêter son programme (nucléaire) et à se plier aux résolutions du Conseil de sécurité", a-t-il poursuivi.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com