4ème jour de grève des transports en France: Toujours de fortes perturbations






Le Quotidien-Agences


La grève dans les transports se poursuivait hier en France pour la quatrième journée avec encore de grosses perturbations du trafic, le noyau dur des militants restant sur ses positions alors que le pouvoir mise sur l'essouflement du mouvement contre la réforme des retraites.


Malgré un taux de grévistes qui a diminué de moitié depuis mercredi, à un peu plus de 30% des cheminots et 23% des employés des transports parisiens, le trafic restait très perturbé dans tout le pays.


Environ 180 TGV (trains à grande vitesse) seulement étaient en circulation contre 500 habituellement, et 250 étaient prévus dimanche. 40% des liaisons en province étaient assurées, et le trafic des trains de banlieue parisienne était très réduit, selon la SNCF (chemins de fer).


A Paris, le fonctionnement du métro restait très perturbé avec 1 métro sur 5 en moyenne sur l'ensemble des lignes, et environ 40% pour les bus et les tramways, a indiqué une porte-parole de la RATP (transports parisiens).


Seul un syndicat, la CFDT-cheminots, a appelé à la reprise du travail dans les chemins de fer, six autres syndicats, dont la CGT, majoritaire, ayant appelé à poursuivre le mouvement, témoignant d'une impasse dans le dialogue avec les autorités et ouvrant la perspective d'une jonction avec la grève des fonctionnaires prévue mardi.


Dans l'espoir d'"accélérer la sortie du conflit", la direction de la SNCF a envoyé aux syndicats un document proposant d'ouvrir des négociations dès mercredi sur les modalités de la réforme des régimes spéciaux de retraites, dont bénéficient notamment les cheminots.


Mais hier matin, plusieurs syndicats avaient déjà opposé une fin de non recevoir à ces propositions, n'y voyant "rien de nouveau" par rapport à la première ouverture sur des négociations entreprise par entreprise, lancée mardi soir à la veille de la grève.


Jouant la pédale douce après les déclarations de fermeté de  Sarkozy et du gouvernement, le conseiller social de la présidence, Raymond Soubie, a assuré hier  que les autorités ne mettaient "absolument aucun préalable", notamment de reprise du travail, aux négociations.

La reprise du travail avait été exigée auparavant pour toute reprise de négociations. "On ne peut pas avoir et la grève et les négociations d'entreprise en même temps", avait jugé le ministre français du Travail Xavier Bertrand.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com